dimanche 18 septembre 2016

20 choses à faire à Concarneau

Comment trouver 20 choses à faire à Concarneau*?
Amies voyageuses, amis voyageurs, je vous propose (une fois n'est pas coutume) mes coups de coeur à Concarneau, forcément incomplets.



Faire ses courses aux Halles. La qualité des produits est là, je ne vais pas donner mes préférences puisque je papillonne souvent entre les deux bouchers, les trois poissonniers (l'inénarrable au chapeau breton, impossible à louper dès que l'on rentre), le fromager, le charcutier, le stand des produits d'Italie (adorable), le stand de plats cuisinés (mon Calypso des fêtes d'anniversaire), le boulanger, le crêpier, les marchands de légumes, mention spéciale toutefois aux huîtres de Merrien de l'adorable Isabelle Morvan. 
Cependant pour la poissonnerie, incontestablement, je préfère chez Gisèle, à quelques mètres des halles, malgré l'attente incontournable. Jules, le goéland, fait le guet à l'entrée et la tenancière ne manque pas de lui balancer, de temps à autre, une tête de poissons.
(Gisèle rue des Ecoles)

Livre et shopping
Pour les nourritures spirituelles, j'aime La maison de la presse et la librairie Phare fermée aujourd'hui, le musardage me rappelle mon enfance lorsque j'allais acheter le dernier club des cinq, ou quelques romans, on y retrouve les mêmes odeurs, le fouillis des petites librairies qui plaisent aux touristes en mal de nouvelles fraîches, dans toutes les langues ou des cartes postales sur leurs portants qui pivotent en couinant (si si cela existe toujours!). 


Boire un verre 
Chez Marc, pour le café et le thé, en face de chez Gisèle, dans la brûlerie,  manger une part de tarte salée, dans le confort de sa verrière, engoncée dans les fauteuils clubs ou vautrée sur ses canapés. Goûter au soleil du matin face à l'horloge de la ville close au bar de l'Amiral, ou siroter le soir un verre de blanc au bar à vin, place Duquesne.
Le Nautile (le bien nommé Hôtel des Sables blancs) offre la plus belle vue de Concarneau, je recommande le coucher du soleil un dimanche soir, lorsque les passants et fidèles du chemin côtier qui mène vers l'anse Saint-Jean, viennent s'y réchauffer ou farnientent au couchant. J'aime assez profiter d'un coucher de soleil en été, en dégustant quelques huîtres avec un petit verre de blanc! 
En soirée, la taverne des Korrigans,  chez Guitte reste un monument à tester absolument, il est rare qu'on n'y finisse pas après être passé au bar de l'Atlantique, qui sert, à mon avis, un des meilleurs mojitos de la ville!

Dîner ou déjeuner
Incontestablement, l'Amiral reste une valeur sure tant à la brasserie qu'au restaurant, un bon rapport qualité prix avec des produits frais, le chef est spécialiste du poisson, je recommande les grosses huîtres chaudes et le soufflé au caramel et aux mandarines (à se damner). 
Le flaveur, petit restaurant, parfait, caché 4 rue Duquesne, malgré la serveuse guindée, le froid du local, sans vue, mais à la finesse incontestable de ses plats aux produits résolument frais.  .... Je ne boude pas mon plaisir en allant de temps à autre à la Coquille, le confort et le décor renouvelés vous permettent de mater les bateaux à quai en réparation et même si je ne donne pas complètement tort à Simon's says sur la qualité du service et des plats (cependant l'article date d'il y a deux ans). J'avoue que récemment je n'ai jamais été déçue! Voir Roland Jourdain et son équipe travailler sur son voilier à quai, passer les ouvriers du port, parfois sur d'énormes engins, écouter les goélands...  

Se baigner 
Au choix, la plage des sables blancs, bourgeoise et jeune à la fois, plate, surveillée, animée, blanche. Sable entre les orteils garantis, mais douceur et plaisir de le filtrer entre ses doigts.
Préférer les criques du Cabellou, plus au large ou carrément planquées, la baleine ou le cul de l'élèph..., qui se méritent à choisir en fonction de l'orientation du vent!

Inutile d'en parler vraiment, elle est incontournable, les remparts nouvellement restaurés sont maintenant accessibles partout et permettent une superbe vue sur le port de plaisance et l'arrière port. L'indigène ne la fréquente que pour y amener ses visiteurs, le reste du temps, il l'ignore à moins de préférer se rendre au marché du vendredi matin en ayant parqué la voiture place Duquesne pour prendre le bac du passage et ainsi éviter les énormes bouchons qui se forment en fin de matinée. Celui-ci offre la plus petite virée en mer de la région, embruns en prime, il n'est pas rare d'y croiser quelques bateaux de pêche qui rentrent au port ou d'y applaudir les jeunes qui sautent d'une des tours des remparts, 11m, à marée très haute et forts coefficients. 

Randonner
Plusieurs solutions s'offrent au contemplatif: sur le chemin côtier au départ de la plage des sables blancs vers l'anse du Saint-Laurent ou l'anse Saint-jean, (possibilité pour les courageux d'aller jsuqu'à Cap Coz ....très très courageux) ou à partir de la place Duquesne vers le moulin à mer du Minaouet (très courageux). Mais il est aussi possible de faire le tour du port, de filer le long du Moros ou de marcher le long des quatre vallées. 
L'Atlantide et son toit qui ouvre sur le ciel reste un endroit de choix pour se baigner quand il pleut!

Visiter
J'aime le musée de la pêche, la jolie maison du Patrimoine, le parc du Porzou. 

Buller

samedi 17 septembre 2016

En friche

Ce blog est en friche depuis la rentrée. J'y pense mais je ne sais pas quoi y dire, y écrire, y laisser, y penser ... De là, à le laisser mourir, il n'y a pas loin! 

Il faudrait renouer avec une certaine intimité, de celle que l'on livre à un journal mais je suis touchée par la peur d'y mettre trop de moi! Quoique! Et pourquoi pas! 
Je pourrais raconter la rentrée de ma fille, à partir de son récit hilarant, douée qu'elle est pour raconter en faisant rire, sur son bateau dont la barre est tombée en panne, qui, au lieu d'explorer les fonds marins, a joué aux cartes, bu des bières, joué aux cartes, bu des bières et accessoirement pêché en baie de Douarnenez pour finalement rentrer en bus au port! 
Je pourrais raconter comment je ne me suis pas régalée au restaurant, où probablement après une saison épuisante, le chef et la patronne, au lieu de fermer pour un repos bien mérité, continuent dans l'à-peu-près à ouvrir chaque jour, oubliant l'eau plate, puis le pain, servant une cuisine approximative Sur un formica qui se veut chic, la tambouille finit par écoeurer. La critique ne serait guère charitable et je préfère leur laisser le bénéfice du doute. 
Je pourrais raconter le pugilat au bahut lorsque certains veulent coûte que coûte imposer aux autres leur volonté au risque de se ridiculiser et hurler leur colère, postillonnant à tout va, de rage ....Nan, j'ai adopté la zen-attitude, selon le proverbe arabe qui dit: "assieds toi sur le pas de ta porte et tu verras le corps de ton ennemi passer" ... 
Je suis aussi tentée par le récit de mes travaux de jardin, tant l'activité m'enchante car suivie d'un bain salvateur mais je crains de me répéter! Je ne suis pas tombée, je n'ai pas réussi à me pendre à une branche avec le fil électrique du taille haie, je n'ai pas plongé dans la mare, et ne suis pas percluse de courbatures puisque je pratique à doses homéopathiques après le footing du matin. 
Il y a bien le chat qui fait des choses avec la robe de chambre (grognements bizarres en malaxant le tissu), se met en mode loque sur mes genoux, ou saute sur mes jambes s'y accrochant des quatre pattes. Tant que je ne suis pas en collant wolford qui coûtent un bras, je supporte, riant de ses acrobaties mais je je risque de le stopper net en hiver lorsqu'il s'adonnera aux jeux du cirque. Je sens que, malgré son peu d'appétence pour les jours de pluie et de grands vents, elle fera de longs séjours dehors pour se calmer! 
Donc rien de nouveau sous le soleil, pas d'exaltantes balades dans la campagne bretonne, du quotidien plan-plan, un désintérêt intense pour la politique, peu de livres et de films, bref, une vie de provinciale. 
Je conseillerai toutefois le film Comancheria, de David Mackenzie, (je kiffe Chris Pin), aimable film de cow boy des temps modernes, fichtrement bien joué dans le décor naturel du Texas, qui en révèle la profonde connerie et la beaufitude,  avec une bande originale que j'aimerais acheter. Il est rare que la critique de la presse et celle des spectateurs soient sur la même longueur d'onde! 

vendredi 2 septembre 2016

La rentrée ?

La rentrée? C'est fait! 
Dans le parc du lycée. 

Je ne m'y habituerai jamais, toujours la même angoisse (l'emploi du temps), le même ennui (les réunions de rentrée), le même temps estival, les mêmes trajets (parking-salle des profs-étage accessoirement toilettes propres depuis que les filles ont les leurs), les mêmes collègues (les cons n'ont pas changé si ce n'est en pire), juste des élèves différents, bronzés, enthousiastes (on y croit). 

A part ces nouvelles qui n'en sont pas, mon chat a à nouveau disparu depuis hier midi, je nettoie la souche du jardin afin de scier les racines qui dardent leurs piques inesthétiques et morbides, je me baigne, je regarde des séries: Vikings série très bavarde, et surtout les anglaises, notamment Happy Valley! Les Britanniques sont très forts, l'histoire tient la route, les acteurs sont formidables et dégagent une humanité telle que Vikings a des airs de carton-pâte. 
Je lis, un peu, beaucoup et je recommande vivement L'archipel d'une autre vie d'Andréï Makine. L'auteur n'a pas son pareil pour décrire la taïga, nous faire sentir l'air marin des confins de la Sibérie. Pourtant j'ai eu quelques difficultés à me plonger dans sa lecture, à cause du rythme, de sa progression, de l'apparente simplicité de l'écriture (trop sobre), qui semble parfois laborieuse. Le roman pourtant fascine, il s'appuie sur l'histoire des forçats de Staline, des évadés et des cheffaillons stupides tentant par tous les moyens de conserver leurs privilèges, d'atteindre le sommet de la hiérarchie sans souci de la vie humaine. 
Bref, la rentrée! 

samedi 27 août 2016

Le bistrot

Hommage aux bistrots!

Quand je vais à Paris, j'aime tout particulièrement prendre un verre à l'Etoile manquante (rue vieille du Temple) dans le Marais. L'hiver on y a chaud, l'été, avec un peu de chance et malgré la petitesse de la terrasse qui occupe juste le trottoir, on y prend l'air! C'est un des derniers bars traditionnels de ce quartier populaire devenu un quartier de magasins de fringues! Face à la rue en enfilade, le consommateur mate  les passants en goguette, quelques voitures s'y risquent encore, souvent de gros véhicules Uber, noirs, aux vitres teintées. Les passants déambulent, souvent cherchent leur route, flânent. Il me semble qu'il reste encore deux bars de ce type un peu plus haut dans le quartier, ceux dans lesquels j'aime entrer afin de boire un café au comptoir, le matin. Le Marais se momifiera davantage quand ils auront disparu, heureusement les autres quartiers de Paris ne manquent pas de zincs, il n'est pas rare d'y sentir encore les relents de tabac froid! 
Ailleurs ma foi, je fréquente moins, je n'en ai guère l'occasion, prendre un café ou boire une bière à la fraîche nécessite une ambiance particulière, un week-end en goguette ou une randonnée qui s'achève. 
Ces petits bars sont le sel de ma jeunesse, on y passait des heures à lire Libération, fumer des gauloises (beurk) sans filtre devant un café serré. J'ai le souvenir de salles sombres, façon fumoir, bruyantes tout en étant à l'atmosphère feutrée, elles nous protégeaient de la pluie, des regards, on se sentait grands, matures, libres! Bien mieux que les abris-bus ou les foyers de jeune qui ont alors commencé à fleurir afin de canaliser cette jeunesse post-soixante-huitarde qui faisait encore peur mais n'avait en réalité plus très envie de bagarrer. On entrait alors en pleine crise, le mot chômage est devenu un leitmotiv! On rêvait encore de Yvan Illitch, de révolutions mais bien moins.  
Chez moi, on allait au bar de l'Univers toujours ouvert aujourd'hui, rue de la gare, ou au Pélican en haut de la place de la Trémoille près de la porte Beucheresse (tout un programme non?). Le bar de l'Univers n'a pas vraiment changé, il s'est ouvert sur l'avenue, s'est doté d'une terrasse, il subit la concurrence de ses voisins mais rien de trop. Passant devant, j'ai eu le souvenir de A. me regardant, tous les deux assis face à face, au fond du bistrot, bien moins sombre aujourd'hui! En passant, je nous ai cherchés du regard, me penchant afin de scruter le fond, en vain, n'en croyant pas mes yeux, qu'après si longtemps, des lieux de ma jeunesse (folle forcément) puissent encore exister. 
J'ai eu quelques instants, un sentiment très fort d'avoir encore 16 ans et d'y chercher mon rendez-vous! Presque à suffoquer! 
Faut-il être bête!

mardi 23 août 2016

#j'aime

Sacrifier aux #j'aime pour se donner du courage! 

J'aime me baigner au petit matin avant ou après le petit-déjeuner, le coup de fouet est garanti afin de bien démarrer la journée et ne pas finir au lit à buller sur l'ordinateur, renonçant à ranger.
J'aime le silence de la plage le soir quand les cris des adolescents et des enfants ont cessé, que les travaux s'arrêtent.
J'aime ce soleil qui ne nous lâche pas depuis quelques temps et qui prolonge mes superbes vacances en Espagne.
J'aime voir mon jardin (du moins une toute petite partie) parfaitement ratissé et taillé malgré les courbatures dans les épaules et les bras. J'aime jardiner quand le résultat est visible, immédiatement et que j'ai le temps de ne pas en faire trop, juste un peu chaque jour (à la manière d'une drogue). 
J'aime entendre les oiseaux et les grignotements de l'écureuil, visiblement la chatte ne chasse pas, il faut dire qu'elle a du stock dans sa gamelle et qu'elle se régale régulièrement d'une tête de merlu amoureusement décortiquée.
J'aime Lili qui nous saute sur les jambes dès qu'on rentre puis se roule les quatre fers en l'air afin de se faire gratouiller le bidon.
J'aime les couchers de soleil à couper le souffle quand la mer est d'huile, que plus un moteur ne rentre, les touristes partis au premier nuage éphémère.
J'aime les dîners avec mes filles sur la table du salon avec leurs copains et copines.
J'aime toujours autant ma chaise longue sur laquelle je lis, je dors, je rêve ou je geek
J'aime la chambre où j'ai élu domicile malgré la dizaine de cartons qui longent le mur en attente d'une sélection draconienne.
J'aime l'idée que cette année je vais aller au travail à bicyclette, voeux pieux  puisque je vais trouver un tas de fausses excuses pour prendre ma voiture, (le pain à aller chercher, les quelques gouttes de pluie, la flemme, le retard potentiel et le cartable trop lourd).
J'aime la lumière des rayons du soleil à travers le feuillage des arbousiers.
J'aime les ciels étoilés d'un soir d'été quand il n'y a plus un bruit de moteur sur l'autoroute liquide qui mène au port. Quelques hardis plaisanciers entrent parfois à la voile! 
J'aime le souvenir des vacances.
Je n'aime pas ce stress qui me noie régulièrement et contre lequel je ne peux rien, stress de la rentrée, stress de la solitude, stress de la paresse qui me paralyse, stress, stress quand tu nous tiens!

mardi 16 août 2016

Des nouvelles de Lazuli.

Je n'ai pas le souvenir m'être beaucoup préoccupée de mes chats précédents!!! Pour Lazuli, c'est une autre paire de manches!

C'est le stress!
Elle a disparu à plusieurs reprises, nous laissant dans l'angoisse de ne plus jamais la revoir! La première fois, mon amie a dû aller la récupérer chez des voisins, très loin de la maison, depuis nous soupçonnons la voisine au chien dégénéré de l'avoir balancée par dessus sa haie! La veille de la disparition, le lendemain de mon départ en Ecosse, cette cinglée est venue l'apporter, prétextant qu'elle violait le territoire de son chien qu'elle ne pouvait plus lâcher de peur qu'il la croque. Le lendemain elle disparaissait. Sa jeune propriétaire, inquiète, à minuit, m'envoyait des messages angoissés. Sur mes conseils avisés, elle distribuait le lendemain des affiches dans toutes les boîtes aux lettres du quartier, renonçant au porte à porte pour cause de travail saisonnier. Elle fut récupérée par une amie prompte à réagir chez de lointains voisins peu enclins à la garder toute une journée, la bestiole se jetait alors sur la bouffe n'ayant rien mangé pendant 24h!
Elle a alors connu une sévère surveillance, bouclée la plupart du temps afin de ne pas déranger le roquet voisin et lui laisser le temps de grandir et grossir un peu! La maison est devenue un lieu de plaisir et de gymkhana, galopant dans le couloir au point de déraper des pattes arrières, sautant sur les meubles et les canapés, miaulant à fendre l'âme pour sortir, lançant sa patte par la fenêtre entrebâillée, s'allongeant sur les deux pattes arrières en essayant d'ouvrir le loquet, en vain (et pour cause).
Puis elle a eu le droit de sortir le matin, attendant impatiemment sa maîtresse au retour du travail. 
Depuis elle vit sa vie de chat, tranquille. 
Hier, j'ai compris qu'elle avait bien grandi. Elle continue à apprécier tout particulièrement le jardin du fox terrier. Dès qu'il la surprend elle grimpe à toute vitesse dans le pin tandis que le cornichon aboie, du moins équipé d'un boîtier électronique, il fait ce qu'il peut souffrant probablement le martyr à chaque son. Elle nargue aussi la voisine qui ne peut la chopper et la jeter au loin. Lorsque la route est dégagée, elle rentre  peinarde dans son foyer non sans s'être roulée sur les cailloux et la poussière du chemin. 
Elle profite, depuis, des ombres des buissons, chassant mollement le lézard! 
Hier soir,  je l'ai toutefois enfermée, je ne suis pas sure qu'elle soit encore en mesure de passer une nuit, seule, dehors. Tandis que je l'attrapais et la tenais fermement dans mes bras, se débattant comme un beau diable, -elle sentait le coup foireux-, j'ai dû la choisir au lieu de virer le crapaud qui investissait le cagibi! Celui-ci, à priori, y est toujours, planqué sous les planches à voile, les surfs et le merdier, j'espère qu'il saura survivre avant la pluie, je ne me vois pas, avec la chaleur, attaquer le rangement afin de le déloger. Lili n'a pas été capable de le chasser, ni d'ailleurs le mulot qui avait pris pension dans les étagères et qu'une bonne tapette traditionnelle a liquidé. 
Elle a la forme, elle reste fine, apprécie de boire directement au robinet malgré les jattes d'eau fraîche que nous renouvelons le plus souvent possible! Elle répond de moins en moins à son nom et nous toise quand elle n'a pas envie de rentrer.
Une vie de chat de quartier! 

dimanche 7 août 2016

Moraira ...

Moraira fut, il y a bien longtemps maintenant, une petite baie sur la costa blanca où s'accumulaient à l'abri d'une  digue, une dizaine de barques de pêcheurs, vivant dans un petit village tout blanc derrière une grosse fortification baptisée château! 
Depuis Moraira est une grosse station balnéaire développée récemment (40 ans...) qui a échappé à l'urbanisation épouvantable qui sévit à Bénidorm ou Calpe. 

De l'Espagne, il ne reste qu'un ou deux petits bistros qui seront bientôt cédés à des marchands de fringues ou de pacotilles chinoises, le rouler des r, une tradition culinaire bien ancrée pour qui sait repérer les restaurants typiques, une criée aux poissons qui vit ses dernières heures, règlement européen oblige, le soleil, la plage, le ciel et le rocher penon de Ifach, intouchable, heureusement. 
On y vient pour le ciel, le soleil et la mer, se baigner dans une eau limpide et chaude, buller au soleil,  à l'ombre, voir les amis, faire la fête, discuter des heures sous les parasols, lire des polars sous les pins, siester bercé par les chants des cigales,  aimer le train-train quotidien, vivre en maillot de bain, nager longtemps matin et soir, arpenter les fonds marins des heures en palmes et masques-tuba, mater les poissons qui par miracle reviennent (j'ai vu une raie!!!!), petits, gros qui se roulent dans les herbes offrant leur ventre scintillant au rayon du soleil, admirer la vue, râler après les touristes qui sortent le yacht du port pour venir s'ancrer face à la plage, en rang d'oignon afin de frimer face à la populace agglutinée sur la plage (enfin, les deux mètres de sable entre le mur et la vague), le chant des cigales, les rires et les blagues, le petit vin blanc et la sangria, les tongs et les bikinis, les bougainvillées en haie, les lauriers en fleur, les tapas et les pastèques, tout ce qui fait le bonheur des vacances. 
On y vient pour cette chaleur inestimable, celle des amis qui va droit au coeur, le ciel immaculé, la certitude que demain, il fera beau et chaud.
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...