vendredi 7 mai 2010

HHhH

C'est effectivement un premier roman épatant. Il a réussi à me faire rire et la position du romancier relatant un fait historique est très intéressante. Rien à voir avec l'ouvrage de Haenel (Yan Karski) pâle copie de tout ce qu'on put faire d'autres, trop pédant à mon goût. Rien à voir non plus avec le pensum les "bienveillantes". Laurent Binet donne le sentiment de ne pas se prendre trop au sérieux, il ne cherche pas à nous faire la leçon ni la morale, mais il élabore un récit riche, très renseigné scientifiquement et passionnant. Il réussit à créer une ambiance autour de trois points de vue, celui de l'historien, du romancier et de l'autobiographe. 
En plus, et sans vouloir en rajouter sur mon voyage en République tchèque,  l'assassinat de Heydrich dont il est question se passe à Prague. Ce fut donc un excellent roman pour occuper les longues heures de car et me mettre dans l'ambiance.

mercredi 31 mars 2010

Steinbeck et Harrison

Dans ma petite librairie préférée, j'ai acheté en livre de poche un ouvrage de John Steinbeck, Il était une fois une guerre.... Voilà très longtemps que je n'avais pas lu de livre de cet auteur que j'avais adoré étant adolescente : Des souris et des hommes (1937) et surtout A l'est d'Eden (1952). Je n'ai rien lu d'autres de lui.
Tout m'incitait à acheter ce petit bouquin: le souvenir de mes lectures de jeunesse, la couverture qui présente une photographie de GI'S débarquant à Salerne en 1943 et, depuis plusieurs semaines, l'absence d'ouvrage qui prend les tripes et que vous ne pouvez plus lâcher. Je suis saturée de polars nordiques et trop de livres récents sont fades, mal écrits, tellement ennuyant que je m'endors aussitôt dès les premières lignes.
Renouer avec la littérature américaine pourquoi pas!
Les dépêches du correspondant de guerre John Steinbeck pour le New York Herald Tribune en 1943 sont de courts articles écrits à la hâte ou téléphonés par-delà l'océan. Ils relatent la vie très largement édulcorée et censurée des soldats en Angleterre, en Afrique et sur le front italien. Ils entrent en résonance avec tous les documentaires, tous les films et toutes les photographies que l'on a pu voir concernant la seconde guerre mondiale. Conscient du rôle qu'il joue pour le front intérieur, Steinbeck évite toutes les horreurs insensées et met l'accent sur l'oubli de soi, l'héroïsme, l'intelligence et la bonté, l'objectif étant de taire aux yeux de l'arrière ce qu'était réellement la guerre. Pour l'auteur qui rédige la préface en 1958 alors qu'il se décide à les publier, il s'agit de "contes de souvenirs confus de temps à jamais révolus...". J'ai particulièrement aimé ce qu'il raconte concernant l'Afrique du Nord ou l'Italie, les descriptions qu'il fait de l'attente des pilotes avant de partir en expédition au dessus des villes allemandes, les débarquements sur les plages de Sicile, la reddition des Italiens.

Je poursuis avec le dernier ouvrage de Jim Harrison dont je suis fan et pour le moment pas du tout déçue bien que les états d'âme d'un vieux de 60 balais me soient étrangers. Je vous en dirai plus à la fin de son "road movie" ...

mardi 16 mars 2010

Le gourbi..

Mes amis sont des pros  de l'hésitation, du "entre les deux mon coeur balance", du "p't ben que oui, p't ben que non", du "oui pourquoi pas, mais non", du "je ne sais pas, j'hésite", du " tu crois, tu es sûr?", " du oui, mfff, oui, en fait non", des décisions qui prennent des heures, qui une fois qu'elles sont prises sont changées, et ça c'est génial!
Ben oui quoi, quand on ne vit pas avec, c'est fabuleux et super rigolo...(J'en connais un qui tranche plutôt dans la minute, mais c'est pour changer six mois plus tard, le jardin, par exemple, est donc à géométrie variable)(1).

Ce sont aussi des pros du gourbi. Un gourbi c'est un lieu où tout traîne, où ils ont gardé les vieilles portes dégondées car elles ont une jolie moulure qui rappelle les fastes d'antan, les vieilles portes-fenêtres avec un jour de trois à quatre centimètres qui laissent passer les vents froids de l'hiver, les murs délabrés parce qu'ils ne savent pas quelle couleur et quelle texture choisir, la tommette super jolie autrefois qui a conservé quelques beaux restes mais que l'on devine à peine, le bas de plafond, la baignoire sabot et son évier écaillé, le sombre, le pas clair, le froid surtout en hiver, et le frais en été, le pan de mur dont on a gratté la vieille tapisserie il y a plusieurs mois sans achever le travail et le tout avec un joyeux bordel: la table à repasser qui trône au milieu de la pièce, la vieille chaise devant l'ordinateur dernier cri, le beau meuble à prix d'or et la planche à roulette du fiston, le vélo, les tonnes de papier cul en stock, le baril de lessive, les montagnes de linge en attente de repassage, la vieille poussette dont personne ne se sert mais "on ne sait jamais".
Le gourbissage (action de mettre en gourbi) est contagieux, ils ont un ailleurs où dort une magnifique  caravane pour jouer dedans ou dépanner quand on manque de places pour dormir, voir stocker les pots de peinture, les transats et les chaises de jardin. Et pourquoi pas pour commencer un dépotoir du plus bel effet! C'est le jeu des vases communicants, débarrasser la maison de tous les jours en délocalisant les encombrants!

C'est tout un art ..... mais ils ont le chic pour faire tout ça en un instant, ce sont des pros et c'est du grand art! Du très grand..... Chapeau bas! D'ailleurs je reçois à l'instant un témoignage édifiant: "une des vitres de la porte qui sépare mon gourbi en deux s'est brisée après un courant d'air, et  maintenant, à mon bureau, j'ai le plaisir d'avoir les conversations des filles et la musique de leur ordi dans les oreilles.  Bref, si je ne veux pas que cela dure 10 ans, soit je m'inscris à un cours de bricolage, soit je pète les 3 vitres restantes, qui ont d'ailleurs déjà été rescotchées par les anciens proprios il doit y avoir à peu près 25 ans. B. craquera peut être...Compte tenu de mon emploi du temps, j'envisage plutôt le deuxième solution (NB tout péter)".

Mais il y a dans la vie des choses plus importantes que le décor et le rangement! C'est vrai, on peut vivre en gourbi pour peu qu'il y ait une cheminée pour lire devant, un lit confortable, un chauffage minimum et la possibilité de prendre un bain (ben oui parce que quand ça caille, à moins de pousser la chaudière comme un forcené, le bain très chaud est une bonne solution pour se réchauffer avec un thé brûlant), le reste a somme toute peu d'importance!
(1) Aux dernières nouvelles, ils viennent avec nous en Roumanie après 4 mois d'hésitation. 

lundi 1 mars 2010

Merveilleuse Ariège


Un des grands plaisirs des vacances à la neige n'est pas de faire du ski. Ayant appris très tard ce sport de glisse, vers 20 ans, je ne suis pas très à l'aise. J'ai peur de la pente, j'ai peur d'aller trop vite, et maintenant, j'ai peur de me blesser et notamment de me bousiller un genou, de ne plus pouvoir courir. Ce serait vraiment ballot pour deux jours de glisse ne plus pouvoir galoper sur le chemin côtier!
Pourtant j'adore y aller en février car nous y faisons des randonnées. On ne s'encombre pas de raquettes, beaucoup trop lourdes à porter quand la neige a fondu en  vallée, et surtout quand un ou deux courageux font la trace à l'avant de la colonne! Il n'y a plus qu'à mettre ses pas dans les pas du compagnon de route!
Cette fois encore nous sommes montés à flanc de montagne pour les estives, le plus souvent dans les feuilles de l'automne. La neige arrive brutalement vers 1800m, lourde, humide, c'est une neige de printemps, déjà, aux grains qui se détachent et mouillent les croquenots en profondeur. 
Sur le plateau, le vent est froid, violent et le seul refuge est la cabane du berger préparée pour l'hiver par quelques afficionados qui savent que personne d'autres n'ira boire les deux ou trois bouteilles d'apéritif laissées pour les week-ends. Il y a la couche en bois et paille,  le stock de fagots et de bûchettes, tout ce qu'il faut pour griller les saucisses sans se brûler les doigts, il manque juste la moutarde! Faute! 
Les murs de notre modeste gîte ont été consolidés pour mieux passer l'hiver, les principaux trous ont été bouchés, laissant les petits faciliter la prise d'un feu de bois bienfaiteur, clair et vif, passé l'enfumage nécessaire et garanti. Rapporter des vêtements qui fleurent bon la fumée est la marque de fabrique de nos vacances à la montagne! Pour la nuit, il est préférable d'être équipé d'un très chaud sac de couchage car la température ne doit guère dépasser les 0° et il faut se protéger des insectes en tout genre qui profitent de la chaleur du feu pour se réveiller. 
La descente est sublime!
 
 

dimanche 10 janvier 2010

Via Appia Antiqua





Lorsque nous visitons une ville, nous aimons, si la durée du séjour le permet, sortir un peu afin de goûter à autre chose. En avril, nous avions quitté Florence  pour Arezzo. Cette fois-ci, il était question de quitter Rome pour Naples! C'était sans compter sur les visites familiales des Romains en ces jours de fêtes puisque les trains étaient pleins!

Cela étant, à Rome plusieurs solutions s'offrent au touriste, la villa d'Hadrien et la villa d'Este à Tivoli, le site d'Ostie ou la Via Appia Antica. Cette dernière solution présente l'avantage d'être à deux pas du centre. Il suffit de prendre le bus 218 via Ostienze et de s'arrêter aux catacombes. En plus coup de bol, ça devait être le seul site ouvert un 1er janvier! Bien sûr, gérées par le Vatican, les catacombes n'étaient pas ouvertes. Nous nous sommes donc cassés le nez, nous n'étions pas les seuls d'ailleurs, ce qui rassure un peu et  donne l'impression d'être moins cons! Cela dit, je voulais voir ça:

Et je n'ai pas vu!
En tout cas, ce que j'ai vu ne correspondait pas à mon imaginaire. J'ai vu ça :
Certes sur la photographie, ça se ressemble mais dans la réalité, c'est immense, très long et l'on se demande où cela mène, surtout un premier de l'an pluvieux.. Nous n'avons pas marché assez, la voie romantique à souhait se situe plus probablement au delà-de du tombeau de Cecilia Metella,  endroit  (cf photo ci-dessus) où nous avons fait demi-tour (petits joueurs).
Le retour nous posait aussi problème, comment reprendre le bus dans la bonne direction puisque l'aller est à sens unique? Nous l'avons joué "sauvages" genre abrutis et nous sommes montés dans le même bus qu'à l'aller vers le terminus, arguant du fait que de toute façon, il allait bien revenir dans le centre, que nous y serions au chaud, qu'on limiterait les kilomètres à pied à la recherche d'un hypothétique arrêt et qu'au moins, une fois dedans on était sûr de ne pas le rater! (Les jours fériés les bus ne courent pas les rues).
On a donc visité la campagne et le bus à son terminus s'est arrêté au fin fond d'un quartier tout pourri,  un no man's land fait de pavillons déserts et de hangars à l'abandon. Le chauffeur est parti avec son petit parapluie à la main façon Charlie Chaplin, pas trop fier, se retournant de temps en temps vu qu'il avait laissé  les clés sur le compteur! Les enfants ont bien sûr eu  la honte de leur vie compte tenu de la stupidité et de la ringardise crasse de leurs parents, mais on était seul de chez seul ce qui a permis de faire passer la pilule... Au bout d'un moment, ils en ont profité pour faire les singes sur les barres du bus, en se balançant accrochés aux poignées, ce qui représentait somme toute une expérience tout à fait nouvelle et infaisable en temps normal sous peine de se faire virer manu militari!
Au bout d'un quart d'heure, un nouveau chauffeur est arrivé, un autre bus s'est arrêté, tous ont conciliabulé se traitant de couillons et de fils de pute en rigolant! Puis nous sommes repartis à fond de train, 70 km/h,  sur les pavés de la via Appia Antica (limitée à 30 km/h).

jeudi 7 janvier 2010

Beurk, le pas bon plan de Rome


Traditionnellement, le repas du réveillon, Noël ou nouvel an, fait dans le raffinement, le rare, le précieux, le bon, la "lichouserie" comme on dit ici!
A Noël, j'ai plutôt raté mes repas, le foie gras fut quelconque, le chutney trop sucré, le mélange  gingembre/échalotes cramé pour les coquilles Saint-Jacques (on s'est rabattu sur le chutney raté, ce qui n'est pas du tout la même chose). Le lendemain, le chapon était trop gros, les chocolats ne se digéraient pas, bref, les dîner et déjeuner du 24 et  25 décembre ne m'ont pas laissé un souvenir inoubliable! Ce n'est pas l'avis de tous mais faire une gastro au moment de Noël n'incite guère à la "délectance".
Par contre, je ne suis pas prêt à oublier celui du 31..... Dès l'apéritif, j'aurais dû me méfier, deux seuls sortes d'entrée en matière, de grosses olives somme toute très quelconques et des tartines abondamment garnies d'une pâte rose, ressemblant de loin à du tarama sans le goût, agrémentée de petits cubes de tomates. Je me suis réservée attendant avec impatience le repas et son entrée/plat/fromage/dessert par souci il faut bien l'avouer de ne pas ajouter des kilos à une silhouette à faire pâlir d'envie Laetitia Casta!
Las! Il n'y avait pas d'entrée, que chti, que couic, nada, rien mais une très jolie daube dans sa marmite, aux énormes oignons et tomates rouges qui flottaient en surface, vraiment un très joli plat qui aurait largement mérité une photographie! Deux énormes purées,  faites maison,  de pommes de terre et céléri, d'une couleur étrangement jaune pisseux ou verdâtre accompagnaient ce plat très "festif" ....
C'était fait si gentiment et avec tellement de bonnes intentions que, ma foi, nous avons fait honneur à nos hôtes.... Enfin, on s'est largement servi mais j'ai eu du mal à avaler la première bouchée de viande,  filandreuse, sèche comme du papier mâché, une boule énorme que l'on tourne et on retourne plusieurs fois dans sa bouche façon hamster en se demandant si l'on va cracher discrètement ou si l'on va réussir à l'avaler d'un coup sans s'étouffer avec une lampée de vin rouge pour faire passer l'infâme goût de jus de chaussette qu'elle se secrète. Ouf! j'ai survécu puis j'ai chipoté ensuite sur les carottes, lâchement abandonné dans l'assiette les oignons et les morceaux de daube. Heureusement les purées juste mangeables permettaient de lester un estomac en attente.... Je passerai sur les fromages - je crois me souvenir qu'il y avait un gorgonzola entamé-  pour évoquer le gâteau!


C'était un gâteau italien,  une demi-bombe plus gros qu'un ballon de foot, un beau bébé sucré de trois kilos, à 70 euros acheté le soir même par nos soins dans un café-restaurant pâtisserie. C'est en courant que nous avons écumé le quartier afin de trouver l'adresse qui allait nous permettre de ne pas arriver les mains vides car dès 18h30 la majorité des magasins baissaient leur rideau. La vendeuse nous a suggéré cette magnifique oeuvre d'art culinaire marbrée de doré. Enfin elle allait pouvoir liquider le stock. Un magnifique gâteau, il faut bien le dire, à priori tout  chocolat que j'ai transporté dans le métro comme la prunelle de mes yeux, veillant à ne pas l'écraser contre les banquettes, le protégeant de la pluie et le maintenant horizontalement au fond de son sac, m'imaginant projetée par un coup de frein brutal sur le  pantalon de mon voisin, la chose s'écrabouillant sous le choc.
Il n'a pas explosé lorsqu'on y a planté le couteau ni exhalé d'odeur ni émis le moindre couinement salvateur, l'intérieur s'est alors révélé dans toute sa splendeur, une espèce de crème blanchâtre sans goût à la consistance mi meringue mi crème, légèrement congelée en son coeur et pour tout dire vomitive. Notre hôtesse avait elle-même commis une tarte au pavot abjecte, bourrative et j'ai dû faire passer la seule bouchée prise dans une assiette voisine avec un demi-verre d'eau! Ma part de gâteau italien est partie intégralement à la poubelle et le reste du gâteau probablement aussi une fois que nous avons franchi la porte de ce magnifique appartement romain!

Au final, je suis revenue d'Italie plus maigre qu'en partant, tandis qu'amis et collègues se plaignent d'avoir engrangé les kilos ou affichent une petite bedaine replette du plus belle effet!

mardi 5 janvier 2010

Rome: les bons plans

Pff! Ce n'est pas du jeu! Sameplayer m'a volé mon sujet de billet genre "guide du routard", celui que je voulais rédiger à mon retour de Rome! Tout le meilleur, il a pris, notamment  l'excellente adresse "l'eau vive"!


Rome au nouvel an, c'est à la fois une très bonne idée car l'Italien est en vacances, peu stressé et aimable, bon enfant, cordial, charmant mais c'est aussi une mauvaise idée car on subit la foule -certes très calme- et on ne peut guère profiter de l'ombre des cyprès! Difficile en plein hiver de se vautrer sur les bancs publics afin de mater le passant! Il n'en reste pas moins que ce fut un magnifique séjour!
L'hôtel.
Il y a trois ans nous avions opté pour un bed and breakfast bon marché (Il Covo) dans le quartier des Monti, vivant et authentique, proche des sites archéologiques. Les chambres pas toutes restaurées  étaient localisées dans des appartements  dispersés  autour de la Via del Boschetto. Le tenancier avait un côté mafieux et poilu, sûr de lui,  tandis que le  petit déjeuner servi sur un coin de table dans un café restait basique à "l'Italienne": un infâme café longo et son croissant poisseux de sucre, insuffisant pour affronter les kilomètres utiles à la découverte de la ville. Cette année, j'ai préféré le charme rupin du quartier proche des jardins de la villa Borghèse, tout aussi central (mais plus coûteux) à deux pas du métro, très calme quand l'hôtel ne se situe pas sur la via Veneto! Le problème à Rome, c'est effectivement le bruit des voitures et des scooters qui roulent à fond de train, celui des piétons qui déambulent en braillant une grande partie de la nuit. Le petit déjeuner y était consistant dans un cadre plaisant.
Les nourritures terrestres 
Pas facile à Rome de trouver des  lieux qui ne soient pas exclusivement réservés aux touristes et pas trop cher. Pour manger très correctement, tandis qu'en France on peut avoir un repas le midi pour 15 euros (restaurant les Halles à Concarneau par exemple ou l'Amiral), il faut compter plus de 30 à Rome (j'entends entrée/plat/dessert/café). Au début on abuse des pizzas et des pâtes puis lorsque l'occasion se présente, il est très agréable de tenter du Libanais ou une cuisine qui soit un mélange d'italien, de français, d'asiatique et d'africain comme chez les soeurs de l'eau vive sous le regard bienveillant de Sainte-Thérèse de Lisieux! Les adresses du routard sont tout à fait correctes mais galère à trouver et celles du site de Simon François sont prises d'assaut si on ne réserve pas! 
Par contre l'expresso comme le capuccino sont excellents et peu onéreux (y compris dans des lieux très chics comme Canova place Di Popolo) à condition de rester au comptoir! Je conseille vivement celui (o,80 cts d'euro) d'une des plus célèbres épiceries fines de Rome, Castroni, via Cola di Rienzo, près du Vatican. Les rayons sont garnis des produits les plus variés et des plus insolites, dans une atmosphère bruissante et conviviale.
Les nourritures spirituelles.
Les églises sont gratuites et très très nombreuses, elles cachent toutes des trésors absolus. Elles sont vivantes, tous les soirs des messes ou des neuvaines sont dites, les curés attendent le client pour la confession que l'on peut faire parfois dans toutes les langues! Difficile de dire qu'elle est ma préférée, j'aime Saint-Louis-aux-Français, Sainte-Marie du Trastevere ou Sainte Sabine sur l'Aventin. Par contre, le Vatican rentabilise à fond les oeuvres dont il est l'heureux propriétaire.  Pour approcher sa sainteté au plus près, je conseille vivement d'acheter ses billets sur internet (l'aide d'une précieuse amie bilingue est très utile toutefois) afin d'éviter les queues monstrueuses, qui se forment dès 8h, les 4 euros supplémentaires en valent largement la chandelle, un audioguide s'avère aussi très utile afin de profiter pleinement de la Chapelle Sixtine! Ne pas hésiter à y passer trois fois, la première dès l'ouverture pour bénéficier d'un calme relatif, la deuxième pour refaire le musée à pas tranquilles, la troisième afin de quitter le musée pour la basilique Saint-Pierre par l'escalier (uniquement réservé aux groupes avec guide autorisé ....mais on est en Italie et tout se tente ) au fond de la chapelle à droite.... On évite ainsi de sortir du Vatican, de longer les hauts murs protecteurs et de poireauter dans la longue file d'attente pour entrer dans le saint des saints. Ne pas oublier de toucher le pied de Saint-Pierre, ça porte sûrement bonheur vu que tout le monde le fait! Il était tellement usé la dernière fois qu'il a depuis été remplacé par un pied tout neuf qui semble moins efficace, j'ai donc touché les deux pieds, le premier plus authentique et le tout nouveau.
Pour le reste il n'y a que l'embarras du choix, on peut aisément éviter le palais du Quirinal où réside le président. Il fallait vraiment ne plus rien avoir à se mettre sous la dent pour tenter cette courte visite!
Emplettes 
La période des soldes débutait le 2 janvier et je dois avouer que ce fut un grand moment. Une marée humaine a envahi les rues dans lesquelles il était possible de se frayer un passage sans aucun stress, pas une boutique chic qui n'ait sa queue policée et patiente afin d'acquérir la paire de chaussures ou le petit pull cachemire à 50%! 

Pour nous qui voulions tenter une escapade à Naples (trains toutes les heures) ce ne fut pas possible car en s'y prenant  à la dernière minute, il ne reste pas de place ou à un prix exorbitant.... Là aussi il est préférable d'acheter depuis la France sur internet (italiarail.com) et suffisamment tôt à l'avance pour un trajet aller  Rome-Naples en une heure autour de 26 euros. La machine à tickets ne disait pas non plus s'il était possible de revenir le soir ..... mais ce fut l'occasion de discuter avec une habituée en planque  pour renseigner les touristes à l'aide de ses rudiments de français et certainement pas pour leur faire les poches bien qu'elle se soit  collée contre mon sac à dos! Que de vilaines pensées certains peuvent avoir! Comment peut-on avoir aussi peu  confiance en la nature humaine!

Prochain épisode: mon repas du nouvel an (qu'il est bon)!!!! 
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