dimanche 19 février 2017

J'ai testé la thalassothérapie

J'ai testé la thalassothérapie, et pas n'importe laquelle, celle de Quiberon, autrefois Louison Bobet, devenue depuis un hôtel 5 étoiles,  du groupe Accor Sofitel! Du cycliste, il ne reste plus que le boulevard qui passe derrière l'établissement! 

J'ai nagé, mijoté, infusé, je suis bouillie, cuite, massée, imprégnée d'huiles essentielles, relaxée, zen, détendue. Je suis heureuse, tout simplement,  d'avoir vécu un week-end magique face à la mer, le ciel et le soleil plein les mirettes, du bleu et du blanc sur fond de côte sauvage . 
Franchement, il y a encore peu de temps, je disais à ma copine que je n'avais strictement aucune envie d'aller traîner la savate en peignoir beigeasse avec des tas de belous bedonnants et fripés. Ce que j'aime ce sont les treks, la sueur, la souffrance à grimper les pentes abruptes et enneigées avec deux kilos de raquette aux pieds, lourdement chargée d'un énorme sac à dos bourré de bois de chauffage, d'eau et de saucisses! 
Mijoter dans le bouillon, trop peu pour moi .... 
Eh bien, il ne faut jamais dire "fontaine je ne boirai pas de ton eau!
Jamais
La thalassothérapie j'adore, j'en redemande et je conseille ....
Certes, je fus invitée pour deux jours complets par des amis dans le luxe le plus total, ce qui aide fortement à changer d'opinion. J'avoue que je leur dois une reconnaissance éternelle, puisque le souvenir sera infini et à la hauteur de la prestation. 
Quels ingrédients pour une bonne thalassothérapie? 
- le soleil au rendez-vous (mais il semblerait que la pluie ne gâche rien puisque le lieu se fait alors enveloppant)
- la mer, bleue, blanche, agitée ou calme mais si belle! 
- des repas excellents
- un petit déjeuner à se faire péter la panse (ah les crêpes du chef cuisinier! les petites verines de fruits frais, les différents pains, le saumon fumé incomparable!) 
- des amis paisibles, passionnants, chaleureux, aimants surtout (ce sont eux qui, au final, font pencher la balance) 
- des rires et des sourires 
- la qualité des installations 
- une piscine de 25m, inoccupée la plupart du temps, à l'eau de mer 
- la lumière et les différents salons qui donnent l'impression qu'il n'y a personne
- le professionnalisme du personnel 
- Quiberon que je découvre
- la Bretagne. 
Recette
- se lever dès potron-minet pour un footing  sur le chemin côtier (mater le soleil qui se lève et rougeoie l'horizon)
- prendre un petit déjeuner conséquent, avec des produits très frais et la vue sur mer 
- se rendre tranquillement vers les installations de thalassothérapie, à un pas de sénateur, son petit sac en toile sur l'épaule, en peignoir forcément et tatanes tongs. 
- opter pour la séance de natation dans le bassin d'eau de mer, de 25m
- réserver un soin: le massage sous pluie aux huiles essentielles (relaxant et déstabilisant, on ne localise plus la masseuse ni les deux côtés de son corps, expérience de lévitation bienfaisante) ou l'emballage aux algues. Avant de me retrouver coincée comme un boudin dans du cellophane, sur un lit chauffant avec des lunettes rafraîchissantes, j'imaginais le tas de laminaires qui couvriraient mon corps, déposés à coup de fourches par le personnel soignant! J'ai sué comme un boeuf au point de transformer la pâte verte qui m'enrobait en soupe verdâtre, liquéfiée sur le plastique. Pendant la séance, j'ai pu écouter les commentaires de monsieur A. écoeuré qu'on ne puisse pas lui donner un slip plus grand pour loger Popol et le mettre à l'abri des regards! 
- goûter aux jacuzzis 
- finir par le sauna puis le hammam ... avant d'aller s'envelopper dans une couette sur la terrasse zen face à la mer. 
- ne pas hésiter entre midi et 17h à visiter Quiberon ou la côte sauvage, déjeuner au vivier ou dans un des nombreux restaurants de la ville, ou tout simplement pique-niquer sur les rochers (face à la mer, j'insiste) 
- remettre le couvert après 17h, (y a pas de mal à se faire du bien)
- dîner, 
- s'endormir dans le confort d'un sur-matelas en plumes, comme dans un cocon, penser être dans un berceau! 

Il semblerait que la cuisson soit meilleure une semaine, mais deux jours sont déjà tellement dépaysants qu'on se croirait ailleurs, totalement déconnecté, au bout du monde! 
Un grand merci à vous C. et P. ! 


lundi 30 janvier 2017

Lalala lala lala land!

Paris soft, Paris cinéma ... Après avoir vu l'exposition Avedon à la BNF, nous avons sacrifié au cinéma, La la land, histoire de ménager la paillasse!

La la Land .... quoi en dire?
J'ai dormi!
Je vous rassure, je n'ai pas trop dormi, (juste un petit roupillon discret sans trop baver ni ronfler)  le film vaut mieux que ça, mais j'ai piqué du nez, un peu,  sans excuse puisqu'il était quatre heures de l'après-midi. Passé le grand frisson des dix premières minutes, j'avoue m'être ennuyée,  juste au moment de plonger dans les bras de Morphée! Pour ma défense, mon camarade-voisin sommeillait peinardement, également, le nez dans le jabot,  provoquant chez moi un fou-rire salvateur. C'est fou comme cela fait du bien de ne pas se sentir seule.
Le film est sympa mais l'émotion du début ne dure pas, même si, la leçon sur les choix que l'on fait, les rêves qu'il faut mener à terme, la musique, le jazz et les sourires, la beauté de Ryan Gosling  font chaud au coeur!
Pour Avedon, visiteur, passe ton chemin à part la bite de Noureev, les facéties de Duras ou le cou de poulet de Chanel et la délicieuse Audrey Hepburn photographiée sous toutes les coutures, les 9 euros peuvent rester en travers la gorge et la pauvreté des commentaires d'une guide conférencière à la voix fluette ne donnait guère d'arguments pour soutenir le propos.
La journée fut sauvée par un sympathique footing sur les bords de Seine jusque sous sa majesté la Tour Eiffel dans une douceur de bonne aloi, nous faisant oublier les grands froids des derniers jours.
Sauvée également par l'épatante exposition à l'Orangerie concernant les peintres américains des années 30 et j'ai surtout adoré  les collections permanentes de ce lieu sympathique. Habituellement il n'attire guère les foules et pourtant mérite largement le déplacement. 
Sauvée également par la réjouissante exposition du musée des arts décoratifs intitulée "tenue correcte exigée" qui a le mérite de poser la question des codes de la bienséance vestimentaire à différentes époques. 
Il ne faut pas manquer l'exposition au Mémorial de la Shoah concernant la bande dessinée et le génocide, remarquable. Elle dure jusqu'en octobre 2017. Par contre, je n'ai pas pu voir celle concernant Gaston, au delà de Lagaffe à Pompidou, prise d'assaut un samedi matin grisâtre. 
L'air dimanche était glacial, à ne pas mettre un nez dehors, l'après midi fut paisible dans la chaleur de l'appartement sans avoir l'envie ni le besoin de courir partout. Grippe quand tu nous tiens! 
Mickey à Gurs, son auteur est mort gazé en arrivant à Auschwitz.

vendredi 27 janvier 2017

Virée hivernale à Paris

Une fois n'est pas coutume, j'ai décidé une virée hivernale à Paris! Juste avant que les expositions ne tournent, je m'offre un week-end ciselé pour ne faire que du chirurgical: les trucs improbables, les quartiers ignorés, quelques boutiques rares. 

Un coup de folie car le lit s'imposait afin de récupérer des maux de l'hiver à froid de gueux. Après la gastro, je traîne depuis 8 jours le syndrome grippal à la mode: pas la grippe (radicale) ni un simple rhume, non, une saloperie qui, sans clouer au lit, sape la forme pour un moment avec toux à s'arracher les poumons, sentiments d'essoufflement, teint livide, yeux de lapin mixomatosé, envie de dormir en permanence, écoeurement pour les repas et surtout le vin (damned). 
Je suis bien malade, avec probablement (au jugé puisque je n'ai pas de thermomètre, je n'en ai jamais eu) un petit train de fièvre 37°5-38° qui font que la nuit je baigne dans mon jus, que mes matins sont difficiles, avec une irrésistible envie de ne pas se lever. J'ai l'impression de ramper jusqu'à la cuisine tellement le poids de  ma carcasse pèse, je vais au travail à reculons, redoublant de stratégie pour faire travailler et non m'épuiser au tableau. J'ai beaucoup plus de scrupules que les élèves qui au moindre pet de travers gardent le lit. 
J'ai passé la semaine à me secouer afin d'aller au lycée puis à rentrer chez moi pour me coucher, pas sûr que Paris et ses miasmes délétères soient bons pour ma guérison. L'air pue (et je pèse mes mots), saturé d'oxyde de carbone, façon pot d'échappement actif en permanence. Drôle d'impression!
Hauts les coeurs!
A moi la vie parisienne!


samedi 14 janvier 2017

Une virée en Bretagne nord.

Cinquante nuances de choux, verts, verts clairs, verts sombres, mauves, fins, énormes, ras, hauts, pommés en Bretagne nord
Aber Wrach

On sait qu'on est en Bretagne nord lorsque l'on commence à suivre des tracteurs et à voir des usines ou hangars blancs se détacher sur fond de bleu sombre, ciel annonciateur de pluie (ou pas). La région semble riche, bruyante, active et cultivée (agricole) ; à perte de vue, choux, colza, artichauts, choux, hiboux, choux, cailloux, poux ... paysage piqueté de vaches pie noires sur lit d'herbe bien grasse. 
Incontournable et indispensable à la localisation,  l'odeur ... qui ressemble à un pet géant. 
Le littoral est  à se damner avec ou sans soleil. Au couchant, il se pare de sang rouge et jaune, la lumière dore les dunes, enveloppe les rochers. Il ne reste que la mer infinie.
Bref, stop les niaiseries, vous l'aurez compris une virée sur la côte nord du Finistère est inoubliable et je la conseille vivement!
En vrac:
Des rias ou abers en veux-tu en voilà, ils poussent leur ramification loin dans les terres
Des clochers de granite de dentelles sur fond de bleu gris, sous vent d'est. 
Tagornes, aigrettes, oies bernaches, cormorans, et même un phoque qui rodait, prêt à tout pour chopper les appâts des petits pêcheurs à la ligne sur la jetée de Moguirriec.  
Il y a juste un petit problème, l'été notamment, la région peut être étouffée par un pesant brouillard tandis que le sud se bronze sur nos plages.

Porspoder
Aber Wrach
Quelques bonnes idées :
- nombreux chemins de randonnées bien balisés (s'adresser aux offices du tourisme)
- un balcon sur la mer à Roscoff, magnifique bed&breakfast
- le restaurant le château de sable à Porspoder
- la maison du boulanger à Lanilis
- la route touristique de Landunvez
- Lanuldit au petit matin 

samedi 31 décembre 2016

Une belle année 2017!

Mes petits poulets, je vous souhaite une belle année 2017!!! (et ça rime) 
Côte de Landunvez, Bretagne nord, fin 2016, le bout du monde

De l'amour forcément, et pas du mou, du plan plan, du lénifiant, du bel amour qui fait du bien.
Un travail qui plaît.
Des voyages. 
Des bains (du vin, du pain et du boursin, nan .... juste pour la rime, préférer un bon gorgonzola ou un camembert bien fait) .
Des amis à la pelle, ceux qui viendront vous soutenir quand vous irez mal, seront là quoiqu'il arrive.
De la santé (hips), à se dire d'ailleurs que c'est le plus important, pour le reste, roule ma poule! 
Tout choisir, sans se faire de noeud dans la tête, courir quand il nous chante, ne rien faire afin de prendre le temps de vivre, intensément, forcément, car vivre se vit intensément quoiqu'on fasse, pleinement, à toute vitesse ou à un train de sénateur, (j'aime bien l'expression).
De beaux moments, même courts, une lumière sur la mer, le sable douillet, le chat qui se roule sur le dos pour souhaiter la bienvenue, un éclat dans l'arbre, même le héron sur la mare qui boulotte les poissons, le bruit des vagues, l'odeur des embruns, le soleil au couchant, le ciel au levant, la chaleur de midi.
Des rires.
Des livres qui font rêver.
Des habitudes, de leur douceur qui enveloppe.
Penser aux autres, les aimer, rire de leur rire, voir leurs yeux briller, pleurer, et remercier 2016 d'avoir fait son oeuvre. 

Bonne et belle année 2017! 



dimanche 25 décembre 2016

Des nouvelles de Lili

Voilà bien longtemps que je ne vous ai pas donné des nouvelles de Lili …

Lili aime les arbres, les fleurs, galoper dans le jardin, faire suer le chien du voisin du haut des pins seulement voilà, mi octobre, la bestiole a disparu… Volatilisée vraiment. Une inquiétude sourde, un vide certain du joli accueil qu'elle nous faisait, l'appel du museau pour rentrer à la vitre, la tête penchée, tout nous manquait.
Un chat ne part jamais bien loin et surtout il revient!
Mais elle non, que dalle, que tchi, rien, nada malgré nos appels angoissés dans la rue.
Il lui était déjà arrivé de disparaître plus de 24h à deux ou trois reprises mais jamais aussi longtemps… 
Au bout d'une semaine, nous avons consulté le site petnet qui la signalait sur le terrain de rugby à 1km5 de chez elle puis la SPA (de Quimper parce que celle de notre ville  serait trop simple) qui a finalement reçu un signalement d'une femme disant l'avoir retrouvée près de chez elle, franchement loin … Renseignements pris on ne pouvait la récupérer qu'à la capitale moyennant 90 euros de puçage …. La note était salée mais quand on aime on ne compte pas. Le temps de le dire, du moins de régler les affaires administratives, la bestiole avait pris la poudre d'escampette et disparaissait à nouveau de chez sa nouvelle tenancière. Damned!
J'ai donc mis des avis de recherche dans le quartier, feuilles de papier avec jolie photographie, très fragiles,  sous les pluies torrentielles, placardées sous un autre avis de chat disparu, dûment plastifié…une bonne dizaine sur les poteaux, les panneaux, les murs.
Finalement, la chatte qui sait probablement lire, est retournée chez la sauveuse qui cette fois-ci l'a bouclée et a prévenu sa propriétaire!
Sauvée …
Au bout de 17 jours d'errance.

Depuis elle est bouclée, pucée, opérée. Nous le promenons en laisse car c'est Noël et la voisine, que nous soupçonnons d'enlèvement et de déportation du chat dans un autre quartier, est en vacances! Pas question de prendre le risque qu'elle soit à nouveau enlevée, qu'elle disparaisse et ne revienne plus. Chaque jour elle court dans toute la maison comme une dératée, se planque pour nous surprendre sous un fauteuil, une étagère ou la table, se jette sur nous en mode suricate mais se vautre à l'atterrissage 
Pour varier les plaisirs, nous faisons garde alternée, une semaine ici, une semaine à Brest. Là-bas elle a bousillé le sapin, joué au foot avec les boules, ici, piétiné les cadeaux, tiré les rubans. 
Dehors au bout de sa laisse, elle prend l'air  du jardin mais à pas mesurés, l'herbe étant mouillée et le temps frais. 
Nous la lâcherons bientôt, quand ses poils auront tous repoussé, et qu'on sera sûr qu'elle ne partira pas (ce qui est, il faut bien le dire, un voeu pieu, mais c'est Noël). 

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