samedi 20 janvier 2018

Paris en janvier

Il est bien rare que je passe un week-end pluvieux sur Paris. Avec le régime de tempête en Bretagne, la capitale n'échappe guère à l'humidité, l'occasion pour  cheminer de musée en musée.  Malheureusement, je n'ai pu échapper aux pieds trempés sur les trottoirs défoncés, les caniveaux pleins et la ville bouffée par la bagnole, en pire depuis six mois,  puisqu'il n'y a plus de vélib! 

Avec le 72 qui longe le Louvre puis la Seine, je me suis rendue au musée du quai Branly, afin de renouer avec les souvenirs péruviens d'avril dernier et finir moins bête! Les musées du Pérou sont magnifiques mais mes connaissances linguistiques, réduites à leur plus simple expression, "yes, no, si, buenos tardes", m'ont grandement limitée dans la compréhension de ces civilisations latino-américaines. 
Pour faire simple je n'ai rien compris de ce que j'ai vu exposé au Pérou! 
J'avoue que le musée parisien remplit à merveille les fonctions d'éducation des foules ignorantes. Je conseille vivement  l'exposition le Pérou avant les Incas, au titre racoleur certes, cependant utile afin d'attirer le visiteur qui ne se déplacerait pas pour les Mochicas.  Rien ne m'a échappé des rituels sanglants et sacrificiels, ni les modes de vie, ni la place prépondérante des femmes, ni le contenu de leur tombeau. L'exposition est remarquable tant par sa pédagogie que par la qualité des objets exposés. 
Par contre, le musée reste étouffant, sinistre, sépulcral surtout dans la galerie de rez de chaussée et son exposition concernant les forêts natales! Pouah! L'exposition dégueule de statues africaines, sinistres, suintantes, aux significations obscures puisque je n'ai pas pris le temps d'en lire les informations. Honte à moi qui ne sais pas apprécier l'art africain si ce n'est dans la peur ou le malaise que peuvent susciter certains figurines!  
Tant qu'elle dure, à la Maison européenne de la photographie, il ne faut pas manquer l'exposition  de Nino Migliori, notamment toutes les vues qui concernent l'Italie des années 50.
A suivre dans le prochain billet. 



vendredi 5 janvier 2018

Saint-Malo

Saint-Malo est la ville de mon enfance, celle où je rêvais d'habiter un jour... Là où je vis aujourd'hui ne constitue pas un ersatz de ce rêve, j'ai la mer, j'y suis bien, la ville n'est pas trop grosse, l'urbanisation raisonnable, à quelques encablures de Quimper, j'aime, mais la cité malouine reste le graal où j'adore me rendre en pèlerinage. 
Bon-Secours et le Grand Bé

Jusqu'à ce que j'ai 7 ans, nous passions, tous les étés,   de longues vacances à Saint-Malo.
Nous allions chez ma tante et mon oncle, villégiature qui était pour moi le comble du bonheur. J'en garde de merveilleux souvenirs.  
Tout me faisait rêver, tout ...
L'odeur  des chambres et du grenier sous l'étouffoir des poutres dans la maison de mes cousines, les semaines de Suzette que je pouvais lire, la propreté du sous-sol, l'établi tout bien rangé de mon oncle,  la raideur de l'escalier pour arriver à la cuisine. 
Les noms, tous les noms que j'entendais, enchantaient mon imagination: Saint-Coulomb, la Guimorais, Paramé, Rothéneuf, la Découverte, Jacques Cartier, la tour Solidor, Rocabey, les Bas-sablons, Bon Secours, le Sillon, Intra-Muros, quic-en-groigne, la pointe du Grouin, Cancale ... Ces mots évoquaient la liberté et les voyages sur toutes les mers du monde. 
J'adorais aller à la plage de Bon-Secours (le matin nous fréquentions celle des Bas-Sablons plus près, à Saint-Servan), la piscine était magique et permettait de se baigner même à marée basse, on pataugeait à côté dans un marouilleau de rochers, au retour je faisais deux tours de manège juchée sur l'autruche d'où je pouvais attraper la queue du Mickey. 
Mes parents, mon oncle et ma tante riaient aux souvenirs communs vécus à Saint-Coulomb, des vagues de la Guimorais, des films qu'ils allaient voir comme la Grande vadrouille (1966). Régulièrement mon oncle achetait des Cancalaises qu'on allait chercher directement dans les parcs à huîtres, l'ostréiculteur les sortait des bassins. Jacques nous offrait des craquelins et du pschitt à l'orange.
J'aimais me promener dans Saint-Malo, entrer par la porte Saint-Vincent, traverser jusqu'à la porte de Dinan, revenir par les quais. Le port sentait la morue séchée. Le pont se levait devant la voiture pour rentrer sur Saint-Servan.
On allait, par forte tempête, sur le sillon prendre les vagues, j'adorais quand mon père ne pouvait y échapper et finissait trempé. A tout bien réfléchir, il devait faire exprès pour nous faire rire.

Je reviens de ma virée annuelle au pays malouin, j'ai fait la totale, y compris le cimetière sur la tombe de ma famille où officiait une voisine. Elle y vient chaque jour entretenir la tombe de ses parents ce qui profite à la notre. Elle enlevait les décorations de Noël et astiquait les plaques commémoratives. J'ai particulièrement apprécié les deux mètres de gravillons sur le chemin, qui ponctue le sable.

En cette saison, avec un TGV à deux heures de Paris, la ville grouille de touristes qui arpentent le Sillon, luttent contre le vent, sur la plage. Les hôtels étant pleins, j'ai opté pour une nuit en chambre d'hôtes (ici), à Rothéneuf dont je n'avais aucun souvenir. Au petit matin, j'ai cherché le chemin côtier, quasi inexistant, puisque  les propriétaires de belles villas du siècle dernier ont privatisé le littoral, privatisation qui perdure, transformant le sentier en pointillés. Les plus laides maisons sont détruites au profit de bas immeubles rompant l'harmonie du littoral.
Le Sillon


Le phare des Bas-Sablons


dimanche 24 décembre 2017

Voyage en insomnie.

Le billet était titré une nuit de merde mais aujourd'hui je lui préfère voyage en insomnie

Lili loin du poêle

Retrouver au hasard du musardage, sur le blog en abandon, un vieux billet sur le sommeil et conclure, que ma foi, mes nuits sont meilleures, tout en croisant les doigts par superstition. Se dire que, seule, je dors encore par intermittence sauf lorsque que je tombe littéralement de sommeil, que les ruminations peuplent encore mes heures de solitude, mais sans inquiétude majeure.
Se réveiller d'une longue nuit sans réveil reste encore l'exception, je me lève toujours étonnée qu'elle ait pu exister.
A court d'imagination ou par paresse, je recycle donc ce brouillon qui dormait depuis un an, toujours titillée par l'envie d'écriture (à mon petit niveau).

Dormir profondément sur le canapé une heure et demie, se coucher, vouloir lire et ne pas pouvoir, vouloir dormir et ne pas s’endormir, se réveiller à 4h du matin, vouloir se lever et ne pas le faire, perdre une mousse (bouchon d'oreille), la retrouver, ne pas se lever, se rendormir, rêver, se réveiller à 6h du matin, sans la mousse, vouloir se lever sans le faire, prendre son ordi, essayer de se souvenir du rêve sans pouvoir, avoir soif sans être aller boire, le lit en vrac ayant dormi au milieu, avoir eu froid et très chaud, avoir réfléchi en se demandant pourquoi je suais comme un âne sans trouver la réponse, se dire que ce phénomène ne pouvait pas, à mon âge, être encore des bouffées de chaleur, mais si, bref, avoir dormi, mais peu paradoxalement et mal.
Enfin se réveiller à 7h et se demander: ai-je vraiment dormi? Pas sûr mais forcément avoir dormi, mais dans quel état? 
Finalement penser que le sommeil reste une de nos préoccupations majeures.
Voir hier une amie, un poil bouffie pour avoir pris un donormyl (?) petit truc sans conséquences graves puisque sans ordonnance mais efficace au point de rester au lit jusqu'à 10h du matin, échanger sur la nuit, et conclure: une nuit de merde. 
Sont peu nombreux les bienheureux qui, à plus de 50 ans, peuvent prétendre à une nuit de sommeil insolente, à l'image de celle des adolescents, 12h de minuit à midi!  J'en ai peu rencontrés! 
Savoir que la sieste sera réparatrice, qu'il ne faut pas qu'elle soit longue afin de ne pas perdre de temps ni de lucidité, juste dix minutes afin d'éviter la bouche pâteuse et s'imaginer sur la plage pour un bain, par un froid de gueux,  très utile afin de retrouver une énergie salutaire.


mardi 19 décembre 2017

Périlleuse route du centre

Chaque année je fais une petite virée d'une journée vers la région de Saint-Brieuc et j'emprunte la périlleuse -mais magnifique- route du centre Bretagne.

Cette fois-ci, j'étais conviée à Lamballe que je ne connaissais pas.
Entrer dans Lamballe, petite localité d'à peine 15000 habitants,  ne pose pas de problèmes, pas autant que pénétrer dans Saint-Brieuc à 9h du matin, ville compliquée, faite de bosses et de sens interdits, de sens uniques et de petites rues étroites où je me suis paumée à maintes reprises perdant l'avantage d'être partie tôt.
Lamballe est simple, mon GPS (j'ai moins de réticence aujourd'hui à l'utiliser) m'indiquait 2h09 par la route des crêtes. Je suis donc partie à 7h pour un rendez-vous à 9h30 ....me laissant ainsi le temps de l'arrêt pipi et du petit café.
Traverser le centre Bretagne est  comme suivre un collier  de perles de petits villages, ancrés sur les collines, au détour d'un virage et de haies touffues, de hauts sapins jamais taillés, d'éoliennes clignotantes et d'antennes téléphoniques: Rosporden, gros bourg connu pour sa gare où bien peu de TGV marquent aujourd'hui l'arrêt, Tourc'h (que je ne sais jamais prononcer, dites Tour ???), Coray, Gourin, Rostronen, Glomel, Tréogan. A hauteur de Ploufragan, on rejoint la civilisation des voies rapides, des bouchons et des échangeurs compliqués. Rennes est proche, la mer aussi, l'activité économique débordante.
J'ai probablement pris des risques à suivre cette route, même si peu de camions aujourd'hui l'empruntent, surtout sous la pluie et le grésil violent du retour dans la nuit noire. Risque certain lorsqu'un énorme sanglier traverse sous les phares, peinard et longe la route tranquille. 
Je devais avoir 7 ans quand j'ai vu pour la première fois une laie et ses petits franchir la petite route sur laquelle mon père conduisait la dauphine au retour d'une sortie. Il avait un rêve percuter un sanglier pour le manger en rôti à Noël, moi le cauchemar de finir dans le fossé.

Le matin, le soleil se lève sur les arbres troncs des derniers talus, les ragosses, arbres paysans, des chênes  exploités pour les fagots ; le soir il se couche derrière des nuages monstrueux, d'une noirceur absolue qui donnent l'impression d'entrer en enfer.

Lamballe est une jolie cité de caractère, très commerçante,  à l'architecture de l'île et Vilaine, aux maisons hautes, percées de fenêtres étroites, cernées de moellons caractéristiques de la région où le rouge sang domine. J'y ai trouvé une belle librairie indépendante bien achalandée. 

vendredi 10 novembre 2017

25 questions culinaires pour meubler ...

Les blogs? Plus personne ne les lit! Raison de plus pour ne plus écrire... Pourtant, je me fends d'un petit article de cuisine afin de meubler le vide... Questionnaire à la Proust, trouvé ici chez Tambour Major ... 
J'adore les pâtes...

1/ Sucré ou salé ?
Salé, forcément salé ...

2/ Viande ou végétarien ?
Viande ! Mais j'apprends à aimer les plats végétariens grâce à ma gentille belle-fille (bru?) et les recettes magnifiques d'Ottolenghi 

3/ Top 3 des plats préférés ?
Des huîtres...Ok ce n'est pas un plat ... mais je n'y résiste pas, toutes les huîtres, grosses, grasses, plates avec une immense préférence pour les Bretonnes. Ensuite il n'est guère facile d'indiquer deux autres de mes plats préférés .... J'aime tout! 

4/ Les épices ou les condiments dont tu ne peux pas te passer ?
Le sel. La base de la cuisine française.

5/ Les épices ou les condiments que tu ne peux pas supporter ?
Je ne supporte  les épices dans les plats que s'ils sont parfaitement accordés...Les expériences me font en général vomir, trop d'épices tue l'épice ... 

6/ Le plat que tu réussis le mieux ?
Je suis une excellente exécutante, je copie à merveille les recettes à condition qu'elles soient relativement rapides à réaliser et qu'elles ne nécessitent pas des tonnes de produits introuvables, qui, en plus d'être rares et cher, ne serviront qu'une fois ... D'autre part, je peux rater la purée en sachet et la cuisson des pâtes, par conséquent dire ce que je réussis le mieux me semble présomptueux. De toute façon, je me régale souvent avec des plats simples (comme des coquillettes au beurre), je m'autocongratule facilement d'un "mmm c'est bon" ... (Emmanuelle sort de ce corps ;)
Je ne suis, par conséquent, pas vraiment objective .... 
7/ Ton epic fail en cuisine ?
La première fois (et la dernière) que j'ai fait de la pâte à chou .... J'en ai perdu la moitié qui n'a jamais voulu se décoller de mes mains, le résultat en cuisson est sorti noir comme du charbon, et immangeable ... Un échec cuisant pour mes 20 ans immortalisé par une photographie ... 

8/ Riz ou pâtes ?
Pâtes. A toutes les sauces. Je commence tout juste à tolérer le risotto
9/ La pizza à l'ananas ou autre garniture ?
Beurk ! 

10/ Ton petit déj préféré ?
Oeuf à la coque et un morceau de fromage de chèvre bien sec avec du pain et du beurre salé, un café au lait, un fruit (raisin, pomme, poire ou kiwi, parfois banane écrasée au sucre mais j'évite car c'est le meilleur moyen pour défaillir de faim à 11h....) 

11/ Thé ou café
 Café. 

12/ Ton restaurant / type de restaurant préféré ?
J'aime beaucoup  les bons restaurants, je préfère  y aller de temps en loin mais manger d'exception ... 

13/ Ton epic fail dans un resto ?
Je ne vois même pas ce que la question peut signifier. ... ou alors un restau asiatique à Bilbao il y a des années ... improbable succession de plats imbouffables, repas qui a terminé en un fou-rire généralisé ... 

14/ La malbouffe / junk food préférée ?
Rien
15/ Le truc qu'on t'a forcé à manger gamin ?
Du riz au lait dans lequel la cuillère tenait debout toute seule, tous les quinze jours deux fois par semaine, un plâtre immonde, sans saveur, une véritable torture ... 

16/ Le truc que tu n'as jamais pu manger et qui te fait furieusement envie ?
Du caviar ? 

17/ Fromage ou dessert ?
Fromage ! 

18/ Pain au chocolat ou chocolatine ?
Pain au chocolat

19/ Chocolat noir, blanc ou au lait ?
Noir , très ... 

20/ Top 3 fromages ?
Chèvre, chèvre, chèvre ... 

21/ Top 3 desserts ?
L'éclair au chocolat ... 

22/ Gourmand ou gourmet ?
Les deux Votre Honneur.

23/ Vin ou non ?
Un vrai bon repas sans vin(s) est rigoureusement inconcevable.

24/ 3 turns off culinaires ?
les insectes, le serpent, le chat ... 

25/ Quand tu as trop mangé : raconte une anecdote ?
Quand j'ai trop mangé, je dors .


Epicerie américaine, Paris


Et vous ?

jeudi 2 novembre 2017

Marronnier en automne, Paris!

Voici donc le marronnier de l'automne, mon inévitable week-end à Paris début octobre. 
MEP

J'ai vérifié, tous les ans à la même époque (ici), presque jour pour jour, j'arpente les rues puantes et cradots de la capitale. J'aime renouer avec les dégoulinures de pisse sur les trottoirs, les mégots écrasés, la crasse dans les coins, les travaux incessants, les bus qui frôlent à toute allure le cycliste aventureux, les expositions dans le noir complet, quasi invisibles, le froid d'une nuit blanche sous la pluie, les restaurateurs malotrus incapables de gérer leur personnel qu'ils rendent responsable des dysfonctionnements du service,  le vomi du petit matin, les derniers clochards pas encore levés à 8h, allongés sur les grilles du métro, la foule des dimanches après-midi, musardant le long des vitrines des magasins maintenant ouverts 7jours sur 7! 
Mais, mais, mais ....
Plaisir chaque fois renouvelé et  multiplié. 
Cette fois-ci, j'ai adoré Irving Penn au Grand Palais, au point de me retrouver, en rêve, acculée dans un des coins où il photographiait les personnes célèbres afin de les contraindre au naturel. Les images m'ont profondément marquée, tant la mise en scène révélait les tréfonds des âmes. 
A la MEP, Maison Européenne de la photographie, découvrir Liu Bolin, l'homme invisible,  est un vrai plaisir, il réalise, ce mois-ci, dans les magazines, les publicités pour Monclerc, ce qui, pour le moins, l'éloigne du projet contestataire, thème de ses photographies. Il se fond dans le décor afin de protester contre la démolition de son atelier par les autorités chinoises avant les JO de 2008, depuis il multiplie les situations, les prises de vue réalisées dans un abattoir sont particulièrement gouleyantes.
A l'institut du Monde Arabe, j'ai bien aimé, quoique foutraque et  trop ambitieuse puisqu'elle balaye 2000 ans d'histoire,   l'exposition concernant les chrétiens d'Orient, par la qualité des objets exposés et son public passionné de tous les coins du monde ... Cependant,  je suis d'accord avec mamie qui avait greffé un audio-guide à son oreille  sans pouvoir, dans le noir, s'y retrouver : "c'est le bazar, où est le numéro 4?"
Au menu également la visite guidée de la Sainte-Chapelle, où Saint-Louis y déposa les reliques de la vraie croix du Christ, un écrin au coeur de la cité, un lieu que je n'avais jamais vu, et qui vaut les quelques dizaines de minutes d'attente! Nous avions un guide distingué et encyclopédique mais pédagogue ce qui n'a pas manqué de sel!
Se balader dans Paris est un vrai bonheur, y retrouver des amis encore plus, quand le hasard des dates fait bien les choses. Nous avons testé la nouvelle crêperie rue des Lombards, la petite Bretonne, le pendant de Ty Billig rue d'Odessa, pratique pour qui veut ne pas trop dépenser!
Déambulation dans les rues de Paris 

Déambulation dans les rues de Paris 

mardi 10 octobre 2017

C'est à rire ...

Je suis encore capable d'indignation! La bête n'est pas morte, elle bouge. C'est à rire ...

J'aime les habitudes, notamment celle d'éplucher, tous les matins, le Ouest-France, je m'en délecte depuis des lustres. Je note les changements et les permanences, même si beaucoup doivent m'échapper. Depuis quelques années, le quotidien nous a pris pour des quiches en aérant les articles, doublant les interlignes, sans s'abaisser toutefois à souligner les mots clés que le lecteur doit retenir. Chaque jour, nous ne pouvons échapper à l'article religieux, catholique bien pensant, souvent doublé en première page, d'un éditorial convenable et donneur de leçons de François-Régis Hutin ou de Jeanne-Emmanuelle, la fille. La plupart du temps  je répugne à les lire, toutefois,  je me force. Il est intéressant de connaître ce que pense la France bien élevée, celle des rallyes, des curés et des riches. 
Changer? 
J'ai récemment eu l'occasion de parcourir le Télégramme mais je n'aime guère la pagination et la mise en page, cependant,  j'ai apprécié la teneur des articles de fond. Pour le reste, les papiers concernant l'équipe de pétanques de Douric-Ar-Zin, le dernier fest-noz de Tourch,  la polémique sur la ferme d'algues de Moelan-sur-mer, ou le vide-Grenier de Tourch,  ne sont ni pires ni mieux que dans le Ouest-France
On change difficilement ses habitudes et il est fini le temps où la presse papier faisait des offres publicitaires indécentes, en proposant gratuitement deux mois de lecture gratuite, afin de damner le pion à la concurrence, dans le secret espoir de donner plaisir à plus de diversité! 
Cependant, je ne réanime pas ce blog afin  de faire de la publicité pour la presse régionale.  Je sors de ma torpeur blogueste car je m'indigne. 

Ainsi donc,  Truc passe un concours dont on se fiche comme de l'an quarante. Pour autant, - je ne sais pas pourquoi-, je me suis intéressée aux interviews du journaliste, vieux con devant l'éternel, macho comme il convient, puisqu'il pose des questions bien sexistes sur la préparation mentale et physique de Truc. 
On apprend ainsi qu'afin de bien préparer son concours, Truc s'est privé de sorties, d'alcool et de ....filles!  
Ce n'est pas Truc, (non non,) qui ajoute les filles à la liste mais bien ce pigiste ignaresans cervelle et sexiste qui voit dans la fréquentation des femmes un obstacle à la réussite.

Nous les femmes .... avons encore bien du souci à nous faire! 

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