vendredi 27 mars 2015

Trop humain

J'aime les cochons! Ils ont dans le regard un je-ne-sais-quoi de trop humain.

A regarder de près celui sur la photographie, on sent qu'il sait ce qui l'attend! 
Il n'a pas tort, bientôt il ne sera plus que côtelettes, saucisses et jambons, même ses yeux, si craintifs, finiront en pâtés pour chat ou chien.
Michel Pastoureau en a fait un livre, préfacé par Jean-Pierre Coffe qui rappelle combien le vrai cochon, celui que l'on chérissait autrefois avant de le tuer cérémonieusement (c'est aujourd'hui interdit), avait une  viande  onctueuse, savoureuse, persillée, soyeuse!

Donc un billet pour ne rien dire... 

Votez bien!

mercredi 25 mars 2015

Un p.. de virus ...

Quoi de pire que d'être prof et de ne plus avoir de voix! Que dalle, que tchi sauf un tout petit filet rauque comme le chien de mon voisin lorsqu'il tente un aboiement sur le facteur ou le tondeur de pelouse!


Le mal est arrivé brusquement un matin chafouin. Depuis, je parle d'une voix d'outre-tombe! Par peur de contaminer mon entourage, je ne fais plus la bise, me tiens à distance de tous, ne bois plus à la bouteille (je sais même sans virus, c'est dégueulasse), me lave les mains tout le temps, j'agonise littéralement.
Dimanche fut la pire journée bien que j'ai à peine parlé (enfin juste ce qu'il faut pendant le footing mais rien de trop, à midi aussi...) car j'étais, en plus, totalement épuisée. Depuis, la forme est revenue mais pas la voix torpillée par 6h de cours, dont une avec une classe de bavards invétérés, qu'il faut calmer en permanence.
Je rêvais de hauts parleurs, de micros, de les tuer pour être plus claire, d'en prendre un pour taper sur l'autre, de me casser dormir à l'infirmerie, de boire un rhum lait chaud avec du miel, ou de partir me promener dans le petit bois afin de mater la mer à travers les pins!
J'ai lutté, les ai mis au boulot avec succès puisque certains furent ravis de réfléchir à nouveau sur les exercices proposés, notés bien sûr (sinon ils n'en branlent pas une!)
Bénéfice: une voix reposée, et un bon paquet de copies sans aucun effet médical!..
Episode 2.
8 jours, ce matin que je traîne cette voix rocailleuse, sans pouvoir parler normalement! Je m'habitue, certains  me trouvent encore plus sexy, (oui je sais, je suis toujours très contente de moi). Cette voix n'empêche pas de rire. Hier, l'occasion s'est présentée, un inextinguible fou-rire à deux, sans pouvoir s'arrêter dans des circonstances où il ne fallait pas rire, surtout pas, ce qui est bien pire. J'ai eu l'impression d'avoir réalisé un exploit sportif tant la sensation de détente était ensuite importante, comme un grand soulagement qui tient au ventre, à la rate? Elle est restée longtemps, jusqu'à me faire dormir toute une nuit sans vraiment me réveiller. Et si le secret d'un sommeil profond était rire à ne plus pouvoir s'arrêter? 
Là, je me tâte, piscine ou pas piscine? 

lundi 23 mars 2015

Les soirées entre filles, c'est chic!

Sans doute est-ce lié à l'âge ou aux circonstances mais voilà plusieurs soirées que je passe entre filles (surtout en bande) et j'avoue aimer!




En ces journées de la femme (moi c'est tous les jours), j'avoue trouver du plaisir près de mes copines chéries! Rire, danser, bavarder, bref, tout ce qu'il faut pour une bonne soirée jusqu'au bout de la nuit. Qui a dit qu'on pouvait avoir besoin des hommes?
J'ai été élevée avec l'idée que la compagnie des femmes était sujet à discordes, embrouilles, qu'on n'obtenait rien de bons dans un bureau où ne travaillaient que des femmes, qu'elles étaient à l'origine de chamailleries, de crêpage de chignons, voire même de bagarres. Il fallait la présence apaisante des hommes pour tempérer les ardeurs de ces dames, les canaliser, les empêcher de chicaner, ragoter .  Les métiers féminisées  étaient une catastrophe, il existait donc des concours, notamment dans l'enseignement, distincts hommes/femmes où les garçons peu nombreux réussissaient sans trop se fouler. Dans les années 70, ils pouvaient intégrer les écoles normales d'instituteurs avec une note médiocre en orthographe alors que les 20 filles reçues avaient toutes obtenu 20/20 en dictée.   A l'école, je sentais mes excellents résultats scolaires dénigrés, j'étais qualifiée de "laborieuse" tandis que le génie de la classe, un garçon, réussissait sans travailler, son intelligence était vantée devant tous. Du coup, ne pas travailler mais réussir devenait une qualité majeure, signalait le génie! Il n'a jamais eu son bac! Cela étant, les professeurs n'étaient guère plus complaisants avec les enfants issus de milieux sociaux défavorisés qui je cite " feraient éboueurs comme leur père, voire même pire". 
J'exagère à peine!
De la même façon, en tant que fille, il fallait mieux laisser la place, s'effacer car la priorité restait l'éducation des enfants. Point n'était besoin de trop réussir, du coup, puisqu'il y avait des métiers pour femme qui laissait du temps à leur consacrer. Travailler oui, mais sans sacrifier le couple et la famille. De fait, j'ai toujours travaillé: "on ne sait jamais ce qui peut se passer, tu peux être veuve ou même pire larguée pour une jeune, forcément à gros seins".
Les combats féministes restaient probablement l'apanage des femmes parisiennes, des "intellectuelles" et des jeunes, ma mère, alors, n'entrant plus dans cette catégorie.
J'ai toujours eu l'impression que son combat restait la lutte des classes et non celui d'être une femme. Elle n'a guère eu d'amitiés féminines, son couple était sa priorité. Jamais je ne l'ai vue recevoir des amies, elle a toujours eu, à leur égard, une grande méfiance. Aujourd'hui, ce sont elles qui lui permettent de palier à la solitude de la vieillesse.

La réalité est donc toute autre, les femmes, entre elles, s'assurent un soutien indéfectible, s'amusent, discutent, débattent, s'entraident et leurs amitiés sont chaleureuses, sérieuses. Travailler ensemble est généralement constructif, égalitaire et serein.
Je kiffe les femmes (et les hommes, certes mais ...) 

samedi 21 mars 2015

Voter!

Quelques raisons pourquoi j'irai voter dimanche!


1. Les départements gèrent l'argent public et j'ai mon mot à dire même s'il sera dilué ... 
2. Je vénère la démocratie, jusqu'à présent on n'a rien trouvé de mieux pour gouverner un pays! 
3. Les départements existent toujours! Il n'y a aucune raison que je snobe l'élection au prétexte qu'ils sont sur la sellette.  
3. Les départements ont un impact sur mon quotidien, les routes mais aussi les collèges, le musée départemental breton, petit bijou quimpérois, jusqu'à nouvel ordre, ils sont toujours en place. Virons les sénateurs!
4. Ils contribuent à la survie des campagnes, bien souvent oubliées des capitales régionales, des villes qui ont le vent en poupe.
5. Pour une fois, la parité est respectée, une place égale à l'homme, est faite à la femme. Youpi, certes l'enjeu semble bien faible, mais certaines prendront peut-être goût au combat politique pour se mouiller dans d'autres élections ou être acceptées par les dirigeants des partis. (Voeux pieu)
6. Voter est un acte civique majeur, une chance qui nous ait donnée que beaucoup nous envie..
7. Conforter un gouvernement que j'ai choisi ou contribué à porter au pouvoir, qui rame, certes, laminé par les critiques, mais lui toujours,  plutôt que Sarkozy qui a rabaissé le discours politique à sa plus vile expression, fait le lit des extrêmes! 
8. 9. 10 etc.... Je crois d'ailleurs qu'empêcher le retour de Sarkozy et de la "droite décomplexée et extrême" est  la seule raison qui me fera bouger dimanche parce que je me passerais volontiers des départements .... 

mercredi 18 mars 2015

Au Finnegans à Quimper

J'ai dansé le Charleston guidé par un beau mec en pull rouge moulant au Finnegans

La salle des profs est propice aux échanges de bonnes idées, faut pas croire! Ainsi donc, j'ai reçu une invitation orale pour découvrir le swing (c'est swag) et le charleston ... J'y suis allée dimanche soir en bonne compagnie. C'est très exagéré de dire que le lieu est un repère de profs même si plusieurs musiciens en étaient, il faut du temps libre pour prendre son pied en formation de jazz, probablement!
Imaginez un pub, le Finnegans,  signalé sur le trottoir par deux immenses parasols fermés (et pour cause il faisait un froid de gueux) rue Aristide Briant au 46, à Quimper, un immense bar comme je les aime, et au fond un salle improbable, une piste de danse en parquet usé, ses glaces et son estrade pour musiciens.
Le décor chaleureux est planté, les protagonistes, les Dirty swing,  commencent à l'heure, les danseurs affluent en couple, ou seuls, tous se connaissent, s'embrassent, s'enlacent, se collent, sautent, tressautent, rockent, se balancent, se dandinent, boivent de la bière (surtout) et rient!
La bière est bonne comme la musique!
La soirée fut une parenthèse enchantée, un rappel à l'idée que point n'est besoin d'être dans une grande ville pour faire de belles découvertes et de belles rencontres.


dimanche 15 mars 2015

Une virée à Cleden-Cap-Sizun

Je n'ai pas hésité une seule seconde lorsqu'on m'a proposé une virée à Cléden-Cap-Sizun pour plusieurs raisons dont certaines peu avouables. 

Tadaah 
J'ai donc pris le volant après avoir noté sur le GPS la destination finale. Ouh la la ! La pointe bretonne se dessinait plongeant dans les eaux noires du raz de Sein, je partais bien pour le bout du monde!
La "voix rapide" (la quatre voie s'entend)  s'est imposée d'elle-même, le samedi est l'heure des campings-cars sur la vieille route.
Petite mise au point concernant la vieille route: les gens du coin et de tous les coins alentours, nés ici et vieux, (et moins vieux conditionnés par leurs  parents) vouent un amour sans recul pour la "vieille route" sinueuse, étroite, ponctuée de ronds-points et de patelins improbables, encombrées de tracteurs, traversée par les chiens, gadouilleuse, parfois, et souvent même dangereuse mais soooo charming ! Quand on n'est pas absorbé par le volant, on peut y contempler les champs, les vaches et les talus! 
Pourquoi Cléden-Cap-Sizun? Afin de trouver une maison de bois rouge à vendre en viager pour un copain sarthois....autant chercher une aiguille dans une botte de foin, le bâti est dispersé parfois regroupé en petits hameaux aux noms improbables sur des communes immenses. Cléden-Cap-Sizun n'échappe pas à la règle cependant le territoire plonge vite dans les eaux profondes face au Cap de la Chèvre, limitant les recherches errances. 
Je tenais à marcher quelques pas sur le chemin côtier, GR 34, vers la pointe du Van, à partir de la pointe de Castelmeur,  m'imaginant filer vers la pointe du Raz: le paysage ressemble à celui de Belle-île ou de Jersey, battu par un vent violent et froid.  En cette saison, la pointe est rase, pas d'arbre, ou quelques malheureux pins tordus de douleur blottis le long des quelques maisons trouvant abri aux pieds de la falaise. Rien de trop! La côte nord est peuplée mais pas autant que sur la côte sud, vers Audierne et Plouhinec. 
Au bout d'une heure,  après avoir testé tous les chemins, les culs de sac, Mescran, Kerfaval, Kerbesquerrien, Trouerennec, (j'en passe), fait demi-tour sur les parkings défoncés au dessus des falaises, demandé sa route à un vieux jouant de l'accent (genre je ne parle pas le français, je vous comprends à peine mais vous ne pouvez pas vous trompez, y a une croix), la maison rouge fut repérée mais claquemurée derrière un immense portail cachant l'essentiel ... Drôle d'idée de venir acheter ici quand on ne connaît pas le pays, juste vouloir s'imaginer faire du surf dans les eaux froides de la baie des Trépassés, y a plus glamour, certes,  mais pas aussi sauvage et sportif. Une quinzaine d'élèves de l'école de surf rentrait le matos, quelque peu violets et rougis par le froid, je me suis dit qu'en été, on devait, ici, se bousculer sur les vagues! Faut pas croire mais y a foule sur toutes les plages à surf dès l'ouverture de la saison, les touristes étrangers ne sont d'ailleurs pas toujours les bienvenus. 
C'est le bout du monde, vraiment! Des visiteurs foulaient le chemin vers la pointe du Raz avançant son nez comme un i ponctué par Sein. 
Pas de maisons à chercher sur la route du retour, sud, cette fois-ci par Audierne, mais une exploration en bagnole de la région. Le bâti est dense, souvent ancien et délabré, autour des enclos paroissiaux: chapelles, fours, moulins, fontaines en granit enfouis sous les fougères. Castel, lieu dit est à cet égard remarquable. Je préconise la randonnée pédestre mais, mieux peut-être, le vélo, les distances me semblent  énormes d'un bourg à l'autre, le paysage un poil monotone en dehors du trait de côte, truffé de maisons à pignon blanc des années soixante, sur sous-sol (à l'époque on ne faisait guère dans l'esthétique). En passant à Plogoff, j'ai rendu un hommage muet à ceux qui se sont battus contre la centrale qui aurait pourri le paysage et le littoral.
Tout cela n'a guère changé au final depuis l'époque où mon père explorait aussi la région en voiture, sans s'arrêter sauf pour pisser! Les tracteurs sont juste plus gros et plus rapides!
Pointe du Van

samedi 14 mars 2015

Ballet du grand théâtre de Genève, Benjamin Millepied.

Pour les vingt danseurs du grand théâtre de Genève, Benjamin Millepied revisite deux joyaux du répertoire des ballets russes , le spectre de la Rose et les Sylphides, il chorégraphie Amoveo, une parabole sur l'amour et un opéra de Philippe Glass. 

Cette dernière pièce m'a totalement émue, la beauté des corps, l'enlacement du couple, l'amour qui en dégageait m'ont littéralement fait pleurer. Je suis assez peu sensible à la danse mais jusque-là je me forçais à prendre quelques spectacles phares afin de parfaire une culture proche du néant. Bien m'en a pris, petit à petit j'apprécie de plus en plus jusqu'à Amoveo dont la chorégraphie a résonné en moi de manière très forte. 
J'en suis sortie toute émue, la salle aussi à des degrés divers mais elle n'a pas manqué de faire un triomphe aux danseurs, les yeux des spectateurs pétillaient à la sortie. 
Décidément la programmation du théâtre de Cornouailles, cette année, est exemplaire à bien des égards. J'en remercie le directeur! 
Point besoin d'être parisien au final! 
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