mardi 31 mars 2015

Vélasquez à Paris et autres visites ...

Paris en mars ça donne quoi ?


De la pluie, du gris mais de la douceur, un printemps tardif et des musées en transition. 
Au menu, Vélasquez au Grand Palais, Bonnard à Orsay. Des deux, je préfère le deuxième. Cependant, l'Espagnol a un don pour les trognes, rougeaudes, bonasses, les atmosphères chaleureuses des bodegons, et les portraits des reines mères  coincées. 
Bonnard fait chanter les couleurs, la chaleur des lumières du sud, les salles de bains idéales où il fait bon se prélasser dans la baignoire, le pastis sous les canisses, les petits ponts de bois de Normandie au dessus des prairies fleuries. Le bonhomme qui ne payait pas de mine, partageait sa vie avec sa compagne et sa maîtresse, il a fini par épouser la première, la seconde s'est alors suicidée.
J'ai adoré l'exposition des cahiers dessinés à la Halle Saint-Pierre, nouveau lieu hip de la capitale, il y avait un monde fou! La mise en scène, les oeuvres tout est à voir, courrez-y vite! Décidément, cette année je parcours (là vite fait) ce quartier de Montmartre avec goût, il s'y mélange les touristes et les gens du quartier, pressés, souvent, badauds de passage ou commerçants.  Le café de la Halle bruissait des tintements des cuillères à café sur le bois des tables. On peut s'y poser/pauser, comme beaucoup, bouquiner, goûter, dans la verrière, à l'atmosphère chaleureuse.
J'ai donc passé deux jours intenses, sur Paris, dans l'humidité, ce qui contrastaient avec la chaleur de la maison bourgeoise du Parc de Sceaux: un petit 26° minimum! J'ai mouillé la chemise, il aurait fallu que je me balade en pyjama, ce que je ne me suis pas permise! J'ai goûté de l'igname, tout à fait patate mais un peu plus ferme et plus sec,  du gombo (que j'ai aimé à la surprise de mes hôtes me prévenant que le produit était gluant) et un poisson appelé  tilapia cuisiné avec du riz à la manière sénégalaise absolument divin!



dimanche 29 mars 2015

Une virée au parc de Sceaux ... et un peu à Paris!

Je connais assez peu la banlieue parisienne, et je n'ai, pour tout dire, pas très envie de connaître! Cela dit, Sceaux et notamment le quartier proche du parc mérite le détour! 

Imaginez une banlieue chic, mais très chic faite de grandes maisons à étages datant des années 30, 50 et 60, couvertes ou enfouies dans la végétation, avec petit personnel, (jardinier, cuisinière, majordome..) loin du boulevard, mais jouxtant le parc de Sceaux. 
J'ai fait un petit tour en courant ce matin, sur un chemin comme du velours, pas une racine, ni un caillou, on peut y courir sans avoir le nez rivé au sol, mais apprécier le paysage, la géométrie des rangées d'arbres nus autour du bassin, la solitude des matins de bruine. 
Se rendre à Paris en RER prend peu de temps, mais pour y revenir il faut s'armer de patience, le nombre de trains qui s'arrêtent à Parc de Sceaux se compte sur les doigts de la main! La banlieue de richoux se mérite! 
Je me suis demandée, ce matin, ce que les gens, qui vivaient ici, pouvaient connaître de la vraie vie? Celle des foules qui puent sous les bras dans le métro, celles qui achètent son pain à Leclerc, bouffe des patates, boit de la bière devant le match de foot en se grattant le bas-ventre, traîne sur les puceries, celle dont les mômes se filent des tartes dans le métro, adeptes d'une violence masculine revendiquée, (béquilles, claques et coup de boule) et valorisée. Deux petits mecs de 12-13 ans jouaient dans la rame à se bousculer, l'un avouant ne pas pleurer, l'autre fier de ne pas avoir été vu en train de pleurer, car "une béquille, ça fait un mal de chien!". 
On vote comment à Sceaux?
En attendant, j'ai rendez-vous avec la pluie, il pleut des seaux!




vendredi 27 mars 2015

Trop humain

J'aime les cochons! Ils ont dans le regard un je-ne-sais-quoi de trop humain.

A regarder de près celui sur la photographie, on sent qu'il sait ce qui l'attend! 
Il n'a pas tort, bientôt il ne sera plus que côtelettes, saucisses et jambons, même ses yeux, si craintifs, finiront en pâtés pour chat ou chien.
Michel Pastoureau en a fait un livre, préfacé par Jean-Pierre Coffe qui rappelle combien le vrai cochon, celui que l'on chérissait autrefois avant de le tuer cérémonieusement (c'est aujourd'hui interdit), avait une  viande  onctueuse, savoureuse, persillée, soyeuse!

Donc un billet pour ne rien dire... 

Votez bien!

mercredi 25 mars 2015

Un p.. de virus ...

Quoi de pire que d'être prof et de ne plus avoir de voix! Que dalle, que tchi sauf un tout petit filet rauque comme le chien de mon voisin lorsqu'il tente un aboiement sur le facteur ou le tondeur de pelouse!


Le mal est arrivé brusquement un matin chafouin. Depuis, je parle d'une voix d'outre-tombe! Par peur de contaminer mon entourage, je ne fais plus la bise, me tiens à distance de tous, ne bois plus à la bouteille (je sais même sans virus, c'est dégueulasse), me lave les mains tout le temps, j'agonise littéralement.
Dimanche fut la pire journée bien que j'ai à peine parlé (enfin juste ce qu'il faut pendant le footing mais rien de trop, à midi aussi...) car j'étais, en plus, totalement épuisée. Depuis, la forme est revenue mais pas la voix torpillée par 6h de cours, dont une avec une classe de bavards invétérés, qu'il faut calmer en permanence.
Je rêvais de hauts parleurs, de micros, de les tuer pour être plus claire, d'en prendre un pour taper sur l'autre, de me casser dormir à l'infirmerie, de boire un rhum lait chaud avec du miel, ou de partir me promener dans le petit bois afin de mater la mer à travers les pins!
J'ai lutté, les ai mis au boulot avec succès puisque certains furent ravis de réfléchir à nouveau sur les exercices proposés, notés bien sûr (sinon ils n'en branlent pas une!)
Bénéfice: une voix reposée, et un bon paquet de copies sans aucun effet médical!..
Episode 2.
8 jours, ce matin que je traîne cette voix rocailleuse, sans pouvoir parler normalement! Je m'habitue, certains  me trouvent encore plus sexy, (oui je sais, je suis toujours très contente de moi). Cette voix n'empêche pas de rire. Hier, l'occasion s'est présentée, un inextinguible fou-rire à deux, sans pouvoir s'arrêter dans des circonstances où il ne fallait pas rire, surtout pas, ce qui est bien pire. J'ai eu l'impression d'avoir réalisé un exploit sportif tant la sensation de détente était ensuite importante, comme un grand soulagement qui tient au ventre, à la rate? Elle est restée longtemps, jusqu'à me faire dormir toute une nuit sans vraiment me réveiller. Et si le secret d'un sommeil profond était rire à ne plus pouvoir s'arrêter? 
Là, je me tâte, piscine ou pas piscine? 

lundi 23 mars 2015

Les soirées entre filles, c'est chic!

Sans doute est-ce lié à l'âge ou aux circonstances mais voilà plusieurs soirées que je passe entre filles (surtout en bande) et j'avoue aimer!




En ces journées de la femme (moi c'est tous les jours), j'avoue trouver du plaisir près de mes copines chéries! Rire, danser, bavarder, bref, tout ce qu'il faut pour une bonne soirée jusqu'au bout de la nuit. Qui a dit qu'on pouvait avoir besoin des hommes?
J'ai été élevée avec l'idée que la compagnie des femmes était sujet à discordes, embrouilles, qu'on n'obtenait rien de bons dans un bureau où ne travaillaient que des femmes, qu'elles étaient à l'origine de chamailleries, de crêpage de chignons, voire même de bagarres. Il fallait la présence apaisante des hommes pour tempérer les ardeurs de ces dames, les canaliser, les empêcher de chicaner, ragoter .  Les métiers féminisées  étaient une catastrophe, il existait donc des concours, notamment dans l'enseignement, distincts hommes/femmes où les garçons peu nombreux réussissaient sans trop se fouler. Dans les années 70, ils pouvaient intégrer les écoles normales d'instituteurs avec une note médiocre en orthographe alors que les 20 filles reçues avaient toutes obtenu 20/20 en dictée.   A l'école, je sentais mes excellents résultats scolaires dénigrés, j'étais qualifiée de "laborieuse" tandis que le génie de la classe, un garçon, réussissait sans travailler, son intelligence était vantée devant tous. Du coup, ne pas travailler mais réussir devenait une qualité majeure, signalait le génie! Il n'a jamais eu son bac! Cela étant, les professeurs n'étaient guère plus complaisants avec les enfants issus de milieux sociaux défavorisés qui je cite " feraient éboueurs comme leur père, voire même pire". 
J'exagère à peine!
De la même façon, en tant que fille, il fallait mieux laisser la place, s'effacer car la priorité restait l'éducation des enfants. Point n'était besoin de trop réussir, du coup, puisqu'il y avait des métiers pour femme qui laissait du temps à leur consacrer. Travailler oui, mais sans sacrifier le couple et la famille. De fait, j'ai toujours travaillé: "on ne sait jamais ce qui peut se passer, tu peux être veuve ou même pire larguée pour une jeune, forcément à gros seins".
Les combats féministes restaient probablement l'apanage des femmes parisiennes, des "intellectuelles" et des jeunes, ma mère, alors, n'entrant plus dans cette catégorie.
J'ai toujours eu l'impression que son combat restait la lutte des classes et non celui d'être une femme. Elle n'a guère eu d'amitiés féminines, son couple était sa priorité. Jamais je ne l'ai vue recevoir des amies, elle a toujours eu, à leur égard, une grande méfiance. Aujourd'hui, ce sont elles qui lui permettent de palier à la solitude de la vieillesse.

La réalité est donc toute autre, les femmes, entre elles, s'assurent un soutien indéfectible, s'amusent, discutent, débattent, s'entraident et leurs amitiés sont chaleureuses, sérieuses. Travailler ensemble est généralement constructif, égalitaire et serein.
Je kiffe les femmes (et les hommes, certes mais ...) 

samedi 21 mars 2015

Voter!

Quelques raisons pourquoi j'irai voter dimanche!


1. Les départements gèrent l'argent public et j'ai mon mot à dire même s'il sera dilué ... 
2. Je vénère la démocratie, jusqu'à présent on n'a rien trouvé de mieux pour gouverner un pays! 
3. Les départements existent toujours! Il n'y a aucune raison que je snobe l'élection au prétexte qu'ils sont sur la sellette.  
3. Les départements ont un impact sur mon quotidien, les routes mais aussi les collèges, le musée départemental breton, petit bijou quimpérois, jusqu'à nouvel ordre, ils sont toujours en place. Virons les sénateurs!
4. Ils contribuent à la survie des campagnes, bien souvent oubliées des capitales régionales, des villes qui ont le vent en poupe.
5. Pour une fois, la parité est respectée, une place égale à l'homme, est faite à la femme. Youpi, certes l'enjeu semble bien faible, mais certaines prendront peut-être goût au combat politique pour se mouiller dans d'autres élections ou être acceptées par les dirigeants des partis. (Voeux pieu)
6. Voter est un acte civique majeur, une chance qui nous ait donnée que beaucoup nous envie..
7. Conforter un gouvernement que j'ai choisi ou contribué à porter au pouvoir, qui rame, certes, laminé par les critiques, mais lui toujours,  plutôt que Sarkozy qui a rabaissé le discours politique à sa plus vile expression, fait le lit des extrêmes! 
8. 9. 10 etc.... Je crois d'ailleurs qu'empêcher le retour de Sarkozy et de la "droite décomplexée et extrême" est  la seule raison qui me fera bouger dimanche parce que je me passerais volontiers des départements .... 

mercredi 18 mars 2015

Au Finnegans à Quimper

J'ai dansé le Charleston guidé par un beau mec en pull rouge moulant au Finnegans

La salle des profs est propice aux échanges de bonnes idées, faut pas croire! Ainsi donc, j'ai reçu une invitation orale pour découvrir le swing (c'est swag) et le charleston ... J'y suis allée dimanche soir en bonne compagnie. C'est très exagéré de dire que le lieu est un repère de profs même si plusieurs musiciens en étaient, il faut du temps libre pour prendre son pied en formation de jazz, probablement!
Imaginez un pub, le Finnegans,  signalé sur le trottoir par deux immenses parasols fermés (et pour cause il faisait un froid de gueux) rue Aristide Briant au 46, à Quimper, un immense bar comme je les aime, et au fond un salle improbable, une piste de danse en parquet usé, ses glaces et son estrade pour musiciens.
Le décor chaleureux est planté, les protagonistes, les Dirty swing,  commencent à l'heure, les danseurs affluent en couple, ou seuls, tous se connaissent, s'embrassent, s'enlacent, se collent, sautent, tressautent, rockent, se balancent, se dandinent, boivent de la bière (surtout) et rient!
La bière est bonne comme la musique!
La soirée fut une parenthèse enchantée, un rappel à l'idée que point n'est besoin d'être dans une grande ville pour faire de belles découvertes et de belles rencontres.


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