samedi 20 décembre 2014

Mon voyage scolaire ...

Petit billet en forme de bilan sur mon voyage scolaire....


Derniers évènements marquants.
Une palanquée de filles à qui j'avais interdit de faire les cruches et qui se perdent dans Paris (pas si loin, rue de Rivoli)  avant d'arriver en retard au théâtre de la Huchette. J'entends en arrivant derrière elles en loucedé, " oh là là , elle va nous pourrir".  Je confirme bien la terrible prédiction... Je vais effectivement les pourrir. "Mais madame, on est parti à 19h30, mon téléphone disait 15 minutes mais des gens nous ont envoyées à l'opposé! On a même demandé à des policiers, on a les pieds en sang, on a couru dans tous les coins de Paris, sauf celui-ci ....On va avoir quoi?" ... Le mystère plane, lourd de menaces que je suis bien incapable de mettre en application tellement elles me font rire et tellement leurs efforts afin d'échapper à la soufflante me mettent en joie. (Note à moi-même à quoi peuvent bien servir les petits plans que je leur ai photocopiés? )
Un autre groupe a mieux géré, et ils en sont tout fiers, hésitant, un moment, entre me dire ce qu'ils ont fait et ne pas le dire, puisqu'ils s'étaient bien gardés d'en parler avant de partir. Ayant obtenu ensuite notre approbation (il ne leur est rien arrivé!), tout contents, ils ont raconté avec force détails leur exploit: monter au premier étage de la tour Eiffel comme des grands, à pied et prendre le métro tout seuls ! "Ouah trop beau ...." Une mise à profit intelligente pour nos petits du fin fond du Finistère, des quelques heures de temps libre.
Tout aussi drôle la boume improvisée au sous sol de l'auberge, filles et gars se trémoussant comme des chefs sur un madison (non vous ne rêvez pas) endiablé!!
J'aime ces fins de voyage où l'on sent une certaine familiarité, un plaisir évident d'avoir vécu un moment extra qui sera d'ici quelques années encore plus magnifié par les souvenirs de cavalcades dans les rues de Paris. On est leur repère, celui dont, à 17 ans encore, ils cherchent l'approbation. Les muets parlent ...
Pour en finir avec cette parenthèse enchantée, voici leur top 3:
1. Les ateliers du Palais de la Découverte et surtout celui concernant l'électrostatique avec un animateur, beau et excellent. A l'école des rats, nous avons appris qu'il fallait, pour bien se former,  détenir quatre clés: la motivation, la répétition, faire des erreurs et la récompense. 
2. La randonnée dans Paris, de la République au Trocadéro, le premier jour, initiatique, (merci Sameplayer) via les grands passages couverts, les jardins du Palais Royal, le Louvre et les Champs Elysées.
3. La Leçon au théâtre de la Huchette
Ensuite les avis sont plus partagés, certains ont aimé Beaubourg, mais sans les guides-conférenciers qui sont assez nases, il faut bien le dire. Le centre surfe sur la vague mais franchement leur offre relève du foutage de g. surtout vers un public de jeunes gens, tout à l'écoute et très patient, qui s'est fait suer à tenter de comprendre des gens fatigués et pas du tout intéressants. Au Mémorial de la Shoah, ils sont probablement aussi débordés par les demandes, ce qui fait que les ateliers, tout comme les conférences sont inégales en qualité. 
La visite du musée du quai Branly a plu à certains, ils n'ont pas évoqué le musée des Arts et métiers mais ils avaient sans doute oublié cette première approche au début du séjour. 
Toujours est-il qu'en quatre jours, nous leur avons offert un aperçu intéressant de Paris, dont ils feront probablement bon usage. 
A l'arrivée, deux ou trois parents seulement sont venus nous dire bonsoir et merci! Sans doute, est-ce un dû que de se cogner 60 adolescents boutonneux, de les torcher, de les cadrer, de les materner et que tout le plaisir doit être pour nous qui profitons d'une virée gratuite à Paris! 
Si effectivement nous y trouvons notre compte (quand bien même cela fait dix fois que je vois la Leçon) et que j'y trouve du plaisir, il n'en reste pas moins que le voyage scolaire reste un travail de 24h sur 24 qui n'a rien de glamour! On rentre rincés. 
Faut-il être fou! 
PS: petite pensée amicale aux collègues sans qui tout cela ne saurait être possible. 

jeudi 18 décembre 2014

Brèves du soir

Presque inépuisables... Brèves du soir, publiées le matin. 


Jouer au loup garou, drôle de jeu de rôle où les partenaires passent le plus clair de leur temps à faire semblant de dormir sur leur bras en attendant le verdict qu'un maître de cérémonie, muet en classe la plupart du temps,  égrène d'une voix d'outre-tombe (demain on retourne au Père Lachaise) le sort qui arrivera aux joueurs. 
Rentrés seuls à l'auberge pour quelques uns, ... c'est fait !
Rire.
Taper la discute avec le député, se vautrer dans les fauteuils aux larges assises de la salle de lecture de l'assemblée nationale, c'est fait aussi. 
Demander les prix des chaussures chez Armani faubourg saint Honoré, plus que fait.
Jouer au baby foot et prendre une branlée 3 à 10 ...
Rire
Pisser planquée derrière la pompe à essence d'une station service, fait aussi (Paris capitale sans ouatères) 
La dure vie d'un prof en voyage scolaire , pas couché avant minuit 30 mais crevé et tellement heureux d'être là ...

PS: 7H , très crevée, mais ma nuit fut longue, sans insomnie, peut-être le voyage scolaire est-il le secret d'un sommeil réparateur?

mercredi 17 décembre 2014

Paris en troupeau.

Paris, en troupeau, j'aime! 


4h, lever en fanfare, 30 minutes avant le réveil, mon heure habituelle… finalement les insomnies ont du bon, je suis en pleine forme.
5h25, arrivée sur le parking, le car est déjà plein, quelques parents inquiets attendent que l’on démarre afin de dire adieu à leur progéniture. On leur a promis de grandes aventures, de les rendre autonomes et de les lâcher dans Paris seuls, notamment pour manger. Doivent penser que ces feignasses de profs vont en profiter pour faire du tourisme… Ont pas tort! Au moins, refaire le monde autour d’une bière se fait sans aucun remord, la conscience totalement tranquille, sauf pour la petite nouvelle qui imagine ses propres filles alone in Paris, (elle n’aimerait pas), elle ne sirote pas son coca totalement détendue. On va l’éduquer… On rigole! 
5h30 départ, on agite nos mains. On est bien les seuls. 
9h30, pause pipi à la Gravelle ; pour ceux qui ne connaissent pas, c’est la porte de sortie de Bretagne.
11h30 pause pipi et pique-nique à Chartres. 
13h30, 8h de voyage, on débarque Porte de Bagnolet. Paris se mérite pour les Bretons du Finistère.
14h30, impossible de rentrer dans le Père Lachaise, l’entrée rue de la Réunion est condamnée, impossible d’aller se recueillir sur la tombe de Jim Morrisson, on ira jeudi… 
15h, place de la République sous le soleil! 
15h15, musée des Arts et métiers, ils ont un liste de 10 objets à photographier, y prennent beaucoup de goût … gentils les minets et minettes, obéissants, curieux! 
16h30 Virée à pied jusqu’aux Champs Elysées où on les lâche pour trois heures, rendez-vous pris au pied de la flamme du soldat inconnu, sous l’Arc de triomphe, avant de photographier la tour Eiffel au Trocadéro, où Clara s’exclame « ouah, trop beau ». 
Un bon tiers n’a jamais pris le métro, probablement autant ne sont jamais venus à Paris, plus de la moitié découvre les quartiers où ils n’iront jamais. 
Ils cavalent, nous collent, commentent, s’épatent, sautent, courent, se vautrent sur les chaises des Tuileries, dans le froid. 
Deux ou trois transis qui n’ont pas cru bon nous croire quand on a insisté sur la nécessité de prendre un blouson, se les pèlent en pull. Deux ou trois nanas souffrent des pieds et du froid, guère plus habillées que les gars. 
En trois tours de métro, ils sont blindés… Sauf qu’un niaisou saute la barrière sous le nez d’une armada de contrôleurs qui n’en revenaient pas, bouche bée de stupeur. «  Vos trucs ne marchent pas », et pour cause, le ticket est périmé! « c’est 60 euros! Ah non, on arrive de Bretagne, et voyez c’est le simplet du groupe, il ne connaît pas, imaginez avec nous ….» Il a pris cher! 

40 gars en devenir, cheveux en touffe et boutonneux, tout petits et maigrichons, un poil inquiets, et 20 filles intelligentes et jolies comme des coeurs, pas bégueules pour deux sous, rigolotes,  toutes nos premières S, chercher l’erreur! 

lundi 15 décembre 2014

Nager

Souvent, le dimanche matin, je vais nager à la piscine de Fouesnant. 
Dimanche 13 décembre, café au Nautile. 

Les Balnéïdes, plus de 20 ans au compteur probablement, sont lumineuses car très ensoleillées. Ce matin là, j'étais seule en ligne d'eau. J'ai nagé longtemps, le crawl sans m'arrêter, goûtant au plaisir extraordinaire de sentir l'eau baigner mon visage et mon corps. Une sensation de douceur prégnante, réfléchir au contact, fluidité, enveloppement. 
Confiance, apaisement. Joie de vivre à goûter un étonnant sentiment de liberté et de légèreté. 
Répétition du même geste, tendre le bras, ramener l'eau vers soi avec de larges plaquettes faites pour des paluches de mec, les jambes immobiles qu'un pulboy maintiennent inactives. Longtemps, du bonheur de la répétition, du geste machinal et pourtant étudié afin de ne pas avoir mal, de ménager ce point dans le biceps que ma chute a laissé  depuis la Toussaint et qui me rappelle mon saut! 
Terminer sur une longue planche totalement immergée sauf le visage, nez, bouche, yeux... se laisser dériver les bras et les jambes en croix! Perdre le sens, sursauter en touchant le mur, s'oublier en écoutant la perte d'orientation. 
Se dire que la vie est trop courte pour se l'empoisonner. 
Plénitude toute simple après avoir vidé la tête en se concentrant sur le souffle, vider ses poumons. 

Il y a souvent le père d'une de mes anciennes élèves, hyper baraqué, déterminé, qui vient avec ses prototypes en seconde peau et mousses,  qu'il enfile sur ses jambes paralysées à l'issu d'un bête accident de ski (les accidents sont souvent bêtes). Il nage sans s'arrêter, longtemps, tuba et masque. Je suis épatée de tant de vigueur et de constance, il me met facilement plus de 100m dans la vue, perfectionnant son geste au crawl. Dommage qu'il ait une haleine de fennec pourrie par la clope, celle qui ne l'empêche nullement à la performance sportive. 

Et parfois, perdue dans la ligne d'eau des stakhanovistes du crawl, des performeurs, venus comme moi, bouffer du carrelage, infiniment, une femme, nageant péniblement la brasse, la tête hors de l'eau afin de ne pas mouiller ses cheveux permanentés, respirant par le nez, les lèvres pincées pour ne pas boire la tasse, paniquée à notre passage, râlant parfois! Mais Dieu, que vient-elle faire là? Il n'y a rien de pire que de filer droit, dans un geste fluide et de sentir le brassage d'une égarée qui persiste à rester alors que partout ailleurs il y a boulevard sans bouchon. Dans les piscines de ville, les surveillants prennent le soin d'indiquer par des panneaux à qui sont réservées les lignes afin que personne ne se noie de trouille. 
Ce dimanche matin, c'était juste parfait, il n'y avait pas un chat !

dimanche 14 décembre 2014

Grégoire Delacourt, la liste de mes envies.

Je ne sais pas pourquoi mais je n'avais pas très envie d'acheter ce petit roman, le liste de mes envies de Grégoire Delacourt, j'imaginais qu'il allait influencer ma liste à moi et qu'elle perdrait toute saveur face à celle de l'écrivain consacré. 

Que nenni! Et je ne regrette absolument pas d'avoir succombé au conseil d'un vieil amour!  
Ce bouquin est littéralement une petite merveille, à sucer doucement comme un bonbon acidulé, ceux qu'on achetait petits à l'épicerie du village, des bonbons rares car chers, réservés aux grandes occasions, donc  en gros jamais! 
C'est une belle histoire comme je les aime, toute en émotion et en douceur, malgré les horreurs qui s'y cachent. L'auteur aime les gens, ceux du nord, il les décrit avec attachement, avec empathie. Il aime aussi les femmes dont il parle si bien. 
Finalement, me suis-je dit, si les écrivains racontent parfois à merveille le coeur des femmes, peut-être ne sommes nous pas si différents? 
La fin est un peu triste, j'aurais aimé plus d'espérance! Cependant, je comprends que l'amour trahi, à l'envi, jusqu'à la trahison ultime, celle qui vous fait dévisser, ne puisse être récupérable. Jocelyn ne pouvait que mourir de honte. Mais Jocelyne ne peut-elle plus renaître à l'amour? 

samedi 13 décembre 2014

Courir

Courir face au vent les jours de tempête c'est revivre une scène culte de Titanic en beuglant aux embruns!

Le visage déformé par le souffle, la difficulté à progresser, le corps penché luttant pour avancer, comme cette vieille bretonne, en pays bigouden, la tête inclinée contre le vent. Vagues monstrueuses, vols d'aigrettes quittant les champs gorgés d'eau, étourneaux et mouettes, se disputant les bestioles enfouies dans les paquets de laminaires échoués sur le rivage: envolée de blanc et noir sur fond de gris.
12 décembre, et pourtant douceur habituelle qui surprend si proche de Noël.
C'était sans compter sur la pluie, drue qui a pourri la journée jusque tard le soir, les caniveaux pleins, les rues dégoulinantes et les bouchons sur Quimper, la prude, la fière, la bourgeoise. 
Je déteste faire les courses de Noël, mais cette fois-ci, je m'y suis prise hier pour ne pas paniquer dans 8 jours, courir, malgré ces précautions, c'était blindé, partout, sauf en centre ville. Je hais les centres commerciaux, les grands magasins, il y fait chaud, on y perd beaucoup de temps. 
Cinq personnes à poireauter au stand des retraits de la fnac, sages comme des images, n'osant pas bouger de peur de se faire voler la place dans la queue, pas un chat pour renseigner. J'ai fini par héler une jeune demoiselle de noir et de jaune vêtue afin qu'elle s'inquiète de notre sort, ce qu'elle a fait très diligemment, son intervention miracle (la mienne surtout) a fait apparaître quatre magasiniers qui ne devaient pas que magasiner dans l'arrière boutique! Le sourire est revenue sur les visages de ces dames qui, sagement, attendaient en vain, la venue du seigneur! 
Merci qui? 
Donc courir, sur le chemin côtier, mais en ville, beurk! 

mardi 9 décembre 2014

Cher Père Noël!

Cher Père Noël, je sais bien que vous n'existez pas, cependant, j'ai bien envie, de vous envoyer ma lettre! Ben oui quoi, un peu de bonheur ne me nuirait pas pour 2015 ....


Je m'y prends un peu tard, ou un peu trop tôt, c'est selon! La liste est aussi un peu longue mais pour glaner un minimum, je préfère charger la mule le renne!
Alors voilà, j'aimerais :
a comme amour et  amitiés,
b comme baisers,
c comme curiosités, chocolat noir et fondant, truffé.
d comme désir,
e comme écoute,
f comme famille,
g comme grandir
h comme homme, humain, humanité, houmous,
i comme idéal
j comme justice
k comme ko, kite
l comme lire, livre, lecture
m comme manger bon
n comme nuit,
o comme oser
p comme partir
q comme quête
r comme raison gardée
s comme surprise
t comme tentation
u comme univers
v comme vie
w comme vague parce que en anglais
x comme extra
y comme je ne sais pas
z comme zut ça ne marchera jamais!
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