mardi 28 juillet 2015

Porto j'aime !

J'ai aimé.  



J'ai aimé le calme et la rigolote C. si intelligente!
J'ai aimé les couleurs, toutes, celles des murs, des bateaux, des ponts, de l'eau, du ciel et des plats, des tags, des robes et des chaussures. 
J'ai aimé entendre "oh mon dieu comme elles sont grosses ici les mouettes, elles font peur!" et pour cause puisqu'il s'agissait de goélands! 
J'ai aimé entendre chanter.  
J'ai aimé regarder les garçons et leur barbe noire et rase, sapés élégants, se tenir droit et  fier ! 
J'ai aimé faire du shopping moi qui déteste cela pour perte de temps et piétinement, achat compulsif et inutile d'objets dont tu ne sais que faire en arrivant! 
J'ai aimé boire des mojitos jusque tard la nuit avant de rentrer en cheminant dans les rues étroites et pentues.
J'ai aimé pédaler jusqu'à la mer et la trouver toujours là, bien agitée, si atlantique.
J'ai aimé les immeubles délabrés, fermés, abandonnés, transpirant leur histoire passée par toutes les pores de leur façade bleue, verte, jaune ou rouge.
J'ai aimé les églises en activité. 
J'ai aimé le petit appartement que nous avions loué et Christina si prévenante à nous faire connaître sa ville sans vraiment discerner en nous les touristes raffinées et intellos que nous sommes et non les bovins attirés par la foule des benêts grégaires (j'aime bien aussi les touristes bovins, ils sont attachants)
J'ai aimé entendre toutes les langues d'Europe! 
J'ai aimé définitivement les pastels de nata moi qui n'aime pas le sucre et les gâteaux, le café au lait moi qui le vomissait petite. 
J'ai aimé les longues discussions à bâtons rompus avec la belle C. jusque tard dans la nuit! 
J'ai aimé tout savoir sur le Porto et surtout enfin le comprendre. 









dimanche 26 juillet 2015

Une virée à Porto, coups de coeur et bonnes adresses.

Porto, j'aime! A consommer sans modération! Une compagnie low-cost a mis ce bijou à portée des Bretons, 1h30 pour troquer le gris, la fraîche et la pluie contre le soleil et la chaleur.Voici mes coups de coeur et mes bonnes adresses!  


Vue du Ponte Luis

Entrer dans toutes les églises, pour la surprise qu'elles nous réservent: le culte pour mâtines et vêpres est fort bien fréquenté par de nombreuses femmes dans la force de l'âge ou de très vieilles souvent rabougries, quelques hommes, et notamment, des curés encore verts. Le décor  est lourdement chargé, de doré qui enrobe les retables et les chapelles, les murs en azuleros, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur! Paradoxalement ce n'est pas la cathédrale qui a le décor le plus clinquant mais elle réserve un très joli cloître et son guide vendu une bouchée de pain, réellement très instructif!
Ma préférée, la première que nous ayons vue, San Nicholau perchée sur le sommet de la colline, accrochée à la rue, mais il ne faut pas manquer Saint-François. 
Louer un vélo et filer jusqu'au port de commerce. Je déconseille la même virée, en bus au toit ouvert, fortement recommandée par notre logeuse, sauf pour ceux qui ne savent pas pédaler, mais la liberté n'a pas de prix. Sur la rive droite, il faut bien compter quatre heures aller-retour, avec musardages sur les remblais, bain dans une crique ou sur la plage où surfent les jeunes, longue plage  de sable fin avec en fond d'horizon les cuves du port de commerce, les grues et le porte-conteneur qui entre en jouant de la sirène. Dans le même quartier de maisons basses et d'entrepôts, il est possible de dîner ou déjeuner  de sardines grillées, les braseros énormes jouxtent les terrasses bâchées de plastique.
On chemine sur les sentiers partagés avec les piétons, comme à Berlin, dans le respect de chacun, parfois même avec l'antique petit tram, brinquebalant qui n'emmène qu'au début des plages. Il faut compter 8 à 10 euros de location pour quatre heures, sur des bicyclettes ni de première jeunesse ni à la hauteur de nos jambes, on a la furieuse impression de pédaler les genoux sous le menton. La même randonnée se fait sur la rive gauche, sur le sentier de bois, au dessus de l'eau, la vraie bonne idée des urbanistes! Au terme de la balade, il est possible de voir deux trois bateaux de pêche, les pêcheurs en train de ramender les filets rouge sang, devant leur cahute posée sur le quai. Au delà, la côte rocheuse battue par des vents et les vagues à surf, n'est aucunement sauvage, mais gâchée d'immeubles des années 70-90 d'une laideur absolue! Moi qui pensais ne trouver qu'une dune battue par les embruns, je n'ai pas été déçue! La densité est moins élevée qu'en Espagne. Par contre, je conseille Afurada où boire un verre en compagnie des hommes, dans un de nombreux bistrots qui ponctuent les rues, (un pas de porte sur deux au bas mot), ils jouent aux cartes en braillant comme des ânes ; des vieilles, habillées de noir, certaines au foulard noué sous le cou,  sont assises plus loin sur leur chaise plastique devant leur porte. Les braseros fument pour le dîner devant les gargotes.
Manger dans tout ce qui semble petit et authentique, la boulangerie patisserie et ses tables en formicat, le petit restaurant planqué dans les ruelles en pente qu'à priori rien ne signale, les bistrots occupés en permanence par une faune jeune et intello, le restaurant qui fait un poil branchouille, joliment décoré, de manière souvent originale, car même si dans l'assiette la préparation n'a rien d'extraordinaire, l'ensemble reste joli et bien préparé. Il faut  bannir absolument (et ce n'est rien de le dire) tout ce qui ressemble à un restaurant touristique pour groupe avec nappe champêtre à carreaux (même si votre logeuse insiste vraiment pour dire tout le bien qu'elle en pense). Quelques adresses testées pour vous (enfin surtout pour moi).
Cheminer dans les ruelles, toutes, le nez en l'air, les façades sont fabuleuses, rehaussées du linge qui sèche. En profiter car les immeubles réhabilités et rénovés ne le permettront plus, les paraboles, les chaises en plastique sous les parasols, les rangées de chaussettes et de serviettes de toilettes, les tricots de corps seront bannis définitivement lorsque la ville sera sous cloche. Ne pas s'offusquer si les voitures les empruntent, c'est encore le signe que la cité vit, qu'elle n'est pas muséographiée, qu'elle n'est pas gélifiée  (comme à Prague). Certaines rues commerçantes offrent encore des vitrines qu'on pourrait qualifier de vintage mais en réalité, ce sont celles du début des années soixante restées en place, tenues par des commerçants quasi en retraite, on y vend des maillots de corps pour deux francs six sous, dans d'autres une enveloppe, un crayon, de la plomberie ou des chaussettes, des produits de drogueries. Sous le soleil, l'ensemble est charmant mais sous le gris, le blues guette.
Arracher les couilles des mecs qui matent, sifflent, grognent, harcèlent; le processus n'a rien, mais alors rien, de glamour!
Visiter une cave de Porto. Je conseille la cave Graham's, sur la colline. On peut déjeuner au restaurant face à la vue sublime sur la colline et le Douro en direction du pont Luis, sous la tonnelle de vigne, puis visiter et tester une série de bouteilles, trois portos pour 12 euros (mais il y a des tarifs pour toutes les bourses y compris très fortunées). Jouer à sentir et goutter les yeux fermés les différents nectars et s'apercevoir qu'on est une quiche et que jamais on ne pourra se reconvertir dans l'oenologie. Systématiquement nous nous sommes trompées persuadées que non! Tout boire a dû nous stériliser les papilles, mais en prenant notre temps, nous n'avons rencontré aucun problème de stabilité à la sortie.
Boire un verre le soir jusqu'à pas d'heure! A Porto, la déambulation est de rigueur même si il ne fait pas aussi chaud qu'en Méditerranée. La coutume, comme un peu partout dans le sud, consiste surtout à se retrouver entre amis. Nous avons trouvé un bar qui est devenu notre point de chute quotidien (on reste somme toute grégaire), bonne musique, tartines à se damner et mojito à boire comme du petit lait dans un cadre comme on les aime sous l'abri d'un gros olivier qui ponctue une placette en triangle. La déambulation permet de rencontrer souvent de bonnes surprises comme celle où une bande de potes armés d'instruments de musique poussaient la chansonnette à minuit à la terrasse d'un restaurant. Petit verre de gnole offert à la cantonade afin de nous remercier des applaudissements nourris dont on les gratifiait, pour des chansons à mille lieues du folklore traditionnel ; causette avec nos voisines espagnoles.
Faire du shopping! L'activité est loin d'être ma tasse de thé, mais j'avoue y avoir consacré le temps qu'il fallait, l'occasion permet de rencontrer des gens, d'apprécier le travail fourni par les artisans qui sont avec les commerçants, très soucieux de satisfaire la clientèle. Les avions de  Ryanair et Easy Jet dégueulent des tombereaux de touristes venus de toute l'Europe, chaque matin une vingtaine de vols arrivent à Porto, il s'agit de capter cette manne venue dépenser. L'artisanat local est original, mais j'ai tout particulièrement apprécié les vêtements et les chaussures des créateurs qui exposent dans des boutiques où ils côtoient les fringues chinoises vendues à deux balles.
Ribeira, le quai du vieux Porto


Adresses
- notre bar préféré : ADUELA Rua das Oliveiras  n°36; 4050-446 Porto
- Restaurants
* Reitoria, Rua Sa de Noronha pour son assiette d'antipasti et surtout la gentillesse des cuisiniers et des serveurs dans un joli cadre avec une petite terrasse (Foccacia)
* Vinium Rua do Agro n° 141 Vila Nova de Gaia. ( Grahams Port Lodge), chic et raffiné, cuisine copieuse dans un cadre enchanteur avec une vue magnifique sur Porto et les vignes et le Douro : des prix français mais très copieux.
* Portugues de Gema Rua de Sant 'Anna, 33 Porto. A des prix défiants toute concurrence sur une terrasse de trois quatre tables, cuisine traditionnelle de qualité, si l'envie vous en prend en descendant par les ruelles de la cathédrale (Terreiro da Sé)
* Mercado do Bolhao, décati mais ne pas manquer à l'étage, les étales des vieilles qui vous vendent pour moins de 1 euros, deux pêches plates et deux poires!
* Nombreux restaurants rue Galeria de Paris pour son décor, la jeunesse de son personnel, les chanteurs et guitaristes pour le fado, et une assiette très correcte.
* Ne boire qu'un café (au prix de ceux qu'on sert à Paris) au Majestic rue san Caterina dont on peut très bien oublier la visite, la rue ne vaut pas un pet de lapin.
Visites et musées
- Ne pas rater le centre de la photographie dans une ancienne prison, on peut oublier la Casa do Infante sauf si l'on parle parfaitement portugais ou anglais, tant les animations sont de qualité mais il y a très peu d'objets exposés
- le cloître de la cathédrale
- probablement le centre d'art contemporain
- Louer un vélo chez Vieguini sur les quais, charmants professionnels: 12 euros la journée, 6 euros 2h et 8 euros les 4h.
- artisanat et boutiques branchées :
* A vida portuguesa , rua galeria de Paris (pour l'essentiel de l'artisanat à des prix tout à fait corrects).
* Rua do Almada, de nombreuses boutiques.


Joueurs de cartes sur la plage 

Le ponte Luis vu de la rive droite, Vila Nova de Gaia

jeudi 23 juillet 2015

Une virée à Porto!

Porto, mon coup de coeur de Juillet ... 

Fado à Porto


Arrivée à Porto, mardi à 15h, après décollage en retard de  Lorient ... légèrement couvert mais chaud: petite déception, mais il ne faut pas s'arrêter aux impressions premières, la suite s'avère une extrêmement bonne surprise. Un vrai bonheur!
Chouette appartement, bien situé, avec une vue le matin sur les pêcheurs à la ligne qui planquent le long du Douro. Notre quartier qui grimpe la colline, est dans son jus. Les églises bien fréquentées et lourdement chargées de dorures baroques côtoient les immeubles vétustes du XVII ou XVIIIème siècle, blancs et granit avec petites fenêtres à petits carreaux pour les bâtiments officiels, façade en céramique de couleur sang de boeuf, vert ou bleu pour les logements.  Rues pentues, pavées, linges aux fenêtres, chats maraudant, herbes poussant entre les pierres et surtout d'improbables rehaussement en tôle, peinte ou totalement  rouillée. (Note à moi-même, pour ma maison,  il y a de l'espoir avec un peu d'huile de coude si je ne laisse pas les trous s'agrandir).
Beaucoup, beaucoup à dire sur Porto! Magique. 




mardi 21 juillet 2015

Une virée à Berlin, fin.

Quand on a fait un billet sur se nourrir, se perdre, pédaler, à Berlin que reste-t-il ? Quoi j'ai aimé? Ah ben, oui, tiens dites donc, je vous le fais pour conclure!

J'ai aimé Berlin, j'aime Berlin. 
J'ai aimé boire de la bière dans les Biergarten!
J'ai aimé le concert de musique classique et son violoniste Ray Chen. 
J'ai aimé musarder en vélo, dans tous les quartiers et dans la belle forêt allemande
J'ai aimé le Pergamon muséum et les portes de Babylone, les portes d'Ishtar. 
J'ai aimé courir dans le Tiergarten tous les matins après être passée le long de la Spree en longeant les bâtiments modernes des ministères. A fond de train. Crachant mes poumons à l'arrivée.
J'ai aimé me baigner dans les lacs.
J'ai aimé mettre mon vélo dans le train, l'entasser sur celui des autres, sans que personne ne dise rien, alors que souvent les voyageurs étaient gênés pour se déplacer, rouler sur les trottoirs ou partager les pistes cyclables avec les piétons sans susciter aucune réflexion. 
J'ai aimé me sentir en Europe et lire sur les murs notre passé commun, revoir le musée de l'Histoire allemande dont Sarkozy voulait s'inspirer, le musée juif et ses vertiges. 
J'ai aimé les dés de laiton encastrés entre les pavés devant les immeubles d'où les Juifs ont été déportés.  "Les Allemands d'aujourd'hui luttent avec leur passé" (Pascale Hugues, dans la robe d'Hannah, Berlin 1904-2014. livre dont je reparlerai). 
J'ai aimé (adoré même) la Karl Marx Allee et ses petits cafés.
J'ai aimé la curry würst (nan, ce n'est pas vraiment vrai). 
J'ai aimé tout. 
J'ai adoré tous les parcs du peuple (les parcs communaux), le Volkspark Friedrischshain. 
J'ai aimé mon vélo de location, il m'a donné envie de m'équiper sérieusement. 
J'ai super bien dormi.
J'ai fait un super break, en me vidant la tête.





dimanche 19 juillet 2015

Les Vieilles charrues

Je suis allée aux vieilles charrues, l'idée était de ne pas mourir idiote! C'est fait (en partie) puisqu'il y a probablement plein d'autres raisons qui font que je finirai idiote! ... Et pour tout dire, je signe à nouveau l'année prochaine! Voici les dix bonnes raisons de ne pas manquer les Vieilles Charrues. Dix? Minimum, je suis sure qu'on peut en trouver d'autres. 
Vieilles charrues 

1. Breton. Ne boudons pas notre plaisir, il s'agit du plus grand festival rock en France, breton de surcroît et même si ce n'est pas le plus grand d'Europe, j'aime à le penser. La touche bretonne, voire l'emballage breton, est indéniable, parce que la pluie fait partie du pari des organisateurs. Il faut compter avec elle, prévoir les sacs poubelles de 100 litres, la cape et les godillots.  Pour les drapeaux qui flottent en permanence  au dessus de la foule. Pour la scène spécifique Gwernig des musiques traditionnelles.  (Et finalement fière d'être bretonne).
2. Organisation topissime, cette année encore plus grâce à Moneiz, bracelet chargé de tunes, par vos soins,  qui permet de consommer sans farfouiller dans son sac à la recherche de la monnaie et sans crainte de se faire voler quoique ce soit. Ouatères propres,  à 2h du matin, (on sera indulgente sur l'absence de papier-cul à cette heure aussi tardive), une belle gageure, vous connaissez mon souci de l'hygiène et mon expertise en la matière. Parking loin mais la petite rando pour rentrer permet d'évacuer les dernières vapeurs de bière avant le retour .
3. Foule bonne enfant, majoritairement jeune, mais aussi âgée, voire très âgée, opinant du bonnet sur les vieux classiques de Tom Jones ou les hits de The Do. Un poil bourrée en fin de nuit, pas avare de vomis, très chargée en pétard! Amis de la fumette point besoin d'acheter, vous baignez dedans. Pour autant un sévère service d'ordre élimine à mi-chemin du parcours, des parkings jusqu'à l'entrée, tout ce qui peut ressembler à du verre, puis sur site, à la fouille sexuée, les derniers objets contondants qui pourraient vous coûter la vie, lors d'une bagarre déclenchée malencontreusement! Le mec trop bourré de toute façon part en civière ou dort le long des grilles, façon pantin désarticulé. 
4. Spectacles à la hauteur de ce qu'on peut espérer pour une journée à 45 euros! Ne faisons pas notre fine bouche. Qui peut aujourd'hui voir autant de vedettes pour 45 euros? 
5. Soleil couchant sur les scènes, à la sono impeccable: boum géante! Rester debout n'est en réalité pas un problème, quand on se trémousse.
6. Prairie sur laquelle même les petits et les petites (dont je suis) peuvent suivre les artistes. Oui bon parfois uniquement sur grand écran, parfois même que le dessus du crâne mais avec le son. 
7. Bières correctes (et tout un tas d'autres boissons, même de l'eau au bar du même nom, des fois qu'il vous prendrait des envies d'une petite goutte).  
8. Bouffe comme de la street food, pas extra mais mangeable. Pour 2,50 euros, quoi demander de plus à un kebab que de ne pas être vomitif. 
9. Rock, rock, rock.
10. Tellement mieux que sur l'enceinte de mon salon! Je découvre ainsi les joies du live, celui qui nous transporte le coeur, qui fait boum boum, au septième ciel! J'ai donc vu, Tom Jones, (toujours vert le papi), la sublime Christine and the Queens, la fin de Caravan Palace, Archiv, découvert et apprécié The Do! La soirée fut un joli moment à mettre au Panthéon de mes souvenirs (Merci M.de m'y avoir emmenée!) 
Christine and the Queens 


samedi 18 juillet 2015

Une virée à Berlin suite ...

Rire un peu, beaucoup, passionnément à bicyclette lors d'une virée touristique à Berlin!
Wannesee

11h fin de la découverte du mur, au Mémorial du Mur de Berlin, on crève de chaud. Nous décidons d'un commun accord de changer les plans, compte tenu de la chaleur et malgré le gris.
11h10, à la gare, nous ne modifions pas les habitudes: même guichet, même employée qui me parle en allemand comme à une demeurée mais je comprends. Par contre la carte de groupe et les quatre bicyclettes sont moins cher que la veille, bizarre! Cela dit, notre destination finale est Wannsee et non Potsdam, déjà vu.
11h20, je refuse de monter les escalators avec mon vélo, lors de ma première expérience, j'ai cru que je n'allais pas pouvoir le maintenir sur les marches et me faire broyer par le mécanisme sous les roues de l'engin, impuissante à me dégager. Je prends l'ascenseur pour accéder au quai.
11h26, on entasse les vélos dans le train pour un stop à Nikolassee, le but étant de plonger dans Schlachtensee, à la réputation la plus pure de Berlin, au coeur de Grunewald!
12h, où est le lac? Une mamie qui parle allemand à la vitesse du TGV, ne sait pas nous renseigner, (ou plutôt je ne comprends rien), l'occasion de traverser ces quartiers magnifiques aux grandes maisons très bourgeoises.
12h20, le lac. Nous pédalons sur le magnifique sentier côtier partagé avec les piétons, à la recherche du coin idéal pour un plouf!
13h, trouvé sous les ombrages, on est seul avec les canards et les foulques, on se baigne à poil, il commence à pleuvoir! Chic le temps vire à l'humide mais tiède.
15h30,  arrivée au bout du lac sous la pluie, nous grimpons un petit raidillon afin de ne pas passer dans le Biergarten... taaddah, c'est là que tout se complique!
B. décide de manger une Brastwürst, car il ne faut surtout pas louper un repas, c'est mauvais pour la ligne! Nous, dubitatifs et surtout lestés par un solide Früshtück allemand, n'avons pas faim mais alors pas du tout. Nous repartons bon train sur l'autre rive du lac. Où est la sortie?
40 minutes plus tard après avoir questionné un vieux qui nous a expédiés on ne sait où,  retour à la cahute où B. a consommé sa saucisse. Nous n'avons pas plus faim mais la furieuse impression d'être perdus et d'avoir fait le tour du lac, en vain! On s'engueule.
B. et V. justifient notre erreur en plaidant pour la présence de deux lacs! Ouais, deux lacs!
Bah oui, elles ont raison! Après  une étude approfondie sur google satellite, au retour, il y a bien deux lacs, à suivre, nous avons plongé comme un seul homme sur le chemin de celui situé au nord, le Krumme Lanke dont on a fait le tour à fond de train! Mea Culpa! Hauts les coeurs!
15h45,  retour sur nos pas,  afin d'être sûrs de ne pas se vautrer à nouveau, on file vers Wannsee! Taadahh!
F. connaît, moi aussi, nous volons littéralement sans vraiment regarder les panneaux vers Strandbad Wannesee, plage payante, au parking vide, et pour cause:  il pleut et il est déjà 16h30. Descente à fond les manettes vers l'île aux Paons, accessible des deux côtés, en bateau. Furieuse impression de se tromper!!! Je n'avais aucun souvenir de côtes aussi pentues, F. non plus.
F. et moi demandons à des passants où nous sommes: éclats de rires du couple. On est à mille lieux de là où nous souhaitions aller, fou-rire!
B. et V. passent en trombe devant nous, beuglant comme des ânes, qu'on ne sait pas lire une carte et que, franchement, ce n'est pas drôle, surtout quand on a mal au cul, qu'on roule depuis des heures et qu'on a bien fait plus de 20 bornes.
Au sommet de la colline, on s'engueule!
Il pleut mais on décide de visiter la villa de la conférence de Wannesee qui est toujours ouverte vers 17h ...
Dans une jolie gargote, nous nous réchauffons à coup de chocolat chaud et de gâteaux délicieux. J'ai opté pour la bière et la soupe de poisson faite maison compte tenu que nous sommes sur les rives du lac, à un ponton. J'ai confondu Fleisch (viande) et fish (poisson en anglais), je me régale d'un délicieux bouillon de viande. Ouarf!
Il pleut de plus en plus.
19h nous décidons de rentrer. La gare, en fait, n'est pas si loin! Mince on aurait pu aller voir la Datcha, ça sera pour une autre fois!
20h, de retour à la maison.
On se contentera de la gargote en bas de chez nous. Il pleut de plus en plus.
Mémorial du Mur de Berlin

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