mercredi 16 août 2017

Ma vie en tongs ou jour ordinaire à Moraira ...

Les habitudes sont rassurantes, apaisantes et contribuent le plus souvent à vider la tête, surtout lorsqu'elles prennent naissance sur un lieu de vacances idyllique...Soudain se dire que l'on n'a pas pensé!! Drôle de sensation d'une vie en tongs. 
Le rocher de Calpe vu de la plage du Portet 

Dix jours en Espagne, en 2016 puis en 2017, aux antipodes de mon voyage en Ecosse ou de la Bretagne, afin de sécher et vivre des vacances totalement différentes, qui font chaud dans tous les sens du terme! 
Je suis souvent allée en Espagne, la première fois était en 1972 avec mes parents à Llansa près de Figueras, puis 81, 85, la fin des années 90  de Madrid à l'Andalousie en passant par Sarragosse, Salamanque, Burgos ou Ségovie.
Nous avions fréquenté  la Costa Blanca lorsque les enfants étaient  petits, nous faisions farniente autour de la piscine d'une grande villa,  à Moraira puis à  Altea la blanche. De la mer on avait la vue, la couleur et la chaleur mais nous ne la touchions pas: trop salée, trop chaude, trop bondée, trop poussiéreuse, trop tout....
Pour ne pas s'y baigner,  nous évoquions alors une multitude de raisons: la foule, la chaleur sans ombre, la difficulté à se garer, la pénibilité à marcher sous le cagnard, la foule (toujours et surtout), la crainte des coups de soleil, le sable qui se faufile partout, la difficulté à surveiller les enfants, la peur qu'ils brûlent, le bruit, la Méditerranée polluée, le souvenir des après-midi d'ennui en Bretagne avec mes parents, l'inconfort des serviettes sous le parasol souvent inutile, des à-priori incontrôlables, de bonnes raisons sans aucun doute. 
Pourtant en Corse, j'avais aimé longer la côte par la mer,  en longues randonnées aquatiques avec masque et tuba, au départ d'une plage ratissée, très tôt le matin et tard le soir lorsque le soleil couchant faisait rougeoyer les rochers. Mais les enfants étaient grands, l'urbanisation préservée et réservée à quelques privilégiés. 
La mer, je l'avais chez moi, alors à quoi bon s'enquiquiner de contraintes qui me paraissaient insurmontables. (Je n'étais pas seule à décider).
Ces dix jours en 2016 furent pourtant très réparateurs et dépaysants et en 2017 finalement, j'ai remis le couvert.  je recycle avec bonheur un vieux brouillon jamais publié!
Allez en vacances à Moraira est propice  au farniente vautrée sur un transat ou un canapé un livre à la main. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu autant de livres en si peu de temps. J'ai fait le plein avec bonheur.
La liste des petits plaisirs est courte et simple.
Se lever après avoir baigné dans son jus toute la nuit sous les pales du ventilateur avec la certitude que même s'il pleut (la goutte froide aux eaux torrentielles qui ravinent le sable tout nouveau de la plage que les autorités locales auraient aimée plus large), on peut se promener en petite tenue très estivale, bannir le gilet! Squatter le canapé lorsque le soleil est au zénith, se coucher le soir en ayant toujours aussi chaud, ne connaître la fraîcheur qu'au supermarché Mercadona ou Pepe la Sal, randonner au masque tuba pendant plus d'une heure dans une mer d'une grande limpidité, mater les bancs de poissons, traquer les traces des soles sur le fond de la mer, guetter la raie ou la rascasse, le poulpe ou l'étoile de mer, rire et papoter en faisant la planche, se gaver de salades et de raisins, vivre au rythme des grandes tablées et des rassemblements sur la dalle du Portet, admirer sans se lasser le Penon de Ifach sur Calpe, goûter au Pim's de Fred, jouir des récits de D. qui a connu le Maroc et le port autrefois, ses barques au repos sur la plage et la criée  qui fut fermée l'année dernière.
Malgré les touristes venus de toute l'Europe, les tomates et les concombres de Hollande, l'uniformisation européenne générale, Moraira et le Portet restent une destination de choix, où les arbres plantés dans les années 70 et 80 cachent les maisons blanches aux toits de tuiles qui grimpent de plus en plus sur les collines.
Mais je n'irais pas jusqu'à dire comme Michel Hazananivicius dans le dernier ELLe qu'il s'agit d'un village de pécheurs préservé!!! Ouarf! 



lundi 14 août 2017

Trois petits tours et puis s'en vont...

Décidément, ce blog est bien vide mais pourquoi ne pas y consacrer quelques lignes aux plus belles randonnées de Bretagne sud ? Cette semaine, trois petits tours remarquables à expérimenter. 
Lesconil-Plobannalec

Le plus paisible, la boucle de Pont-Scorff pour la découverte du manoir de Saint-Urchaut: chemin parfaitement balisé, en jaune, très entretenu, je dirais presque jardiné, aménagé sur les marais, de façon à ne pas s'enliser dans la gadoue, des marches afin de grimper les pentes les plus ardues, avec très peu de goudron, souvent le long du Scorff, de la Scave ou de l'étang du Verger, ni trop court ni trop long (12km). Finir par une bière (ou deux) sur la place du village, historiquement bien conservée et charmante.  Le meilleur lien pour cette balade est ici.
Le Scorff

Vers la Scave 

La plus étonnante Doëlan-Le Pouldu, sur le chemin côtier, il est possible de faire une boucle mais  la lumière de la mer variant, qu'on aille du sud au nord ou du nord au sud, au dessus des falaises rocheuses, permet les aller-retour: découvrir au détour du chemin, les plages jaunes et or du Kerrou et de Bellangenet ici.
Le Pouldu, plage du Kerrou

La plus nature, la boucle terre-mer sur Lesconil, car elle n'est pas aussi léchée que celle sur la commune de Pont-Scorff, on chemine de chapelle en fontaine, de menhir en dolmen,  sur des routes goudronnées, souvent seuls et en plein soleil, mais elle est attachante car si peu fréquentée. L'arrivée sur les plages de Lesconil est sublime, une plongée dans les souvenirs des années 60-70 quand à perte de vue, il n'y avait que quelques parasols.
Lesconil-Plobannalec

vendredi 28 juillet 2017

Femme d'intérieur!

J'ai entendu récemment les expressions "femmes d'intérieur, femmes d'extérieur",  ... elles m'ont laissée dubitative....

Je visualise relativement bien ce que sont des plantes d'intérieur, en pot, importées des pays chauds qu'on peut difficilement mettre sur son balcon puisqu'elles craignent les pluies torrentielles et le froid. Je vois tous les jours les plantes d'extérieur, elles sont légion dans mon jardin, camélia, rhododendrons, hortensias, bruyères, orangers du Mexique, et même nénuphars et papyrus, ces dernières étant aussi des plantes d'eau!
Tout comme les plantes,  on aurait des femmes pour le dedans, des femmes en pot, des potiches tout juste bonnes à tenir le balai, la serpillère et les lingettes odorantes, et, des femmes pour le dehors, des filles de joie (?), des femmes qu'on arrose de temps en temps, qui résistent aux embruns, aux giboulées et aux frimas, des rudes, de rougeaudes, des brutes. 
J'imagine les premières comme de petits êtres fragiles, confinées dans leur salon, alanguies dans une chauffeuse, une couverture en laine des Pyrénées sur les genoux, tenant à peine entre deux doigts un mouchoir de soie en dentelle, les autres comme de lourdaudes paysannes au retour de la traite (des vaches) droites dans leurs bottes en caoutchouc couvertes de bouses et de paille, le seau à lait dans une main, l'autre tenant la fourche à fumier.
Je ne sais pas pourquoi mais l'expression laisse surgir l'image de la fermière chez qui nous allions chaque soir acheter le lait. Elle était assise sur son tabouret au pis de la vache à l'heure de la traite, dans sa blouse à carreaux délavée, protégée d'un tablier qui fut bleu. La queue balayait les mouches, au dessus du lait, grattait les croutes de bouse qui maculaient l'arrière-train. Une rigole de purin filait dans la cour vers le fumier où batifolaient les poules, leur coq et les canes.
La mère D. incarne la femme d'extérieur, tout comme ma mère que je n'ai jamais vue un plumeau à la main, encore moins briquer chaque jour la tommette de la cuisine.

L'expression ne serait-elle pas à  la mode, voilà deux fois que je l'entends sur l'air de " tu es beaucoup plus femme d'intérieur que moi"!
Parce que je fais peu d'heures au lycée? Car je ne cavale pas le soir après le boulot? Car je ne cours pas après les papillons, le week-end, quelque soit la météo?
Faut croire. 

jeudi 25 mai 2017

Ma virée en VTT

C'est décidé je me lance dans le VTT: pédaler au grand air, un week-end de plein été, à l'Ascension, par les petits chemins ombragés, rien de tel pour éprouver ma résistance à la pédale. 
Commune de Nevez, parcours 42 


9h bain, bain d'un matin prometteur 
9h15 douche 
9h 24 petit déjeuner avec banane écrasée afin de tenir longtemps sans manger car nous partons sans pique-nique, juste une fiole d'eau pure et une carte bleue en espérant trouver une crêperie ouverte, ce qui ne devrait pas trop poser de problème puisque la saison commence. 
10h préparation du concours de médecine, je planche à nouveau sur les pratiques soignantes en psychiatrie: les bains froids sont-ils bénéfiques pour soigner la folie? Il m'en reste un grain, les neuroleptiques sont probablement plus utiles. 
10h40 préparation du vélo, gonflage des pneus, réglage de la hauteur de la selle.
11h départ. 
11h02, 200m, arrêt pour monter la selle. 
11h04 400m, nouvel arrêt pour remonter la selle. Enfin on part vraiment.... sans vraiment savoir par où se rendre à la pointe de Trévignon, l'objectif est d'éviter les routes. 
On pédale joyeusement 
11h25, ancienne voie ferrée qui mène à Pont-Aven, le chemin est doux, bordé de chênes à l'ombre bienfaisante. 
11h40, on monte la selle de 2 mm. C'est nettement mieux, ma jambe est presque tendue, j'ai moins mal au fondement. 
11h 45, centre de Trégunc, le bourg est vide, les premières fumées des barbeques filtrent derrière les murs des jardins. 
12h, se rendre à Trévignon? Une seule solution, la grande route! Génial... Y pas, c'est un super parcours vtt, même pas peur des cailloux gravillons. 
12h40 arrêt à la boulangerie de Saint-Philibert afin d'acheter un petit pain au chocolat au cas où? 
13h, on entame enfin un vrai chemin vtt, petit étroit, entre petits talus de vieilles pierres moussues,  couvertes de fougères
J'assure, prête à mettre pied à terre au moindre obstacle...
14h45, chaumières de Rospico, que je trouve belles quand le parking ne s'impose pas. Le bar ne propose rien de vraiment folichon pour se sustenter
15h, on attaque le chemin côtier, interdit avant de finir définitivement sur la route côtière vers Trévignon.
15h15, un demi, une crêpe salée complète, une beurre sucre 
16h on repart, par les petites routes, 
17h30 arrivée à la maison entière, une tête dans la grande bleue, haute très haute, presque verte...
J'ai fait du vtt, enfin ....presque! 

Mais le pire est que je n'ai fait que 49,08 km, c'est ballot! J'aurais pu me coltiner un tour de presqu'île en plus afin de frimer vraiment. 

Raguenes

mercredi 3 mai 2017

Devinette!


Salineras de Maras, Pérou


12h de vol
Gagner 6h de vie
2,5 fois la superficie de la France
Né en 1821
Premières traces humaines avérées il y a 20000 ans
2600 km de côtes
6768 m d'altitude pour le plus haut sommet
9 millions d'habitants dans la capitale
32 millions d'habitants dans le pays
Catholiques, fervents
Semaine sainte
Ceviche et quinoa
Pisco sour et  cusquena
Montagneux
Soroche ou mal des montagnes
Voisin del Nino
Beau, et même très beau
Accueillant
Paisible
Etonnant
Passionnant
Impressionnant
Juste effleuré, le temps de quinze jours à Pâques en bonne compagnie.
Demain je vous la joue connaisseuse et j'indiquerai mes meilleures adresses au Pérou!


vendredi 31 mars 2017

Quand vient le printemps!

Quand vient le printemps, les travaux de jardinage reprennent mais pas le blog! Décidément j'ai bien du mal à renouveler mon stock de billets, la tentation est grande de faire dans le marronnier: le jardin, les bains, le chat, les vacances!

Le chat, la chatte, a enfin une vie pleine et heureuse, elle peut sortir sereinement dans le jardin, après plus de 5 mois de confinement, passés à déféquer dans sa caisse, à faire ses griffes sur les fauteuils et à se planquer dans le bureau afin de nous sauter sur le paletot au passage. Tous les matins vers 6h je lui ouvre la porte après qu'elle ait miaulé à la mienne comme une âme en peine, elle court directement sur la plage gravillonnée de la terrasse afin de se soulager. En journée, elle chasse les lézards encore immatures avec lesquels elle joue des heures, se planque sous les buissons comme si on ne la voyait pas, prête à bondir, le museau et les yeux brillants, trop heureuse de faire preuve de finesse et de malignité alors qu'on voit tout d'elle, l'arrière train frétillant et les moustaches vibrant de plaisir. Elle n'hésite à faire des bonds énormes pour planter ses griffes dans le gras.
Le jardin ? Toujours aussi beau, mais quel boulot!
Les bains, froids, voire frais mais vivifiants et vide-tête.
Les vacances prochaines et prometteuses, occasion de billets à venir qui vous feront pourlécher les babines.
Au menu boulot, un petit match de volley profs-élèves, peu de profs et une seule fille face à nous,  trois équipes de garçons. Décidément l'air du temps est à la régression. Selon l'arbitre, une fille,  blessée ne pouvant pas volleyer, ses copines ont "soit la flemme, soit la flemme", étrange excuse! Il n'y a pas si longtemps, elles étaient nombreuses à vouloir jouer, volontaires, heureuses de nous rencontrer dans un match qu'elles étaient sures de gagner. Aurions-nous raté quelque chose? Deux ou trois groupes presque exclusivement féminins ont bien dansé devant les spectateurs, avec talent d'ailleurs mais pour l'affrontement collectif, elles étaient aux abonnées absentes, bien qu'à nombre égal avec les garçons dans dans notre lycée! A l'heure où les articles sur l'égalité hommes-femmes pullulent dans la presse et sur les réseaux sociaux, leur absence me fait l'effet d'un échec, d'une régression, d'une acceptation des rôles genrés (est-ce bien l'adjectif qui convient?) encore très forte.
La fête a aussi perdu de sa prestance, l'heure est à l'individualisme, au jean-foutisme, au "tout pour ma gueule, rien pour les autres". Même notre administration fut absente, certains professeurs à la matière fondamentale (sic) ont aussi refusé de libérer les élèves! A midi, les trois quarts des tribunes se sont vidées, les spectateurs affamés sont allés faire la queue devant le self, queue qui dure des plombes. Quelques élèves rodaient encore dans les vestiaires,  âmes perdues et en peine, à la recherche d'un peu de partage. Côté profs nous n'étions guère plus nombreux, (11),  pour la seule fête du lycée. 

dimanche 26 février 2017

Meindl des chaussures de randonnée pour se tuer!

Meindl for Actives ou les chaussures de randonnée qui vont bien pour se casser la figure en montagne!
Meindl, ne reste plus que la semelle vibram

Les croquenots de la marque Meindl sont vendus cher, près de 280 euros, semelles vibram, tout cuir, avec renfort pour marcher en montagne, longtemps, en raquette, avec crampons ou juste pour le plaisir de crapahuter. Seulement voilà, elles s'usent avant même que l'on s'en serve! Sans rien comprendre, le talon lâche puis il vomit un produit noir comme du charbon qui pourrit la neige, on se croirait au fond de la mine à piétiner sur du charbon, ne reste plus au terme d'une longue descente (parce qu'elle a généralement le bon goût de claquer au sommet), qu'un reliquat de semelle, une galette façon claquettes. Le bout, par contre, tient bien, ce qui n'arrange pas la descente. 
Voilà la deuxième paire (même âge, même modèle) qui claque sans même avoir été usée et bien sûr pas de service après vente pour assurer le remplacement ou obtenir une explication!
On se fait donc enfumer deux fois, à l'achat parce que fabriquées en Chine, le client les paye 10 ou 15 fois le prix et en randonnant pour se tuer! 
Contrairement à ce que peuvent raconter les sites comparatifs, cette chaussure n'est absolument pas sécurisante! 
Et comme disait le bienheureux Jean-Pierre Coffe, "c'est de la m.."! 
Mes Lowa n'ont pas tenu plus longtemps  (à relire ici) .

dimanche 19 février 2017

J'ai testé la thalassothérapie

J'ai testé la thalassothérapie, et pas n'importe laquelle, celle de Quiberon, autrefois Louison Bobet, devenue depuis un hôtel 5 étoiles,  du groupe Accor Sofitel! Du cycliste, il ne reste plus que le boulevard qui passe derrière l'établissement! 

J'ai nagé, mijoté, infusé, je suis bouillie, cuite, massée, imprégnée d'huiles essentielles, relaxée, zen, détendue. Je suis heureuse, tout simplement,  d'avoir vécu un week-end magique face à la mer, le ciel et le soleil plein les mirettes, du bleu et du blanc sur fond de côte sauvage . 
Franchement, il y a encore peu de temps, je disais à ma copine que je n'avais strictement aucune envie d'aller traîner la savate en peignoir beigeasse avec des tas de belous bedonnants et fripés. Ce que j'aime ce sont les treks, la sueur, la souffrance à grimper les pentes abruptes et enneigées avec deux kilos de raquette aux pieds, lourdement chargée d'un énorme sac à dos bourré de bois de chauffage, d'eau et de saucisses! 
Mijoter dans le bouillon, trop peu pour moi .... 
Eh bien, il ne faut jamais dire "fontaine je ne boirai pas de ton eau!
Jamais
La thalassothérapie j'adore, j'en redemande et je conseille ....
Certes, je fus invitée pour deux jours complets par des amis dans le luxe le plus total, ce qui aide fortement à changer d'opinion. J'avoue que je leur dois une reconnaissance éternelle, puisque le souvenir sera infini et à la hauteur de la prestation. 
Quels ingrédients pour une bonne thalassothérapie? 
- le soleil au rendez-vous (mais il semblerait que la pluie ne gâche rien puisque le lieu se fait alors enveloppant)
- la mer, bleue, blanche, agitée ou calme mais si belle! 
- des repas excellents
- un petit déjeuner à se faire péter la panse (ah les crêpes du chef cuisinier! les petites verines de fruits frais, les différents pains, le saumon fumé incomparable!) 
- des amis paisibles, passionnants, chaleureux, aimants surtout (ce sont eux qui, au final, font pencher la balance) 
- des rires et des sourires 
- la qualité des installations 
- une piscine de 25m, inoccupée la plupart du temps, à l'eau de mer 
- la lumière et les différents salons qui donnent l'impression qu'il n'y a personne
- le professionnalisme du personnel 
- Quiberon que je découvre
- la Bretagne. 
Recette
- se lever dès potron-minet pour un footing  sur le chemin côtier (mater le soleil qui se lève et rougeoie l'horizon)
- prendre un petit déjeuner conséquent, avec des produits très frais et la vue sur mer 
- se rendre tranquillement vers les installations de thalassothérapie, à un pas de sénateur, son petit sac en toile sur l'épaule, en peignoir forcément et tatanes tongs. 
- opter pour la séance de natation dans le bassin d'eau de mer, de 25m
- réserver un soin: le massage sous pluie aux huiles essentielles (relaxant et déstabilisant, on ne localise plus la masseuse ni les deux côtés de son corps, expérience de lévitation bienfaisante) ou l'emballage aux algues. Avant de me retrouver coincée comme un boudin dans du cellophane, sur un lit chauffant avec des lunettes rafraîchissantes, j'imaginais le tas de laminaires qui couvriraient mon corps, déposés à coup de fourches par le personnel soignant! J'ai sué comme un boeuf au point de transformer la pâte verte qui m'enrobait en soupe verdâtre, liquéfiée sur le plastique. Pendant la séance, j'ai pu écouter les commentaires de monsieur A. écoeuré qu'on ne puisse pas lui donner un slip plus grand pour loger Popol et le mettre à l'abri des regards! 
- goûter aux jacuzzis 
- finir par le sauna puis le hammam ... avant d'aller s'envelopper dans une couette sur la terrasse zen face à la mer. 
- ne pas hésiter entre midi et 17h à visiter Quiberon ou la côte sauvage, déjeuner au vivier ou dans un des nombreux restaurants de la ville, ou tout simplement pique-niquer sur les rochers (face à la mer, j'insiste) 
- remettre le couvert après 17h, (y a pas de mal à se faire du bien)
- dîner, 
- s'endormir dans le confort d'un sur-matelas en plumes, comme dans un cocon, penser être dans un berceau! 

Il semblerait que la cuisson soit meilleure une semaine, mais deux jours sont déjà tellement dépaysants qu'on se croirait ailleurs, totalement déconnecté, au bout du monde! 
Un grand merci à vous C. et P. ! 


lundi 30 janvier 2017

Lalala lala lala land!

Paris soft, Paris cinéma ... Après avoir vu l'exposition Avedon à la BNF, nous avons sacrifié au cinéma, La la land, histoire de ménager la paillasse!

La la Land .... quoi en dire?
J'ai dormi!
Je vous rassure, je n'ai pas trop dormi, (juste un petit roupillon discret sans trop baver ni ronfler)  le film vaut mieux que ça, mais j'ai piqué du nez, un peu,  sans excuse puisqu'il était quatre heures de l'après-midi. Passé le grand frisson des dix premières minutes, j'avoue m'être ennuyée,  juste au moment de plonger dans les bras de Morphée! Pour ma défense, mon camarade-voisin sommeillait peinardement, également, le nez dans le jabot,  provoquant chez moi un fou-rire salvateur. C'est fou comme cela fait du bien de ne pas se sentir seule.
Le film est sympa mais l'émotion du début ne dure pas, même si, la leçon sur les choix que l'on fait, les rêves qu'il faut mener à terme, la musique, le jazz et les sourires, la beauté de Ryan Gosling  font chaud au coeur!
Pour Avedon, visiteur, passe ton chemin à part la bite de Noureev, les facéties de Duras ou le cou de poulet de Chanel et la délicieuse Audrey Hepburn photographiée sous toutes les coutures, les 9 euros peuvent rester en travers la gorge et la pauvreté des commentaires d'une guide conférencière à la voix fluette ne donnait guère d'arguments pour soutenir le propos.
La journée fut sauvée par un sympathique footing sur les bords de Seine jusque sous sa majesté la Tour Eiffel dans une douceur de bonne aloi, nous faisant oublier les grands froids des derniers jours.
Sauvée également par l'épatante exposition à l'Orangerie concernant les peintres américains des années 30 et j'ai surtout adoré  les collections permanentes de ce lieu sympathique. Habituellement il n'attire guère les foules et pourtant mérite largement le déplacement. 
Sauvée également par la réjouissante exposition du musée des arts décoratifs intitulée "tenue correcte exigée" qui a le mérite de poser la question des codes de la bienséance vestimentaire à différentes époques. 
Il ne faut pas manquer l'exposition au Mémorial de la Shoah concernant la bande dessinée et le génocide, remarquable. Elle dure jusqu'en octobre 2017. Par contre, je n'ai pas pu voir celle concernant Gaston, au delà de Lagaffe à Pompidou, prise d'assaut un samedi matin grisâtre. 
L'air dimanche était glacial, à ne pas mettre un nez dehors, l'après midi fut paisible dans la chaleur de l'appartement sans avoir l'envie ni le besoin de courir partout. Grippe quand tu nous tiens! 
Mickey à Gurs, son auteur est mort gazé en arrivant à Auschwitz.

vendredi 27 janvier 2017

Virée hivernale à Paris

Une fois n'est pas coutume, j'ai décidé une virée hivernale à Paris! Juste avant que les expositions ne tournent, je m'offre un week-end ciselé pour ne faire que du chirurgical: les trucs improbables, les quartiers ignorés, quelques boutiques rares. 

Un coup de folie car le lit s'imposait afin de récupérer des maux de l'hiver à froid de gueux. Après la gastro, je traîne depuis 8 jours le syndrome grippal à la mode: pas la grippe (radicale) ni un simple rhume, non, une saloperie qui, sans clouer au lit, sape la forme pour un moment avec toux à s'arracher les poumons, sentiments d'essoufflement, teint livide, yeux de lapin mixomatosé, envie de dormir en permanence, écoeurement pour les repas et surtout le vin (damned). 
Je suis bien malade, avec probablement (au jugé puisque je n'ai pas de thermomètre, je n'en ai jamais eu) un petit train de fièvre 37°5-38° qui font que la nuit je baigne dans mon jus, que mes matins sont difficiles, avec une irrésistible envie de ne pas se lever. J'ai l'impression de ramper jusqu'à la cuisine tellement le poids de  ma carcasse pèse, je vais au travail à reculons, redoublant de stratégie pour faire travailler et non m'épuiser au tableau. J'ai beaucoup plus de scrupules que les élèves qui au moindre pet de travers gardent le lit. 
J'ai passé la semaine à me secouer afin d'aller au lycée puis à rentrer chez moi pour me coucher, pas sûr que Paris et ses miasmes délétères soient bons pour ma guérison. L'air pue (et je pèse mes mots), saturé d'oxyde de carbone, façon pot d'échappement actif en permanence. Drôle d'impression!
Hauts les coeurs!
A moi la vie parisienne!


samedi 14 janvier 2017

Une virée en Bretagne nord.

Cinquante nuances de choux, verts, verts clairs, verts sombres, mauves, fins, énormes, ras, hauts, pommés en Bretagne nord
Aber Wrach

On sait qu'on est en Bretagne nord lorsque l'on commence à suivre des tracteurs et à voir des usines ou hangars blancs se détacher sur fond de bleu sombre, ciel annonciateur de pluie (ou pas). La région semble riche, bruyante, active et cultivée (agricole) ; à perte de vue, choux, colza, artichauts, choux, hiboux, choux, cailloux, poux ... paysage piqueté de vaches pie noires sur lit d'herbe bien grasse. 
Incontournable et indispensable à la localisation,  l'odeur ... qui ressemble à un pet géant. 
Le littoral est  à se damner avec ou sans soleil. Au couchant, il se pare de sang rouge et jaune, la lumière dore les dunes, enveloppe les rochers. Il ne reste que la mer infinie.
Bref, stop les niaiseries, vous l'aurez compris une virée sur la côte nord du Finistère est inoubliable et je la conseille vivement!
En vrac:
Des rias ou abers en veux-tu en voilà, ils poussent leur ramification loin dans les terres
Des clochers de granite de dentelles sur fond de bleu gris, sous vent d'est. 
Tagornes, aigrettes, oies bernaches, cormorans, et même un phoque qui rodait, prêt à tout pour chopper les appâts des petits pêcheurs à la ligne sur la jetée de Moguirriec.  
Il y a juste un petit problème, l'été notamment, la région peut être étouffée par un pesant brouillard tandis que le sud se bronze sur nos plages.

Porspoder
Aber Wrach
Quelques bonnes idées :
- nombreux chemins de randonnées bien balisés (s'adresser aux offices du tourisme)
- un balcon sur la mer à Roscoff, magnifique bed&breakfast
- le restaurant le château de sable à Porspoder
- la maison du boulanger à Lanilis
- la route touristique de Landunvez
- Lanuldit au petit matin 
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