mercredi 25 mai 2016

Je n'aime pas le théâtre!

Décidément je n'aime pas le théâtre. Au bout de deux ans d'abnégation, d'insistance, j'ai enfin compris à quel point je pouvais être allergique! Richard III par Thomas Jolly n'a pas échappé à la règle. 

Pourtant cette fois-ci, j'arrivais vierge d'alcool, un repas léger à la maison sans un petit verre de vin alors que l'habitude consiste à dîner d'une quiche avec un ballon de Minervois (deux) au restaurant du théâtre. Même si je n'ai pas fait la sieste cet après-midi mais une bonne séance de piscine à fond avec plaquettes et pulboy, j'avais confiance en ma capacité à ne pas m'endormir séance tenante. 
Las! J'ai dormi, certes par intermittence et sans ronfler (du moins j'espère). Je n'ai donc pas vraiment tout compris. Je me suis empêtrée dans les prénoms sans réellement comprendre que le fils infâme rejeté par sa mère, le fourbe, le méchant, le difforme joué par le metteur en scène au costume recherché - dos de plumes et de fourrure, jambe gauche maintenue dans un carcan lui conférant une démarche claudiquante, main gantée suggérant la difformité-, était le vilain Richard III. Cruche sort de ce corps. 
Ce qui est remarquable est que quelque soit la pièce, jouée par des artistes de renom, Dominique Blanc et Vincent Pérez, Les liaisons dangereuses, ou ovationnée à Avignon les particules élémentaires, susurrée le canard sauvage d'Ibsen, ou BRAILLEE comme Richard III, je dors, je dors, je dors du sommeil du juste! Pourtant j'ai une place de choix, au sixième ou septième rang, au milieu, presque sous les nez des artistes, qui probablement ne voient que moi! 
Je dors! 
Je fus à peine réveillée par un improbable concert rock, tandis que les acteurs descendaient dans la salle entraînant la foule des spectateurs à taper dans leur main en braillant comme des ânes. Cependant j'ai ri du grotesque d'un danseur, quasi nu coiffé d'une magnifique tête de sanglier et affublé d'une ceinture en épaisse fourrure et d'une queue à se damner, grassouillet comme un petit cochon de lait, souple de son corps, se dandinant sur de la musique de boîte, en rythme avant de nous montrer son cul, magnifique, tout blanc. Il a quitté la scène en nous faisant des doigts,  de magnifiques doigts d'honneur! Y a pas, le théâtre à la sauce contemporaine, ça gère. 
La vieille bourgeoise assise devant moi qui s'esclaffait aux tirades précédentes n'a guère apprécié la facétie par contre les jeunes collégiens qui remplissaient la salle "ont kiffé grave" (sic). Je suis partie à l'entracte après deux heures trente de spectacle, d'assoupissements, préférant rentrer pour la dure journée qui m'attend demain, renonçant à l'entracte et à l'heure et demie qui restait. 
J'ai les oreilles qui sifflent de tant de cris, de hurlements: meurtres, pleurs des veuves éplorées, travail de la femme enceinte sur le point d'accoucher,  je vous passe les détails (que je n'ai d'ailleurs pas tous vus). 
Bref, je n'aime pas le théâtre. 

lundi 23 mai 2016

Le sillon des Anglais (presqu'île de Crozon)

Aujourd'hui, changement de décors, j'ai découvert le sillon des Anglais, sur la commune de Landévennec, le long de l'Aulne, presqu'île de Crozon. Ce blog va finir par être ce qu'il aurait dû toujours être, un guide touristique. Adieu, états d'âme, coups de gueule! (*note à moi-même: aucune crainte ma réserve de pignouseries est à bloc!) 

Landévennec depuis Port Maria

Le sillon des Anglais  en rade de Brest est une flèche géologique, née à la fin de la période glaciaire, il y a 10 000 ans! Rien que ça! Les Anglais n'y sont pour rien mais ils y ont débarqué il y a quelques siècles, y laissant leur nom. 
Le sillon des Anglais depuis le GR34
La balade suit le GR 34. Nous n'avions guère le temps de faire la grande boucle de 18km qui ramène à l'abbaye Saint-Guénolé, tenue par des moines bénédictins spécialisés en pâte de fruits mais pas que. N'importe qui peut venir y faire un séjour, pour prier ou non, le parc est magnifique, le silence est roi. Blablabla, j'enfile les perles mais le lieu est magique même sous les nuages menaçants. 
La balade démarre généralement au port Maria en face des plages où l'on peut pêcher les huîtres, Logonna-Daoulas. 
Le chemin est large, très praticable pour des poussettes sportives, ou des personnes ayant des difficultés à se mouvoir, le plus souvent en sous-bois, on devine avec peine les rivages de l'Aulne. Sous le gris du ciel, je l'ai trouvé au premier abord un peu monotone et tristounet mais c'était sans compter notre envie de couper afin de faire une boucle. C'est là que l'aventure se complique, 
Le nouveau chemin qui longe les prés à la limite de la forêt domaniale est à peine tracé, il s'arrête brutalement.  Nous avons donc coupé à travers bois, pour nous enfoncer dans les ronces et les fougères, habitées d'un doute. Genre deux vieilles folles en mode survie, surprises de tomber sur une colline après avoir hésité à suivre le ruisseau qui filait forcément vers la mer! Franchement, je me suis amusée. 
Une carte et ma boussole d'Iphone nous ont rassurées sur le bienfondé de notre option, j'ai apprécié mes croqueneaux, un peu chauds en cette saison sur un chemin classique mais fort utiles dans la brousse! L'aventure a mis du piquant à notre exploration des sous-bois sans chemin, entre houx, ronces, feuilles et ces mousses si douces et si odorantes. J'ai vidé ma tête, occupé mon long week-end, assouvi mon envie de découverte.
Finistère je t'aime, mais punaise le temps est fraîchou.  

samedi 21 mai 2016

Souris et tapettes!

Il y a quinze jours, un beau matin (oui il y en a parfois) j'ai trouvé mon pain avec un énorme trou. Un instant j'ai cru que l'ado rebelle n'avait mangé que la mie, avant de vérifier qu'un monstre avait pénétré dans le sac à pain après en avoir bouloté l'essentiel! Une souris? Non forcément un rat! 

J'ai donc pris toutes les mesures qui s'imposaient.  Tout d'abord suspendre le pain au crochet près du frigo espérant que la bestiole n'irait pas grimper jusque là. Puis j'ai investi dans deux magnifiques tapettes avant que l'on ne m'en offre une autre paire. Je n'aime pas assez les souris pour envisager une petite cage piège lui permettant d'avoir la vie sauve. 
Assassin sort de ce corps! 
Je n'ai alors plus constaté ni bruit ni grignotage intempestif...
Chouette, me suis-je dit, elle a quitté les lieux pour d'autres aventures plus gourmandes, profitant de la porte ouverte un jour ensoleillé. Mais la chair est bonne dans ma cuisine! Il suffit d'attendre l'extinction des feux afin de se gaver des miettes et autres délectances abandonnées par négligence. Ayant quand même quelques doutes, j'ai pris chaque jour mes précautions afin de ne rien laisser traîner, je n'aurais pas aimé partager mes microbes avec ceux de l'armée supposée avoir élu domicile sous les meubles de cuisine. 
Hier soir, après une soirée festive entre filles, j'ai rangé un peu  vers deux heures du matin, quand j'ai vu débouler de derrière le piano, une énorme souris, grasse comme un loukoum, hésitant face à moi à se diriger vers la cuisine. C'était probablement son heure mais elle ne devait pas compter sur ma présence. Elle a eu un instant d'hésitation avant de retourner se planquer, me laissant la vague impression que je ne lui faisais pas peur et qu'elle avait pris des habitudes d'animal domestique. Cinq minutes passées, elle a refait une tentative toujours aussi surprise par ma présence. 
J'ai donc pris les décisions qui s'imposent et armé mes tapettes de deux énormes bouts de fromage de chèvre, excellents. Ma volonté d'éradiquer valait bien ce petit sacrifice. 
Je suis montée me coucher redoutant qu'en pleine nuit, elle ne me suive et vienne brouter sur mon visage, que j'ai enfoui sous la couette. 
Pas que j'ai peur des rongeurs, je ne monte pas sur une chaise en poussant des cris de vierge effarouchée, mais la perspective de les savoir bons grimpeurs, prêts à tout pour arriver à leur faim fin, ne m'enchante guère. Je m'imagine la nuit, l'objet de leur reniflage.

Je n'ai pas entendu le piège se refermer sur sa tête, le second, pas le premier qui n'a pas fait son office meurtrier. Au moins, a-t-elle eu le temps de s'en mettre plein la panse. Au matin, son petit corps gisait sur le sol de la cuisine. 
Armée d'une pelle à bourriers, j'ai évacué le cadavre du fauve sur la terrasse, faisant corps avec la tapette. Il me faudra le décrocher. J'attends un peu dans l'espoir qu'une bête plus grosse, affamée, vienne m'en débarrasser. Le renard qui a l'outrecuidance de traverser le jardin sous mes fenêtres, tous les soirs, la queue basse? Il a fait, hier, la joie de mes copines épatées par sa nonchalance. 
Il me reste également à nettoyer derrière le piano, au cas où elle aurait mis bas, afin de vérifier les dégâts parmi les cartons à dessins, éradiquer les crottes accumulées après quinze jours de bombance. 
Je suis en mode feignasse, j'y pense!  

mardi 17 mai 2016

L'estuaire de Brigneau

L'estuaire de Brigneau, sur la commune de Moëlan-sur-mer, vaut la virée, le détour, la découverte et le musardage

La balade emprunte une bonne partie du GR34 et un balisage communal en jaune réalisé également  pour les VTT. Sur le site de l'office du tourisme de Quimperlé (terre océane) les propositions sont nombreuses, on peut les découvrir ici. Les deux  communes de Riec-sur-Belon et de Moëlan-sur-mer sont absolument superbes et constituent le paradis des marcheurs comme partout en Bretagne! 

Nous nous sommes garés au fond de la ria de Brigneau sur un petit parking ombragé et avons opté pour une boucle en démarrant par les bois vers le pigeonnier de Kermoguer datant du XVème siècle. 
Franchement, on s'est senti paysans, certes un peu feignasses car cette abondante végétation ne devait pas exister alors, à parcourir  les chemins creux, cernés de murets de pierres, envahis par la les fougères et les arbres ; on se croyait seigneurs des lieux, maîtres du pigeonnier, attribuant les nids (600) selon notre bon vouloir. 
Une fois dans les champs, je nous ai imaginés survolant les prés piquetés de coquelicots (j'ai peut-être rêvé car le fermier traite),  dans les films ou sur les clichés de David Hamilton, courant dans les hautes herbes en robes de dentelles blanches et vaporeuses sur la musique de Royal canin d'Ennio Morricone du Professionnel. I am free de Stevie Wonder semble également une version intéressante, adaptée au gambadage un jour de printemps, shootés aux premiers rayons de soleil, un peu chauds. 
Mais je m'égare, je divague, je rêve, je m'exalte, je folaille. On a juste follement apprécié notre randonnée, discutant en passant avec le tenancier du gîte d'étape, Steren-ar-mor, au hameau de Kervetot, faisant la retape tandis que nous mations d'un air intéressé et dubitatif son hébergement. Etait-il privé ou public? Privé, il est... 
Nous avons terminé par pain-beurre-huîtres plates de Belon-vin blanc au bar restaurant à huîtres, l'huîtrière du château de Bélon, rive droite, sur des tables de bois, face à la rivière, moins bégueule que chez Jacky, à quelques mètres. Pour les creuses, je préfère celles de Morvan sur la rivière de Merrien , à quelques encablures du Bélon, en vente aux halles de Concarneau. Certes elles sont moins connues que les huîtres Cadoret (surfaites?). 

Je recommande vivement le séjour en Bretagne! Il ne faut pas tenir compte des prévisions apocalyptiques des météorologistes, la réalité est généralement bien plus favorable qu'ils ne le disent: toujours un petit poil de vent qui chasse les nuages, un temps qui varie systématiquement avec les marées, une trouée ensoleillée, une grande "fenêtre météo" et vous allez kiffer la région! 




lundi 16 mai 2016

Moëlan-sur-mer

Je poursuis mon exploration des rias du sud Finistère, grâce à mon amie qui a écumé ses dernières années tout ce qui se fait de plus beau ici. 
Ce long week-end de Pentecôte presque estival, nous avons choisi, sur la commune de Moëlan-sur-mer, de marcher le long du Belon vers l'aval, rive gauche: la plus belle! 
Le Belon rive gauche. 

Moëlan-sur-mer jouxte, au sud, la commune de Riec-sur-Belon.Nous avons choisi de nous garer sur Kersaux, une petite route en cul de sac, d'où part le chemin côtier, près de l'anse de Sainte-Thumette (ça ne s'invente pas). La rivière fait de multiples bras ce qui fait que nous n'avons pas atteint la mer, près de Kerfany. Belon, en amont de l'embouchure avec l'Aven, est un petit port  face à "chez Jacky"  un bar permet de boire un verre sur une petite terrasse d'où l'on domine la ria. 
Le chemin est escarpé et entièrement boisé, on s'y promène aisément. 
Le samedi il n'y a pas un chat, le Breton magasine au Leclerc ou à Brico machin.  Nous avons croisé des cyclistes en VTT relativement respectueux des marcheurs, sachant que le chemin côtier leur est interdit.
En cette saison, les arbres arborent des couleurs tendres, la lumière se fait très douce entre les feuilles. Les jardins sont fleuris, les rhododendrons commencent tout juste à éclore mais les lilas ne sont pas avares. 

vendredi 13 mai 2016

Riec sur Belon

Jeudi, merveilleux week-end de l'Ascension, le printemps l'été était au rendez-vous, peut-être même était-ce le seul jour de l'année au cours duquel les Bretons connaîtraient une journée estivale! Ce fut donc l'occasion d'un stage commando sur le chemin côtier de la commune de Riec-sur-Belon!
Le belon


Je conseille de se garer sur la rivière de Belon, au niveau du restaurant Chez Jacky balisé quasi sur la voie rapide. 
On remonte la rivière vers la mer pour rejoindre  l'Aven à quelques encablures sportives, au moins jusqu'à l'anse du Goulet Riec. La vue est sublime, la balade tranquille car escarpée, sans beaucoup de touristes marcheurs. 
Au loin, mater les îles, Groix, souvent, envier les quelques plongeurs en apnée à la recherche des araignées qui ne tarderont pas, si ce n'est déjà fait à quitter le littoral pour d'autres aventures. Il semblerait que cette année les amateurs se soient gavés. Coup de bol que la chasse soit limitée, sinon il y aurait belle lurette que la bestiole aurait disparu de nos rivages. Certes, il doit bien y avoir quelques malotrus qui ne tiennent pas compte des directives et dont le plaisir est de faire le plein excités par l'envie de remplir le filet! On peut toutefois rester optimiste sur le civisme des amateurs! Rêvons! 
La lande est sublime, les bruyères, les asphodèles, le tremble, les ajoncs sont en fleurs, leur parfum vibre sous les rayons du soleil. 
Je n'aime guère les bruissements des vipères qui sortent derechef à la recherche des premières chaleurs, elles me tétanisent. 
Finir exaltée au bar de chez Jacky qui a eu la bonne idée de faire une terrasse au dessus de l'eau, envier les marins d'eau douce sur leur paddle, l'activité est très à la mode, ils cheminent peinards au fond de la ria. Boire une bière rafraîchissante après l'effort. 
Finir rincée mais heureuse, je kiffe la Bretagne et je me fiche comme de l'an quarante qu'il n'y fasse pas toujours soleil! 
La Bretagne, ça se gagne! 

Sur la terrasse de chez Jacky


samedi 7 mai 2016

Déménager!

J'adore déménager! (les maisons des copines)
En pères peinards, pêcheurs à la ligne sur Pouldohan, Trégunc

9h30. Café, j'arrive pile à l'heure, curieusement je ne vois personne à l'horizon, j'entre, la tenancière se pointe, goguenarde. Se lève-t-elle par hasard? Que nenni, le café chauffe. 
9h32, je pénètre dans la cuisine qui ne semble pas avoir changé beaucoup depuis la dernière fois, tout le bordel est encore sur les étagères, sur la gazinière et dans tous les coins.
9h33. Le café coule ; au milieu de la table trône un énorme saladier bourré de croissants, pains suisses et autres délectances. On se sustente en attendant les autres convives. Je m'étonne qu'il n'y ait aucun carton. 
"Normal, on s'est occupé du garage hier! "
Coup de bol, (me dis-je) au moins ça c'est fait mais, quid du reste? 
Euh, il y a des sacs, il suffit de s'y mettre. 
9h45, les déménageurs amateurs arrivent au compte goutte. Un des camions est toujours à Auray avec le fils de la maison, en soirée la veille. Va pas être frais pour porter le frigo et la gazinière! 
10h. Véro et moi attaquons la cuisine, euphémisme.... Avons trouvé des sacs.
10h. Je me demande si le plat ébréché mérite qu'on l'emmène
10h02, tombons sur un nid de trucs bizarres, un énorme pot rempli de coquillages divers et variés, puis deux. Conciliabule, il est question de les rapporter au propriétaire. Nous apprenons que les pots de sables accumulés depuis plus de 40 ans ont fini à la poubelle (enfin pas tous, un des fils chéris a fait une sélection pour mettre dans sa chambre, notamment ceux du Maroc et de Tataouine)
10h30 Véro vide la cocotte remplie de pâtes, nous y installons deux verres précieux dont nous ne savons que faire, on renonce à déménager la bouffe cuite, déjà les patates et les pommes sont partis. 
10h35 Je pète un objet non identifié, Véro ramasse à la balayette. 
11h. On s'étonne que le tri n'ait pas été fait, c'est dingue ce qu'on accumule comme saloperies diverses: bocal à bonbons rempli de bouchons, cendriers éculés, boîtes tuperware de toutes les tailles, bouteilles vides millésimées ouvertes au 20 ans des enfants! 
11h05, je jette des tasses ébréchées, j'empile les plateaux. 
11h10, damned les placards sous l'évier sont pleins, je me disais aussi qu'aucune casserole n'était visible. J'aurais dû me douter qu'elles étaient quelque part. 
11h20! Ah! La machine à laver la vaisselle est pleine! Les paniers à couvert partent tels quels dans un sac. 
11h25. Meeting autour de très jolies étagères, en bois, fragiles comme tout et franchement éculées: doit-on les transporter sans les démonter! Le spécialiste (du mobilier ikea) prévient que probablement elles ne survivront pas à un transport. Véro démonte. 
11h30 on attaque la chambre de l'adolescent, trois benêts y jouent aux SMS. Le propriétaire du chenil  panique, met de côté ce qu'on ne doit absolument pas toucher. On enfourne dans de grands sacs poubelles les couettes, les draps puants, A. s'attaque aux lits et aux matelas, le temps de le dire, la piaule est vidée. 
12h. Emballons (enfin façon de parler) la cafetière, les baguettes quand la spécialiste du pique-nique arrive les bras chargés, elle prépare jambons, pâtés, rillettes, tomates cerises et fromages. On ouvre deux bouteilles de rouge. 
12h15 La tante fait des photographies, tout le monde râle, on est en salopiaux, finalement on se laisse tous tirer le portrait, les souvenirs sont importants, l'ambiance est bonne. 
13h15 le reste de la troupe rapplique, on déballe la cafetière. 
13h16 Pain-pâtés-fromages dans la cuisine, il pleut, pas question de mater la vue assis sur la terrasse. Qu'importe! M. travaille une demie-baguette, devant nos yeux étonnés. Il va au plus pressé, refusant de faire plus de trois sandwichs, P. lui propose de rajouter un yaourt afin d'y inclure aussi le dessert. 
14h, la maison est vide, A. après avoir démonté une partie du plancher au marteau, fait une tour façon Kapla, ça le calme visiblement, personne n'y touchera, la contournant soigneusement, la construction est attachante et étonnante. 
14h30, je visite la nouvelle maison, elle est impeccable mais beaucoup plus petite que la précédente. Va falloir faire un tri draconien. Coup de bol, le garage est immense, on stocke à l'aveugle. 
15h. C. fait le lit de la patronne, la cerise sur le gâteau pour une soirée apaisée. 
Finalement, maison vidée en une matinée, le bazar était bien préparé en amont, si si! 
15h15 je vais à la piscine, je ne me suis pas assez défoulée, 2km plus tard, je sors, le soleil pointe son nez! 
Une bonne journée! 
PS: avant tout déménagement, à consulter impérativement, s'organiser c'est facile, c'est ici
La collection de bouchons en liège

Inénarrable slip pour emballer les verres


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