mercredi 22 avril 2026

Cul de sac !!!

Ainsi donc, dimanche nous avons décidé de faire une sortie longue à vélo afin d'explorer des contrées inconnues au départ de chez moi. 

Porcherie industrielle 

80km

Inconnues pas tout à fait car une partie du parcours nous est totalement familière, longues pentes verdoyantes, petits ruisseaux sur les bas-côtés, quelques hameaux rénovés et même construction d'une longue piste cyclable entre les deux bleds principaux de la collectivité territoriale, une innovation, à signaler et à féliciter, une vraie piste cyclable afin d'éviter les morts sur une route passante, encourager les migrations pendulaires entre le port et les lieux de résidence des travailleurs (?). Un trajet qui doit s'effectuer en 15 minutes à vélo électrique!

Mais ce n'est pas le sujet, au delà de notre zone de confort, sur une revêtement de goudron indigne, nous avons découvert le rural profond, celui des grosses exploitations agricoles : élevage de cochons, plantation de sapins Nordmann pour "la Noël", taureaux en plein champ, tracteurs monstres, silos distributeurs  de bouffe industrielle, une campagne qui commence à Kernevel et s'étend sur le nord de Quimperlé vers Saint-Thurien, Le Trévoux, Saint-Jacques, loin du tourisme de Pont-Aven par où l'on rentre. Les communes ne s'embarrassent pas de signalétique pour vtt ou pour vélo, les maisons sont modernisées afin d'héberger le paysan et sa famille, les autres à l'abandon. Qui irait louer un gîte rural à Tataouine-les-oies, loin de la mer, dans les odeurs de purins, d'épandage, de fiantes de poulaillers industriels ou de bouses (j'adore) ? 

C'est ainsi qu'après avoir gentiment pique-niqué sur un muret autour de l'église de Saint-Thurien, village désert à midi un dimanche, nous avons repris notre périple en suivant le magnifique tracé que j'avais réalisé sur Koomot et transmis au GPS (aga le gars qui sait).

Damned! 

Avons été bloqués à Kermestr, devant un immense portail au milieu de nulle part (enfin presque car la voie rapide n'est jamais bien loin) sans espoir d'entrer, de contourner, de franchir la muraille dûment signalée par le propriétaire, c'était interdit, fermé, la commune n'ayant pas cru utile de signaler le cul de sac !

Forcément il y avait abus et j'avais fauté! 

Difficile de tout vérifier sur l'application cartesIgn, véritable application de l'Institut Géographique National (vous pouvez balancer tout le reste généralement incomplet), pourtant ce qui semblait accessible sur Koomot ne l'était pas sur l'appli IGN! J'aurais pu repérer la faille... 

Et puis j'ai fouillé supputant un abus de pouvoir de la part du fermier et de la fermière. 

En réalité, ceux-ci n'ont fait que récupérer leur bien, protéger la propriété des importuns en fermant le chemin communal. 

Kermestr figure sur le cadastre de 1830, aucun chemin n'est tracé sur la carte en provenance du Trévoux, les communications se font vers le nord vers Kerjafret. On y arrive à pied ou à cheval, sur un sentier difficile. Rien n'a vraiment changé  en 1935. 

Cadastre napoléonien 1830

Cadastre 1935

Dans les années 70 avec le remembrement (et la PAC)  la ferme est reliée à Pont-Aven par le sud et au Trévoux par le nord-est; on la traverse allègrement. La liaison avec Kerjafré a disparu. 
En 1983 on traverse allègrement la ferme comme le montre la carte papier que je conserve religieusement. 
Ma carte 1983

En 2007, deux petits traits rouges barrent le chemin et indiquent que la traversée est interdite aux véhicules.  

ma carte en  2007



En 2018 le chemin est définitivement barré par deux traits noirs ce que n'a pas pris en compte Koomot! Le territoire est cadastré, le chemin et la cour centrale constituent la parcelle 125... Les paysans sont bien chez eux, il n'y a pas eu d'abus. Aujourd'hui l'usage des chemins est exclusivement réservé au propriétaire! 


ma carte la plus récente 2018
Cadastre en ligne

Restait à trouver une autre route... ce que le GPS a proposé! Je vous fais grâce des détails.... 

Quelle leçon tirer de cette merveilleuse aventure au pays des ploucs et des bouseux? D'abord ne faire confiance à aucune application même si celle-ci et surtout Koomot dont je suis fan absolue facilite l'aventure à vélo! 

Une seule source doit être votre bible IGN! L'appli est géniale, facile d'emploi. Elle propose même les circuits pédestres de randonnées. 

vendredi 3 avril 2026

Saint Fiacre

Route du Thélin Plélan-le-Grand, Saint Fiacre 


Je suis en train de nettoyer mon jardin, je désherbe avant qu'il ne soit complètement envahi. Je fais propre, propreté toute relative, après mon passage, c'est loin d'être nickel, totalement nu, il subsiste des feuilles, des mauvaises herbes que je considère comme insignifiantes. Pour tout éradiquer façon therminator, il faudrait y passer des heures (RIP le désherbant).  Pourvu que de loin, la mer se voit, que les graviers semblent blancs, que les buis soient maîtrisés et qu'il reste un peu de sauvagerie: des ronces, quelques genêts, des ajoncs, des pâquerettes, les tiges d'herbes folles desséchées lesquelles, depuis des mois,  résistent au vent. J'ai décrété que les fleurs de pissenlits étaient belles et qu'elles resteraient entre les dalles d'ardoises. 

Bref, j'évolue de renoncement en renoncement, laissant peu à peu la végétation gagner le combat contre la minéralité du gravillonnage et la perspective maritime totalement dégagée. 

Je jardine laissant mon cerveau vagabonder. En ahanant le taille haie à la main, je songeais à Saint-Fiacre à Plélan-le-Grand (Ille et Vilaine), lieu-dit, route du Thélin, où mes grands-parents, ma mère et sa soeur ont vécu après la première guerre mondiale jusqu'à ce que le propriétaire récupère la maisonnette. 

Toute mon enfance, lors des repas de famille, ils évoquaient Saint Fiacre, lieu de bonheur et de rire, de chansons braillées à tue tête, et de blagues pipi-caca-popo! Saint-Fiacre c'était le bonheur et mon père ricanait en faisant tss tss entre ses dents. Jusqu'à aujourd'hui je n'ai jamais eu  la curiosité de lire la biographie du saint! 

CQFD! 

Le hasard fait bien les choses car j'apprends que  fort apprécié de son vivant, Saint-Fiacre est vénéré comme saint patron des maraîchers et des jardiniers  (accessoirement des cochers et des chauffeurs de taxi). Ses attributs sont la pelle et la bêche tandis que je pratique la raclette, la binette et le râteau!  Saint Fiacre cultive les plantes médicinales afin d'exercer ses talents de phytothérapeute auprès des pèlerins notamment ceux atteint du " fic " ou mal de Saint-Fiacre.Il est invoqué en cas d'hémorroïdes! Il exerça sans aucun doute avec succès puisqu'il a laissé son nom à deux anciens laxatifs, « l'herbe de Saint-Fiacre » (Verbascum thapsus, molène commune) et le « Fiàkerpulver » encore connu aujourd'hui des Autrichiens. Ainsi donc mon grand-père Emile, préparateur en pharmacie, roi des préparations, vivait près d'un saint qui aurait bien pu être aussi celui des pharmaciens! 

Coïncidence! 

Le jardinage fait gamberger, pour sûr ... autour d'histoires qui finalement ont peu de rapport! 

Prochain épisode: La maisonnette 

PS: à la rubrique jardinage, vous trouverez de nombreux billets témoignant de mon addiction à l'activité mais également de l'appauvrissement en fleurs de mon jardin! Il n'y a plus que des pâquerettes et du vert! (et du lierre ) On se demande comment la mare n'est pas encore comblée! 





samedi 14 février 2026

Regis

Un mois de vacances en Mercury


"Chers tous 

Le 3 octobre 1955

Tout va bien, sommes en Georgie après avoir traversé les terres basses du Mississipi et de l’Alabama. N’empêche que samedi soir dans une boîte de nuit avant Méridian (Mississipi) alors que nous dansions il y eu une descente de police exprès pour nous, c’est à dire Valgas et moi. (De marbeuf étant hors de cause) Fouilles, palabres. Puis ces 6 messieurs disparurent en s’excusant. Ceci nous procura un succès inespéré pour le reste de la nuit..depuis que la direction de l’établissement nous ai  expliquer le pourquoi de l’affaire. Ils pensaient que nous étions porteurs d’armes (quand l’un de nous allait danser il passait discrètement son portefeuille à l’autre, c’était là le secret de l’affaire). 

Le 4 octobre

Pour la première fois j’ai fait une erreur sur la carte et alors que nous devions entrer en Caroline du nord nous sommes retournés 20 miles en arrière. Ce n’est pas trop désespérant parce que le pays est magnifique mais ça nous fait perdre du temps et hier j’ai reçu une lettre à la poste restante d’Atlanta me signalant un meeting à faire pour le Farm bureau le 10 prochain. Avons encore 1500km à faire avec les visites, va falloir faire vinaigre. Allons rentrer dans les Smocks Mountains (fin des Appalaches ) C’est un pays tout en collines couvertes de forêts qui commencent à rougir et jaunir. C’est très beau 

Nous venons de faire le magasin de l’Indian réservation mais c’est cher tant pis!

Je vous embrasse très fort Régis. "


Régis est décédé fin janvier 2026, il allait avoir 96 ans, une belle vie, sans vraiment de problèmes de santé. Il continuait à conduire afin d'aller sur la place du village boire un petit café avec ses copains. 

Entre février 1955 et février 1956, il a vécu aux Etats-Unis dans une ferme dans le Minnesota près de Winona. Il avait 25 ans! Une expérience qui marque une vie. 


(Régis écrivait bien sans faire vraiment de fautes d'orthographe, je n'ai rien corrigé)

vendredi 16 janvier 2026

Je fais du vélo!

Début du XXème siècle, non datée. 
(collection personnelle)

1969 en minivélo!

J'aime beaucoup ces deux photographies! Les décors sont différents, la jeune femme qui sourit  (ce qui est rare sur les photographies de cette époque!  Merci C.) pose en studio devant l'objectif du photographe, je suis dans le jardin du pavillon de banlieue que l'on vient d'investir en 1967, le paradis de la plaque et des bordures en ciment, le poteau à linge, le potager pour les poireaux, les carottes et les échalotes, les géraniums qui poussent tout seuls dans les jardinières. Ma mère fait un Polaroïd qui par chance ne sera pas beurré par le produit qu'on devait étaler sur le cliché afin d'en garantir la conservation. 

La première est étonnante, il est rare de voir au début du XXème siècle une jeune femme se faire photographier près d'une bicyclette de cet acabit! Il s'agit d'un modèle homme qui me semble trop grand pour elle,  on a du mal à l'imaginer passant la barre avec sa tenue distinguée. Il n'y a qu'un seul frein arrière, une sonnette, des garde-boue, des boyaux de caoutchouc de la marque Michelin. Il correspond un peu au modèle  homme Delys-Le Globe de 1911. 

En 1969, mes parents m'offrent un mini-vélo, en réalité un vélo pliant qu'on n'a jamais plié! C'était le concept MINI que je voulais, pas pliant! De toute façon, mon père équipé de deux mains gauches n'auraient probablement pas pu le mettre dans le coffre de sa voiture et rien qu'à l'idée qu'il aurait pu en rayer les contreforts annihilait  toute velléité de pliage! Ce n'est pas avec celui-ci que je ferai, avec les copains, de grandes virées dans la campagne, on utilisait le bon Gitane adapté à notre taille, un léger à grandes roues. 

Je n'ai aucun souvenir d'avoir pédalé avec ce mini-vélo! Il était chic, tout blanc mais un peu trop  rond à mon goût et je crois me souvenir que ma voisine en avait un avec une coupe plus moderne (les roues n'étaient pas carrées, non non ...) ! J'ai posé pour la photo, avec ma robe rose en "schmelpoff"  très courte - ce qui était possible de porter sur ce type de vélo- et mes socquettes blanches, des couettes pour contenir mes cheveux frisés, qui poussaient en touffe et que j'avais du mal à discipliner jusqu'à ce qu'une andouille de coiffeuse me les désépaississe! 

J'ai la montre au poignet que mes parents m'ont offerte, une LIP! Ne faisant pas ma communion car ma mère "bouffait du curé", ils m'avaient dit que cela n'empêchait pas l'achat d'une montre! Les communiants qui avaient fait une retraite mystérieuse dont ils taisaient les secrets, croulaient sous les présents offerts aux repas "de communion" par leur parrain et marraine dont le seul rôle, me semblait-il, était de les gâter à cette occasion. J'avais bien un parrain et une marraine-  ayant été baptisée-, mais on n'en faisait pas un plat, et je me demandais bien à quoi ils pouvaient bien servir! A ma naissance, me baptiser fut  pour mes parents 'une formalité doublée  d'un vieux relent de peur de me voir errer entre paradis et enfer si il m'était arrivé quelque chose! 

Après le vélo chic, j'ai eu une CIAO blanche avec laquelle j'allais au lycée que j'ai ensuite abandonnée pour frimer en Solex puis en terminale à vélo Gitane. Ciao, mini-vélo et Solex devaient croupir au fond du garage! Je réalise que passer les premières années à Sacé, en mode post seconde guerre mondiale, ouaters au fond du jardin, poêle qui servait à se chauffer et à cuisiner, un seul lavabo pour se laver (dans la cuisine) on est entré à pieds joints et avec bonheur dans la société de consommation des trente Glorieuses en même temps que le téléphone arrivait mais qui restait caché dans le placard! 


jeudi 4 décembre 2025

Vieilles? Vieux?




C'est bien connu, les vieilles et les vieux n'aiment pas le changement! Encore moins lorsqu'il s'agit du journal local, Ouest-France transformé depuis peu en torchon moins-disant. 

J'avais fini par  m'habituer, après des années, à la "nouvelle version"(2013) qui vient récemment de disparaître définitivement, les articles étaient moins denses, écrits plus gros et bien aérés, je n'avais pas aimé, on me prenait pour une quiche qu'il fallait guider dans la lecture et je pleurais  sur les contenus devenus allégés! 

Ce n'était rien par rapport à la nouvelle mouture née en novembre qui aurait "enthousiasmé un panel de lecteurs". Le nouveau est façon tabloïd anglais, bourrée de couleurs, de grandes photographies, de titres et sous-titres en gras et de placards publicitaires énormes. Les articles sont soigneusement sélectionnés, peu d'informations internationales et européennes (pour un canard pro-européen), une large place est faite aux faits divers, sous toutes ses formes, à chaud, devant la justice et il n'est pas rare de retrouver les mêmes en page France puis Bretagne puis locale, avec des détails plus fournis ou décrits différemment, la plupart sont des dépêches de l'AFP mal triturées... A vomir! (et toujours ce petit article concernant la curaille: pape, chapelle, vocation, pèlerinages, Lourdes) .... 

La rédaction a fait un choix éditorial creux, vide, pauvre, mou.  

La page locale est toujours aussi indigente entre la trouvaille d'un trèfle à quatre feuilles ou la chasse au ragondin, les ravages d'un troupeau de sangliers ou les tuyaux de la rue de la gare bouchés, l'ouverture d'une boutique de produits locaux (crêpes, galettes, pavés, sardines), une énième, apprendre (oui parfois) que le stade qui a coûté aux contribuables deux bras et les jambes pour une équipe médiocre sera livré en février alors qu'on ferme une école pour vétusté! 

Pour résumer, OF ne me met plus en joie, je n'ai plus envie de rire devant la pauvreté des informations dont les titres s'avèrent aussi truffés de fautes d'orthographe. 

Pourtant, ce quotidien est peut-être le seul en France qui a les moyens financiers, grâce à ses publications annexes, de survivre mais à l'évidence, le choix a été fait de réduire la voilure, de ne plus acheter auprès des journalistes free-lance les sérieux articles de fond et probablement de ne pas remplacer les départs en retraite ...  

J'ai trois solutions 

- tout arrêter? 

- changer de crémerie, le Télégramme de Brest est devenu tout aussi bien que le OF (ce n'est pas difficile) ?

- me contenter de la version numérique beaucoup moins onéreuse?

Les vieilles et les vieux ont du mal à se séparer de leurs habitudes, j'ai peur de manquer. 

PS: au mot-clé  Ouest-France, dans le blog, une dizaine d'articles qui tous font état de la même déception, il faut croire que je m'habitue et que j'y suis attachée. 

PPS: cf la photographie, on entrait dans la crêperie du golf comme on entrait dans une crèche à cochon, un énorme poêle réchauffait la dureté des bancs et l'inconfort des chaises paillées, ça sentait la fumée et le gras du beurre, les galettes avaient le goût du Sarrasin.  Elle plaisait aux touristes car elle avait aussi les relents du régionalisme bouseux. 

samedi 18 octobre 2025

Une virée vélo au pays de l'Ankou

Le Huelgoat, chaos 


Ainsi donc l'été indien étant pérenne, l'idée nous est venue de visiter à vélo Gravel, le pays de Huelgoat ou de le Huelgoat, c'est selon. Situé en Bretagne nord, il s'agissait d'éviter le froid, les brumes matinales qui s'accrochent toute la journée sur les crêtes acérées des monts d'Arrée! J'exagère à peine car ces anciennes montagnes du massif armoricain  marquent bien la séparation avec la Bretagne sud à la météo plus clémente. 

"Une Bretagne hors des entiers battus", presque intacte (?) selon le guide du Routard afin d'attirer les Parisiens en quête de bouses, de sabots, de crèches à cochon (longères sombres à toits de chaume ) et de sols en  terres battues

Les fermes sont énormes, largement occupées à élever des bovins, les champs sentent la vache et l'on suit sur les petites routes, très souvent à cette époque, des tracteurs monstrueux dont  les bennes sont remplies à ras bord de grains de maïs. Dans les creux se nichent des petits villages croquignolets avec chapelle en granite et calvaires et enclos paroissiaux

Sur les monts (les montagnes dont le plus haut sommet culmine à 384 m) les vents battent les landes d'ajoncs, de genêts et de bruyères en fleurs.  C'est pelé et sauvage, même des castors importés ont survécu et se sont multipliés. Ce sont les terres de l'Ankou, des âmes errantes et des sorciers, entre Roc'h Trédudon (en 1974 le FLB faisait sauter l'antenne) et Roc'h Trévezel! Ma mère adorait en parler et nous n'avions pas manqué d'aller visiter la roche tremblante au Huelgoat qu'un gamin haut comme trois pommes faisait bouger d'un petit coup de cul!

Il est vrai que nous n'avons vu personne hormis quelques motards ou campingcaristes sur le mont Saint-Michel de Braspart, pile poil là où il aurait terrassé le dragon. Les chemins forestiers ne sont guère entretenus quand ils ne servent pas aux compétitions sportives à VTT et nous avons dû porter nos vélos, bravant les ronces et les ajoncs, faisant fi des bêtes sauvages, enjamber les troncs d'arbres déracinés et surtout restés concentrés dans les ornières. Finalement la sortie Gravel aurait nécessité un VTT ... ou j'aurais dû davantage privilégier les petites routes peinardes. 

J'ai quand même pris un énorme gadin, j'ai littéralement volé, me demandant en un millième de seconde comment j'allais tomber sans me casser les dents ou m'écraser le nez (on pense à des trucs bizarres) sachant que je ne maîtrisais rien et que j'avais cette sensation présente pendant le vol. Le casque a tapé dur, je me suis relevée rapidement le petit doigt (la main ?) contusionné, il a morflé sévère, je peux à peine le plier! Mais ce n'est qu'au réveil du deuxième jour que j'ai vu tous les bleus dont je suis couverte! C'est ballot! 

Pas emballée totalement car j'aime particulièrement les petites routes autour de chez moi entre terre et mer, je me rends compte qu'il faudrait passer plusieurs jours dans le parc naturel régional d'Armorique afin d'en apprécier tous les secrets. 

De rudes amoureux publient un dictionnaire des Monts d'Arrée de 784 pages aux éditions Skol Vreizh au prix de 88 euros (quand on aime on ne compte pas). 

Et une fois n'est pas coutume, un florilège de mes plus belles photographies! 







PS j'ai cliqué sur un bouton qui a mis automatiquement des tas de mots en lien, je ne sais vraiment pas comment enlever cela ... Désolée! 

samedi 20 septembre 2025

Eté indien?



Ce devait être le retour de l'été, des grosses chaleurs... Que nenni! Hier fut nuageux, à peine chaud, un poil frais! Aujourd'hui il pleut des cordes et je me demande si je ne vais pas faire du feu! Le ciel est bouché, la mer grise. Le chat ronfle, la pelouse pousse comme les mauvaises herbes, la mare se remplit et les crapauds nés des grandes fornications du printemps font le tour de la maison nuitamment sans se préoccuper des chats qui guettent les croquettes de ma chatte. Le jeu de ces voleurs consiste  à se précipiter dans la maison dès que j'ouvre la porte-fenêtre et à engloutir goulûment les restes de pâtés desséchés, les graines humides qui moisissent dans le ramequin! N'ont pas d'honneur ces chats pourtant grassouillets mais insatiables, Lili les ignore la plupart du temps, grogne un peu mais en vain.  Heureusement l'automne est là et je n'ouvre plus que pour aérer. 

Voici donc un petit billet primesautier loin des fureurs du monde car google m'a prévenue, je suis restée absente trop longtemps sur ce blog et il me menace de fermeture! Le risque est trop grand! 

Je me remets au travail prochainement concernant les vies d'Emile, mon grand-père (prénom actuellement revenu à la mode, joie) ... 

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