mercredi 1 juillet 2015

Rions un peu avec les perles du bac!

Juin n'est pas un long fleuve tranquille au cours duquel les profs peignent la girafe ou n'en branlent pas une! Que nenni, on bosse mais autrement et c'est bien aussi.
Entre autre réjouissance, (et je ne rigole pas, j'aime cela) il y a la correction du baccalauréat! Je vais donc sacrifier au pot pourri des perles, bien qu'ayant eu un lot de copies particulièrement bon!


Un peu de poésie dans ce monde de brutes: "Au niveau de l'océan glacial arctique, beaucoup se chamailles des km d'eau".
La Chine " est un minier de main d'oeuvre et de consommateurs! " ..
En Inde, "on détruit les bidons villes pour en faire des quartiers attractifs".
"Le développement se développe sous différents aspects". 
"Un étalement urbain qui se répend de façon fulgurante". 
Au boulot, le travail c'est la santé! "Le seul moyen que le Japon a trouvé pour continuer à faire travailler les entreprises est d'augmenter l'âge pour partir à  la retraite; certaines personnes au Japon travaillent jusqu'à 90 ans , ceci est dû au fait que l'hygiène de vie des Japonais est très forte, ce qui permet à des personnes âgées de continuer et de vouloir continuer à travailler, c'est dans les moeurs japonais et l'une des solutions pour lutter contre la vieillesse".
"Mais aussi les Etats-Unis ont tué des civils à cause de leur bombe au Népal....L'armée américaine lançait des bombes n'importe où..."  Vraiment n'importe où et n'importe quoi, franchement, faut pas déconner! 
Une longue histoire percutante de la mondialisation .... "mais il ne faut pas oublier que la seconde guerre mondiale est une sorte de mondialisation. Les nazis ont colonisés les terres françaises mais également des terres du blocs de l'est. les exportations de juifs, tziganes ou encore homosexuels ont fait parti de cette mondialisation. "
Des pays émergents, soit émergés.... 
Le drapeau américain planté sur la terre de la lune ...Quand le candidat se fait poête!
"Le Kenya par exemple possède le plus grand camp de déportés au monde, regroupant plusieurs milliers de têtes. "

" Il y a aussi le faible coup du travail en Chine qui est très inégalitaire avec le temps de travail des ouvriers. De plus on peut aussi trouver des métiers extrêmement disgracieux comme par exemple en Inde où les habitants des slums (bidonvilles) peuvent gagner un peu d'argent en nettoyant des fosses sceptiques sans aucune protections. " Ah ça fait très mal et c'est franchement disgracieux! En même temps, j'ai comme un doute sur la fosse ...

"Apple sort son produit far …" Et vive les Bretons!

"Or depuis plus de vingt ans cette région se montre de plus en plus, grâce à son fameux "vol d'oies sauvages". Cependant a-t-elle vraiment le choix. Face à une Mondialisation sillonnant le Monde entier".

"Cependant la politique de l'enfant unique qui consiste à ne faire qu'un enfant fonctionne très bien en Chine même si ces résultats ne se remarquent pas trop encore avec 1,55 enfants par femme". Chercher l'erreur!

En Inde des études ont montré que pour 120 hommes , il n'y avait que 100 femmes. Un écart alors important qui peut laisser sans voix. 

Les typhons et les tsunamis rendent l'asie du sud et de l'est vulnérables aux catastrophes naturelles des milliers voire des millions de personnes décèdent lors de ces tragédies . Des tragédies que l'homme peine à contrôler ...

lundi 29 juin 2015

Une virée à Brennilis

Pour les amateurs de frissons, je conseille une virée à Brennilis, sa centrale, son lac au coeur des Monts d'Arrée...lorsque vous aurez épuisé toutes les autres merveilleuses balades que je vais dorénavant vous conseiller! Cependant, ne boudons pas notre plaisir, la découverte vaut le déplacement. 


"Finalement, je pense que je préfère les langoustines au homard! 
- Oui, tu as raison, c'est d'un commun, le homard! 
- c'est surfait le homard! 
- la langouste encore ... 
- une bonne langoustine, y a que ça de vrai! 
- c'est clair!" 
C'est ainsi qu'a débuté notre merveilleux repas entre filles (un seul gars ça ne compte pas) autour de la piscine sur les hauteurs des monts d'Arrée, à quelques encablures de Saint-Michel de Braspart! 
J'ai fait fi de la ligne à haute tension, qui passait au dessus de nos têtes, pas pire et voire même moins pire que le micro-onde âgé de 40 ans qui trône dans ma cuisine, aux dires des spécialistes présentes autour de la table! J'ai également fait fi de la centrale nucléaire toute proche, donc le réacteur semble encore en bon état bien qu'à l'arrêt depuis 85 (30 ans), en cours de démantelement. Le site, un poil inquiétant, reste hors de portée; on se contente d'un tour du lac Saint-Michel derrière son barrage antique (les années 30). Je n'aime pas les barrages, sans doute est-ce lié au souvenir des récits que faisait ma mère au sujet de la catastrophe de Fréjus! 
Quelques jeunes venus en mobylettes dragouillaient sur les pontons désertés, entre les hautes herbes des berges, plus loin, deux gars arrimaient des voiles à leur planche. La Manche, la mer la plus proche,  est à 45 minutes vers le nord, sur Carantec.  
On se sent vraiment en montagne, il y a le vent d'ouest qui va bien, des températures un poil plus fraîches (on a gagné quelques degrés en arrivant chez nous) et on traverse des bleds inoubliables qui sous le soleil donnent vraiment envie de s'y arrêter, enfin pas vraiment vu qu'il n'y a même plus un bar-tabac-épicerie-boulangerie pour nous accueillir pour un pommeau en fin de journée! Pleyben, assurément, mérite la palme avec un des plus bel enclos paroissial de Bretagne, cependant,  ce village rue, sans un seul arbre et tout en pierre, n'attire pas. 
En bref, Brennilis ou La Feuillée, c'est le Finistère profond, celui que le conseil général a oublié de développer en tourisme rural, celui qui donne envie de se pendre les soirs d'hiver, par congères et grands froids, aux poutres des hangars désertés. Le paysage est un brin rude et désert, les vaches pie noire m'ont manqué, ainsi que les champs cultivés, les talus du Morbihan, les chemins balisés, les blés blonds et les petits pois. 
Par contre, la déconnade était au rendez-vous, les culbutes dans la piscine et le beurre sur la table, une salade à se damner, des langoustines toutes fraîches à la mayonnaise montée à la fourchette, les petits légumes à la crème qui ne font pas grossir, le soleil derrière quelques nuages évanescents. 
J'ai toujours envie de terminer ce type de billet, récit de mes folles aventures du week-end, à la façon dont on finissait nos rédactions, quand nous devions à la rentrée écrire les meilleurs moments de nos vacances. Je n'avais jamais rien à raconter, je m'étais emmerdée ferme pendant juillet,  à l'abri du parasol sur les plages bretonnes afin de me protéger du vent, rester au village en août ne s'apparentait pas à de réelles vacances.



Lac Saint-Michel

dimanche 28 juin 2015

Le hamac rouge, Jean-Luc Payen

Lire, un peu. Jean-Luc Payen, le hamac rouge. 


Le hamac rouge de Jean-Luc Payen est un petit livre jubilatoire. Il y raconte son enfance dans les années soixante près de sa soeur et de son frère, ses joies dans "le château",  cabane qu'ils ont construite en haut de l'arbre, sur l'île ; les méchancetés de l'instituteur qui soulève les enfants par les petits cheveux, (ce qui est impossible selon ma fille, mais elle ne soupçonne pas à quel point les enseignants de l'époque pouvaient être violents afin de faire entrer dans les têtes l'orthographe et la conjugaison, et combien les cheveux peuvent être bien enracinés), la grand-mère qui a survécu aux camps, la virée en Equateur, le beau-père violent, la soeur paraplégique. 
Le récit est tour à tour tendre, léger, profond, dramatique sans jamais peser. 
Un régal en ces temps de sécheresse littéraire! 

lundi 22 juin 2015

Une virée à Guerlédan.

Guerlédan? Centre Bretagne, un lac de barrage, vidé depuis six mois, tel un serpent ayant mué, il exhibe sur toute sa longueur, ses berges desséchées, les moignons des arbres noyés, les ruines des quelques hameaux engloutis, le vieil halage disparu. Depuis l'été, ce monde reverdit mais il a longtemps été un paysage lunaire, un monde de revenants. 

Fêter l'été et la musique là-bas pourquoi pas! 
Hier, j'ai imprimé un vague  circuit rouge, celui de la butte de Malvran, il permet de longer le lac sur sa partie escarpée qui le surplombe, dans les arbres, puis de poursuivre dans cette magnifique campagne, aux confins du Morbihan, du Finistère et des Côtes d'Armor,  pour 13km et 3h30 de marche soutenue. 
Tadaahh !
7h30 réveil intempestif! Quelle idée absurde de mettre le téléphone à sonner! Flûte, le temps est couvert, chic, on marchera sans trop de cagnard
8h50 on part, l'idée est de se rejoindre chez JJ et V afin de partir de concert, sauf que Bobby décide fort intelligemment d'aller acheter le pain pour le pique-nique et d'attendre là-bas derrière l'église. 
9h15  JJ et V ne sont toujours pas à la boulangerie, ils ont dû suivre sur leur chemin une trâlée de cyclistes qui les a considérablement retardés. 
9h20 on s'engueule car on a avancé sur la bonne route, mais on voit passer JJ et V qui filent vers le sud, loupant la sortie. Je scude (je déteste les plans qui changent comme qui respire), puis j'appelle, on se donne rendez vous à la sortie, sur la voie rapide ... mais Bobbby pris de remord les attend enfin sur le bas côté. Je boude. 
Deux solutions pour se  rendre à Saint-Aignan: la route du centre ou la voie rapide par Lorient et Pontivy. 1h30 les deux options mais la première nécessite des sacs à vomis, la seconde coûte 20 bornes de plus. On opte pour la plus sure et la plus longue, afin de ménager nos estomacs. 
Tandis que dans la voiture de tête, ils jouent avec le GPS , que V. "soule tout le monde"(sic), je me tape les émissions (oh combien éducatives) de France culture: Garouste, puis je ne sais quoi et enfin la messe avant de basculer sur France info en boucle...J'aime France culture mais comme dit V, quand c'est moi qui décide! 
10h45, sur zone. On se gare dans un champ où plusieurs centaines de voitures peuvent être parquées, plusieurs parkings tout autour du site sont d'ailleurs aménagés, afin d'éviter les embouteillages, les stationnements sur les bas-côtés qui sont strictement interdits (en principe). Là il est quasi vide, une famille pique-nique déjà à l'arrière de sa bagnole. Il fait grand soleil. 
11h20 on est au fond du lac, épatant! 
11h25, on prend un café dans un bistrot, sous le regard bleu du patron à l'accent anglais. 
11h45 on entame notre randonnée, on marche, on marche, on rigole, on se traîne. 
12h45, depuis dix minutes déjà les estomacs chantent le vide, on cherche une clairière où l'on pourra être à mi soleil mi ombre, on investit un énorme tronc. 
Un régal! (On n'a pas pris le pinard, la sieste n'étant pas prévue) 
13h V. a la bonne idée de regarder le plan. Damned, on n'a pas fait la moitié du circuit, pas même le tiers d'ailleurs (20%) qu'on entame sur la route d'un bon pas.... quand à un carrefour, fort à propos, V. suggère qu'on coupe et qu'on se contente d'aller ensuite visiter (en voiture) l'abbaye et les forges... Après débat, au milieu des champs,  tout le monde est d'accord, on s'engage vivement dans la montée, faisant les malins devant de braves gens qui, non seulement, pique niquent derrière le coffre de leur voiture mais sont assis sur les sièges qu'ils ont sortis!
13h30 "C'est du sarrazin ces trucs? Ben non, ce sont des petits pois!" (J'ai raison)
13h45, le parking auquel on arrive n'est pas le notre, on continue notre marche rapide sous le cagnard, d'un pas alerte quand à un carrefour, doute.... quid de la bonne route? 
Je hurle "on est mal on est mal" ... 
L'adage étant de ne pas prendre de risque sans carte, on décide de revenir sur nos pas ....3km et de poursuivre vers notre parking sur un chemin que l'on connaît ....
On repasse devant la famille qui prend le soleil, sans se faire remarquer cette fois-ci de peur qu'ils ricanent!
Ouarf! 
4 bornes plus tard et une bonne heure de grimpette, en arrivant à notre champ, nous avons compris que nous n'étions qu'à 200 m. avant de prendre cette funeste décision de rebrousser chemin. Dans la voiture, Bobby a refait l'histoire, disant que son intuition était la bonne, il pensait sincèrement être proche de notre lieu de stationnement, qu'il était même prêt à tenter le coup seul mais devant la détermination de tous il y a renoncé!

J'ai beaucoup, beaucoup ri lors de cette journée, j'aime les blagues potaches des participants, leur amour de la vie et de la bonne chère, leur façon de prendre les erreurs à la rigolade, de ne pas faire un drame de tout! Certes, le retour fut épique, la fesse transpercée par la ceinture de sécurité, qui me sciait le cou, assise sur la barre, à 50km à l'heure, sur la stricte route du centre mais pas plus rapide ni plus longue que tous les autres circuits.
La balade est originale, les communes ont tout organisé, des guides (2 euros) font la visite commentée, il suffit de s'inscrire à l'arrivée, les touristes descendent au fond du lac équipés de gilets façon DDE! La campagne est sublime et truffée de bonnes surprises comme l'abbaye de Bon repos ou les forges des Salles, site sidérurgique remarquable.


samedi 20 juin 2015

#J'aime

Je crois sincèrement, aujourd'hui, qu'on ne se nourrit pas de biens et d'objets mais de sentiments, de souvenirs, d'amitiés, d'amour et de joie.#J'aime


J'aime courir sur le chemin côtier, voir les aigrettes et ces cons de cormorans, les ailes écartées séchant au soleil sur un bon gros rocher au milieu de la ria.
J'aime le soleil du petit matin qui éclaire les brumes au dessus des champs récemment labourés, gorgés de pluie au coeur de l'hvier. 
J'aime les couleurs chaudes de feuillages et des papyrus de la mare.
J'aime les premières fleurs de camélias, tandis que celles des hortensias, virent doucement vers le néant de l'hiver. Je ne les couperai qu'en mars. J'aime, en juin, quand les hortensias remplacent les rhododendrons et les dernières fleurs de camélias. (Cette année j'ai laissé les vieilles fleurs aux pétales, frêles comme du papier de soie, elles se mêlent aux nouvelles).  
J'aime le bleu de l'océan aux vapeurs blanches, piqueté de barcasses des vieux pêcheurs tirant quelques casiers, la voile blanche croisant au large de l'école des Glénans. J'aime deviner la toute légère planche à voile près de la balise verte. Elles sont deux en fait mais tellement transparentes. Je me demande pourquoi le gars en kayak attend que passe le temps, sans bouger avant de reprendre le doux mouvement de ses pagaies.
J'aime aller me baigner à 6h30 le matin quand les premiers rayons du soleil, éclairent d'un bel orange bien chaud les rochers en bas de chez moi. Plonger la tête la première afin de me réveiller. 
J'aime la chanson de Laurie Darmon, ruptures.
J'aime que les bruyères d'hiver soient en fleur ; puis les jeunes pousses toutes vertes tendres qui remplacent les fleurs! 
J'aime que mes élèves rient et me parlent, et qu'ils me disent "madame vous avez géré!" en sortant de épreuves du bac. J'espère surtout qu'eux auront géré! 
J'aime me souvenir des belles choses, des moments tendres, du sourire de mes enfants, de leur joie de vivre.
J'aime aussi le potage au potiron, gingembre, lait de coco, les premières sardines grillées, dîner au soleil couchant d'un  petit verre de vin,  coucher si tardif en juin, hier 23h30 au bas mot!

Petit billet foutraque écrit il y a un an, quand débutait l'année, scolaire évidement, complété alors qu'elle est presque terminée. 


mercredi 17 juin 2015

Taille, taille, taille !

Deux jours sans bosser, c'est décidé je m'attaque aux bosquets  qui ont bien profité du printemps humide! Je taille pour l'avenir (et afin d'évacuer les idées noires). 

L'activité défoule, me défoule, remplace un bon footing et j'ose espérer, cette année, me permettra d'avoir des fleurs le printemps prochain! L'homme de l'art que j'ai dûment questionné, est formel, la taille se pratique aussitôt la floraison terminée! J'avais un peu peur de modifier le paysage, en réalité, la perspective est renouvelée, les véroniques n'en sont que plus visibles. Cela étant, le reste paraît également urgent à ratiboiser, quand on commence il ne faudrait plus jamais s'arrêter! 
Seul problème j'ai, comme de bien entendu, couper le fil électrique..n'y ayant plus pensé, le fourbe  s'était planqué dans les lierres. Je vais m'attaquer au rafistolage (on m'appelle la fée électricité),  une fois de plus, les boursouflures scotchées se multiplient comme des hernies. 
Mes avant-bras ne cessent de vibrer depuis 5 heures sans que je puisse rien faire pour en stopper les sensations! Pourtant, je procède par étape, ce matin, dès 8h, j'ai refait le mur végétal entre chez moi et le voisin, un truc immonde qui dégage bien le passage afin que leur clébard ne soit pas tenté de mordre quand on s'approche trop près de la clôture, que je puisse tondre sans bousiller leur grillage.
J'ai rasé les euphorbes, laissé deux trous béants où pourront s'épanouir les hortensias, devenus rachitiques. C'est là que l'on se rend compte qu'il faut aussi réaliser une petite coupe aux buis façon boules, éradiquer les ronces, désherber le camélia rampant et les azalées, arracher un peu de lierre.
Depuis je colle, en tâches, façon léopard, couverte de sève blanche et je suis scarifiée, de longues traînées sanguinolentes sur les jambes, derrière les cuisses et les mollets,  façon zèbre mais j'ai la satisfaction du devoir accompli, dans la douleur, comme le Christ, expiant je ne sais quelle faute, évacuant la culpabilité. Amen! 

Pendant les opérations, je suis en mode nostalgie, je me vois à New York, où j'aimerais retourner, ce voyage constituant un excellent souvenir.  Je suis Mary Poppins montant au ciel avec son parapluie noir poursuivant mon rêve de la nuit, inlassablement, mais je suis aussi en friche, souvent incapable de lire, ou de tenir très longtemps sans m'assoupir ou bouger inutilement. De longues heures de surveillance m'attendent d'ici la fin de la semaine, je vais me plonger dans les bouquins et les journaux pendant que les chères têtes blondes plancheront sur les devoirs qui feront d'eux, je l'espère, des adultes bacheliers!

Et ce matin, un bain à 6h30 dans la quiétude d'une mer d'huile, une fois passé le petit pêcheur ayant relevé ses casiers dès potron-minet. J'ai juste failli me tuer, après avoir glissé sur la pente herbeuse, l'épaule a,  une fois de plus, morflé, mais je me suis arrêtée à temps, juste celui de ne pas me fracasser l'arrière de la tête, sur les rochers! Franchement j'aurais dû aller m'acheter un billet de loterie! 

dimanche 14 juin 2015

Ma virée d'été à Paris.

Toujours aussi amoureuse de Paris, malgré le bruit, les bagnoles et les odeurs de pisses des mecs qui, décidément, restent de gros dégueulasses, je vais militer pour qu'ils soient verbalisés. Halte aux soulagements de vessies n'importe où, le mâle français est un goujat, un porc. Cependant...




Parmi les gâteries à ne pas manquer, le concert classique à l'église Saint-Ephrem des Syriaques, 17 rue des Carmes à Paris dans le 5ème (chrétiens d'orient, catholiques de l'ancienne Antioche). L'acoustique y est remarquable, les artistes excellents! Peu coutumière de ce genre musical, j'en ai pourtant sucé le moment comme un bonbon, au couchant du soleil, qui éclairait de ses rayons, le saint en extase peint sur les murs. Je n'y ai pas vu un signe si ce n'est celui de prendre le temps comme il vient et d'en jouir pleinement. L'assemblée est peu nombreuse mais experte, l'air entendu de celui et celle qui sait quand applaudir. C'est aussi l'occasion de musarder rive gauche, de grimper vers la rue Moufetard, d'y mater ses touristes et ses étudiants et de satisfaire un des fantasmes de Sameplayer, la nouille chinoise faite maison, balancée par dessus l'épaule à grands hahanements: vrais cuisiniers chinois, décors en plastique d'une salle improbable, odeur de friture atténuée par la vmc et la climatisation, grands slurps de notre voisin de table dont le nez trempe quasiment dans la soupe, de l'ail, de l'ail de l'ail aromatisé à la coriandre, et une grande envie d'atténuer le goût par une glace bien sucrée (et un brossage énergique avec bain de bouche).
Il a fait bon dans Paris samedi, une brise aimable accompagnait les déambulations. 
Carol Rama, les crapauds de ma mare
A ne pas manquer: 
- les expositions au musée d'art moderne de la ville de Paris, Lüpertz (puissant), Carol Rama (du sexe féminin, de la vulve et du sang) et Darger (j'ai moins aimé).  
- les expositions de la Maison européenne de la photographie, toujours aussi parfaites. 
- la fondation Yves Saint-Laurent pour la collection du scandale: chignons, turbans, robes moulantes des années 40 et extraordinaire manteau doudoune vert à poils longs. La découverte d'un petit espace qui présente quelques pièces, juste ce qu'il faut pour en profiter et se souvenir.
Et puis regarder, se faire plaisir, admirer les gens, si inventifs!
Markus Lüpertz, un aperçu 

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