vendredi 10 novembre 2017

25 questions culinaires pour meubler ...

Les blogs? Plus personne ne les lit! Raison de plus pour ne plus écrire... Pourtant, je me fends d'un petit article de cuisine afin de meubler le vide... Questionnaire à la Proust, trouvé ici chez Tambour Major ... 
J'adore les pâtes...

1/ Sucré ou salé ?
Salé, forcément salé ...

2/ Viande ou végétarien ?
Viande ! Mais j'apprends à aimer les plats végétariens grâce à ma gentille belle-fille (bru?) et les recettes magnifiques d'Ottolenghi 

3/ Top 3 des plats préférés ?
Des huîtres...Ok ce n'est pas un plat ... mais je n'y résiste pas, toutes les huîtres, grosses, grasses, plates avec une immense préférence pour les Bretonnes. Ensuite il n'est guère facile d'indiquer deux autres de mes plats préférés .... J'aime tout! 

4/ Les épices ou les condiments dont tu ne peux pas te passer ?
Le sel. La base de la cuisine française.

5/ Les épices ou les condiments que tu ne peux pas supporter ?
Je ne supporte  les épices dans les plats que s'ils sont parfaitement accordés...Les expériences me font en général vomir, trop d'épices tue l'épice ... 

6/ Le plat que tu réussis le mieux ?
Je suis une excellente exécutante, je copie à merveille les recettes à condition qu'elles soient relativement rapides à réaliser et qu'elles ne nécessitent pas des tonnes de produits introuvables, qui, en plus d'être rares et cher, ne serviront qu'une fois ... D'autre part, je peux rater la purée en sachet et la cuisson des pâtes, par conséquent dire ce que je réussis le mieux me semble présomptueux. De toute façon, je me régale souvent avec des plats simples (comme des coquillettes au beurre), je m'autocongratule facilement d'un "mmm c'est bon" ... (Emmanuelle sort de ce corps ;)
Je ne suis, par conséquent, pas vraiment objective .... 
7/ Ton epic fail en cuisine ?
La première fois (et la dernière) que j'ai fait de la pâte à chou .... J'en ai perdu la moitié qui n'a jamais voulu se décoller de mes mains, le résultat en cuisson est sorti noir comme du charbon, et immangeable ... Un échec cuisant pour mes 20 ans immortalisé par une photographie ... 

8/ Riz ou pâtes ?
Pâtes. A toutes les sauces. Je commence tout juste à tolérer le risotto
9/ La pizza à l'ananas ou autre garniture ?
Beurk ! 

10/ Ton petit déj préféré ?
Oeuf à la coque et un morceau de fromage de chèvre bien sec avec du pain et du beurre salé, un café au lait, un fruit (raisin, pomme, poire ou kiwi, parfois banane écrasée au sucre mais j'évite car c'est le meilleur moyen pour défaillir de faim à 11h....) 

11/ Thé ou café
 Café. 

12/ Ton restaurant / type de restaurant préféré ?
J'aime beaucoup  les bons restaurants, je préfère  y aller de temps en loin mais manger d'exception ... 

13/ Ton epic fail dans un resto ?
Je ne vois même pas ce que la question peut signifier. ... ou alors un restau asiatique à Bilbao il y a des années ... improbable succession de plats imbouffables, repas qui a terminé en un fou-rire généralisé ... 

14/ La malbouffe / junk food préférée ?
Rien
15/ Le truc qu'on t'a forcé à manger gamin ?
Du riz au lait dans lequel la cuillère tenait debout toute seule, tous les quinze jours deux fois par semaine, un plâtre immonde, sans saveur, une véritable torture ... 

16/ Le truc que tu n'as jamais pu manger et qui te fait furieusement envie ?
Du caviar ? 

17/ Fromage ou dessert ?
Fromage ! 

18/ Pain au chocolat ou chocolatine ?
Pain au chocolat

19/ Chocolat noir, blanc ou au lait ?
Noir , très ... 

20/ Top 3 fromages ?
Chèvre, chèvre, chèvre ... 

21/ Top 3 desserts ?
L'éclair au chocolat ... 

22/ Gourmand ou gourmet ?
Les deux Votre Honneur.

23/ Vin ou non ?
Un vrai bon repas sans vin(s) est rigoureusement inconcevable.

24/ 3 turns off culinaires ?
les insectes, le serpent, le chat ... 

25/ Quand tu as trop mangé : raconte une anecdote ?
Quand j'ai trop mangé, je dors .


Epicerie américaine, Paris


Et vous ?

jeudi 2 novembre 2017

Marronnier en automne, Paris!

Voici donc le marronnier de l'automne, mon inévitable week-end à Paris début octobre. 
MEP

J'ai vérifié, tous les ans à la même époque (ici), presque jour pour jour, j'arpente les rues puantes et cradots de la capitale. J'aime renouer avec les dégoulinures de pisse sur les trottoirs, les mégots écrasés, la crasse dans les coins, les travaux incessants, les bus qui frôlent à toute allure le cycliste aventureux, les expositions dans le noir complet, quasi invisibles, le froid d'une nuit blanche sous la pluie, les restaurateurs malotrus incapables de gérer leur personnel qu'ils rendent responsable des dysfonctionnements du service,  le vomi du petit matin, les derniers clochards pas encore levés à 8h, allongés sur les grilles du métro, la foule des dimanches après-midi, musardant le long des vitrines des magasins maintenant ouverts 7jours sur 7! 
Mais, mais, mais ....
Plaisir chaque fois renouvelé et  multiplié. 
Cette fois-ci, j'ai adoré Irving Penn au Grand Palais, au point de me retrouver, en rêve, acculée dans un des coins où il photographiait les personnes célèbres afin de les contraindre au naturel. Les images m'ont profondément marquée, tant la mise en scène révélait les tréfonds des âmes. 
A la MEP, Maison Européenne de la photographie, découvrir Liu Bolin, l'homme invisible,  est un vrai plaisir, il réalise, ce mois-ci, dans les magazines, les publicités pour Monclerc, ce qui, pour le moins, l'éloigne du projet contestataire, thème de ses photographies. Il se fond dans le décor afin de protester contre la démolition de son atelier par les autorités chinoises avant les JO de 2008, depuis il multiplie les situations, les prises de vue réalisées dans un abattoir sont particulièrement gouleyantes.
A l'institut du Monde Arabe, j'ai bien aimé, quoique foutraque et  trop ambitieuse puisqu'elle balaye 2000 ans d'histoire,   l'exposition concernant les chrétiens d'Orient, par la qualité des objets exposés et son public passionné de tous les coins du monde ... Cependant,  je suis d'accord avec mamie qui avait greffé un audio-guide à son oreille  sans pouvoir, dans le noir, s'y retrouver : "c'est le bazar, où est le numéro 4?"
Au menu également la visite guidée de la Sainte-Chapelle, où Saint-Louis y déposa les reliques de la vraie croix du Christ, un écrin au coeur de la cité, un lieu que je n'avais jamais vu, et qui vaut les quelques dizaines de minutes d'attente! Nous avions un guide distingué et encyclopédique mais pédagogue ce qui n'a pas manqué de sel!
Se balader dans Paris est un vrai bonheur, y retrouver des amis encore plus, quand le hasard des dates fait bien les choses. Nous avons testé la nouvelle crêperie rue des Lombards, la petite Bretonne, le pendant de Ty Billig rue d'Odessa, pratique pour qui veut ne pas trop dépenser!
Déambulation dans les rues de Paris 

Déambulation dans les rues de Paris 

mardi 10 octobre 2017

C'est à rire ...

Je suis encore capable d'indignation! La bête n'est pas morte, elle bouge. C'est à rire ...

J'aime les habitudes, notamment celle d'éplucher, tous les matins, le Ouest-France, je m'en délecte depuis des lustres. Je note les changements et les permanences, même si beaucoup doivent m'échapper. Depuis quelques années, le quotidien nous a pris pour des quiches en aérant les articles, doublant les interlignes, sans s'abaisser toutefois à souligner les mots clés que le lecteur doit retenir. Chaque jour, nous ne pouvons échapper à l'article religieux, catholique bien pensant, souvent doublé en première page, d'un éditorial convenable et donneur de leçons de François-Régis Hutin ou de Jeanne-Emmanuelle, la fille. La plupart du temps  je répugne à les lire, toutefois,  je me force. Il est intéressant de connaître ce que pense la France bien élevée, celle des rallyes, des curés et des riches. 
Changer? 
J'ai récemment eu l'occasion de parcourir le Télégramme mais je n'aime guère la pagination et la mise en page, cependant,  j'ai apprécié la teneur des articles de fond. Pour le reste, les papiers concernant l'équipe de pétanques de Douric-Ar-Zin, le dernier fest-noz de Tourch,  la polémique sur la ferme d'algues de Moelan-sur-mer, ou le vide-Grenier de Tourch,  ne sont ni pires ni mieux que dans le Ouest-France
On change difficilement ses habitudes et il est fini le temps où la presse papier faisait des offres publicitaires indécentes, en proposant gratuitement deux mois de lecture gratuite, afin de damner le pion à la concurrence, dans le secret espoir de donner plaisir à plus de diversité! 
Cependant, je ne réanime pas ce blog afin  de faire de la publicité pour la presse régionale.  Je sors de ma torpeur blogueste car je m'indigne. 

Ainsi donc,  Truc passe un concours dont on se fiche comme de l'an quarante. Pour autant, - je ne sais pas pourquoi-, je me suis intéressée aux interviews du journaliste, vieux con devant l'éternel, macho comme il convient, puisqu'il pose des questions bien sexistes sur la préparation mentale et physique de Truc. 
On apprend ainsi qu'afin de bien préparer son concours, Truc s'est privé de sorties, d'alcool et de ....filles!  
Ce n'est pas Truc, (non non,) qui ajoute les filles à la liste mais bien ce pigiste ignaresans cervelle et sexiste qui voit dans la fréquentation des femmes un obstacle à la réussite.

Nous les femmes .... avons encore bien du souci à nous faire! 

lundi 21 août 2017

Randonnées en terres inconnues

J'exagère à peine, randonner sur Saint-Guénolé-Penmarc'h relève parfois de l'inconnu, ou plutôt du passé. Sans doute aurais je dû titrer, retour dans les années 70! 
Pointe de Penmarc'h, phare d'Eckmühl

J'avais une envie:  réaliser la boucle pédestre sur la pointe de Penmarc'h, revoir les rochers à perte de vue, les terres sauvages et sans arbre, battues par les vents, les pignons des maisons offrant leur flanc  blanc aux embruns. 
Choisir une journée clémente mais grise m'a permis, sans doute, de réviser les souvenirs tristes que j'en avais gardés, du gris à perte de vue et du vieux! 
Je n'ai visité la région que deux fois: petite avec mes parents lorsque nous faisions la tournée des littoraux du Finistère et un sinistre jour de pluie au retour probable de la pointe du Raz avec mes enfants. 
Rien ne semble vraiment avoir changé depuis les années 70, si ce n'est un chemin côtier balisé en rouge et blanc, ponctué de multiples messages de prudence, et de bouées prêtes à être lancées au nageur inconséquent et abruti qui tenterait coûte que coûte, la baignade. Les dentellières à coiffe  du pays bigouden qui occupaient le pied du phare, ont aujourd'hui disparu, remplacées par une fête foraine et ses manèges. Le musée de la SNSM sous le phare d'Eckmühl a pris du poil de la bête, enrichissant sa collection d'images et de films, polissant les souvenirs des plus fameux sauvetages. 
Rien ne semble avoir changé et pourtant, de plus en plus de maisons sont retapées, le littoral surveillé, mais - et c'est ce qui en fait le charme- tout aussi peu aménagé, les bars sont dans leur jus, les bancs positionnés n'importe comment, les chemins usés par les piétinements, les touristes rarissimes, en quête de solitude et d'inspiration. 

Kerity 
Penmarc'h, vue sur la route 

Saint-Guénolé
Zéro randonneur mais une couleuvre sur laquelle j'ai failli marcher qui m'a fait frissonner pendant un bon quart d'heure (sur une partie du chemin à la lisière interne d'un champ fauché, pas franchement tracé, pour dire le peu de fréquentation de la dite boucle..)
Une balade plaisante entre terre et mer, atypique, à faire si on a éclusé toutes les autres.  

TopoGuides, Promenade et randonnée, L'ouest de la Cornouaille .. à pied, Le pays de Douarnenez, le cap Sizun et le Pays Bigouden. Petite randonnée numéro 40, page 113, durée 3h, 12 à 13 km. 


mercredi 16 août 2017

Ma vie en tongs ou jour ordinaire à Moraira ...

Les habitudes sont rassurantes, apaisantes et contribuent le plus souvent à vider la tête, surtout lorsqu'elles prennent naissance sur un lieu de vacances idyllique...Soudain se dire que l'on n'a pas pensé!! Drôle de sensation d'une vie en tongs. 
Le rocher de Calpe vu de la plage du Portet 

Dix jours en Espagne, en 2016 puis en 2017, aux antipodes de mon voyage en Ecosse ou de la Bretagne, afin de sécher et vivre des vacances totalement différentes, qui font chaud dans tous les sens du terme! 
Je suis souvent allée en Espagne, la première fois était en 1972 avec mes parents à Llansa près de Figueras, puis 81, 85, la fin des années 90  de Madrid à l'Andalousie en passant par Sarragosse, Salamanque, Burgos ou Ségovie.
Nous avions fréquenté  la Costa Blanca lorsque les enfants étaient  petits, nous faisions farniente autour de la piscine d'une grande villa,  à Moraira puis à  Altea la blanche. De la mer on avait la vue, la couleur et la chaleur mais nous ne la touchions pas: trop salée, trop chaude, trop bondée, trop poussiéreuse, trop tout....
Pour ne pas s'y baigner,  nous évoquions alors une multitude de raisons: la foule, la chaleur sans ombre, la difficulté à se garer, la pénibilité à marcher sous le cagnard, la foule (toujours et surtout), la crainte des coups de soleil, le sable qui se faufile partout, la difficulté à surveiller les enfants, la peur qu'ils brûlent, le bruit, la Méditerranée polluée, le souvenir des après-midi d'ennui en Bretagne avec mes parents, l'inconfort des serviettes sous le parasol souvent inutile, des à-priori incontrôlables, de bonnes raisons sans aucun doute. 
Pourtant en Corse, j'avais aimé longer la côte par la mer,  en longues randonnées aquatiques avec masque et tuba, au départ d'une plage ratissée, très tôt le matin et tard le soir lorsque le soleil couchant faisait rougeoyer les rochers. Mais les enfants étaient grands, l'urbanisation préservée et réservée à quelques privilégiés. 
La mer, je l'avais chez moi, alors à quoi bon s'enquiquiner de contraintes qui me paraissaient insurmontables. (Je n'étais pas seule à décider).
Ces dix jours en 2016 furent pourtant très réparateurs et dépaysants et en 2017 finalement, j'ai remis le couvert.  je recycle avec bonheur un vieux brouillon jamais publié!
Allez en vacances à Moraira est propice  au farniente vautrée sur un transat ou un canapé un livre à la main. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu autant de livres en si peu de temps. J'ai fait le plein avec bonheur.
La liste des petits plaisirs est courte et simple.
Se lever après avoir baigné dans son jus toute la nuit sous les pales du ventilateur avec la certitude que même s'il pleut (la goutte froide aux eaux torrentielles qui ravinent le sable tout nouveau de la plage que les autorités locales auraient aimée plus large), on peut se promener en petite tenue très estivale, bannir le gilet! Squatter le canapé lorsque le soleil est au zénith, se coucher le soir en ayant toujours aussi chaud, ne connaître la fraîcheur qu'au supermarché Mercadona ou Pepe la Sal, randonner au masque tuba pendant plus d'une heure dans une mer d'une grande limpidité, mater les bancs de poissons, traquer les traces des soles sur le fond de la mer, guetter la raie ou la rascasse, le poulpe ou l'étoile de mer, rire et papoter en faisant la planche, se gaver de salades et de raisins, vivre au rythme des grandes tablées et des rassemblements sur la dalle du Portet, admirer sans se lasser le Penon de Ifach sur Calpe, goûter au Pim's de Fred, jouir des récits de D. qui a connu le Maroc et le port autrefois, ses barques au repos sur la plage et la criée  qui fut fermée l'année dernière.
Malgré les touristes venus de toute l'Europe, les tomates et les concombres de Hollande, l'uniformisation européenne générale, Moraira et le Portet restent une destination de choix, où les arbres plantés dans les années 70 et 80 cachent les maisons blanches aux toits de tuiles qui grimpent de plus en plus sur les collines.
Mais je n'irais pas jusqu'à dire comme Michel Hazananivicius dans le dernier ELLe qu'il s'agit d'un village de pécheurs préservé!!! Ouarf! 



lundi 14 août 2017

Trois petits tours et puis s'en vont...

Décidément, ce blog est bien vide mais pourquoi ne pas y consacrer quelques lignes aux plus belles randonnées de Bretagne sud ? Cette semaine, trois petits tours remarquables à expérimenter. 
Lesconil-Plobannalec

Le plus paisible, la boucle de Pont-Scorff pour la découverte du manoir de Saint-Urchaut: chemin parfaitement balisé, en jaune, très entretenu, je dirais presque jardiné, aménagé sur les marais, de façon à ne pas s'enliser dans la gadoue, des marches afin de grimper les pentes les plus ardues, avec très peu de goudron, souvent le long du Scorff, de la Scave ou de l'étang du Verger, ni trop court ni trop long (12km). Finir par une bière (ou deux) sur la place du village, historiquement bien conservée et charmante.  Le meilleur lien pour cette balade est ici.
Le Scorff

Vers la Scave 

La plus étonnante Doëlan-Le Pouldu, sur le chemin côtier, il est possible de faire une boucle mais  la lumière de la mer variant, qu'on aille du sud au nord ou du nord au sud, au dessus des falaises rocheuses, permet les aller-retour: découvrir au détour du chemin, les plages jaunes et or du Kerrou et de Bellangenet ici.
Le Pouldu, plage du Kerrou

La plus nature, la boucle terre-mer sur Lesconil, car elle n'est pas aussi léchée que celle sur la commune de Pont-Scorff, on chemine de chapelle en fontaine, de menhir en dolmen,  sur des routes goudronnées, souvent seuls et en plein soleil, mais elle est attachante car si peu fréquentée. L'arrivée sur les plages de Lesconil est sublime, une plongée dans les souvenirs des années 60-70 quand à perte de vue, il n'y avait que quelques parasols.
Lesconil-Plobannalec

vendredi 28 juillet 2017

Femme d'intérieur!

J'ai entendu récemment les expressions "femmes d'intérieur, femmes d'extérieur",  ... elles m'ont laissée dubitative....

Je visualise relativement bien ce que sont des plantes d'intérieur, en pot, importées des pays chauds qu'on peut difficilement mettre sur son balcon puisqu'elles craignent les pluies torrentielles et le froid. Je vois tous les jours les plantes d'extérieur, elles sont légion dans mon jardin, camélia, rhododendrons, hortensias, bruyères, orangers du Mexique, et même nénuphars et papyrus, ces dernières étant aussi des plantes d'eau!
Tout comme les plantes,  on aurait des femmes pour le dedans, des femmes en pot, des potiches tout juste bonnes à tenir le balai, la serpillère et les lingettes odorantes, et, des femmes pour le dehors, des filles de joie (?), des femmes qu'on arrose de temps en temps, qui résistent aux embruns, aux giboulées et aux frimas, des rudes, de rougeaudes, des brutes. 
J'imagine les premières comme de petits êtres fragiles, confinées dans leur salon, alanguies dans une chauffeuse, une couverture en laine des Pyrénées sur les genoux, tenant à peine entre deux doigts un mouchoir de soie en dentelle, les autres comme de lourdaudes paysannes au retour de la traite (des vaches) droites dans leurs bottes en caoutchouc couvertes de bouses et de paille, le seau à lait dans une main, l'autre tenant la fourche à fumier.
Je ne sais pas pourquoi mais l'expression laisse surgir l'image de la fermière chez qui nous allions chaque soir acheter le lait. Elle était assise sur son tabouret au pis de la vache à l'heure de la traite, dans sa blouse à carreaux délavée, protégée d'un tablier qui fut bleu. La queue balayait les mouches, au dessus du lait, grattait les croutes de bouse qui maculaient l'arrière-train. Une rigole de purin filait dans la cour vers le fumier où batifolaient les poules, leur coq et les canes.
La mère D. incarne la femme d'extérieur, tout comme ma mère que je n'ai jamais vue un plumeau à la main, encore moins briquer chaque jour la tommette de la cuisine.

L'expression ne serait-elle pas à  la mode, voilà deux fois que je l'entends sur l'air de " tu es beaucoup plus femme d'intérieur que moi"!
Parce que je fais peu d'heures au lycée? Car je ne cavale pas le soir après le boulot? Car je ne cours pas après les papillons, le week-end, quelque soit la météo?
Faut croire. 
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...