lundi 20 octobre 2014

Une virée en Normandie .

Une virée en Normandie pour mieux apprécier la Bretagne! Désolée, amis normands mais je préfère la pluie chez moi, elle est moins froide et le soleil couchant garanti! 
Omaha Beach à Colleville sur mer. 

Néanmoins, cette vaste région, puisqu'elle a la volonté, à raison, de lier entre elles haute et basse Normandie, est riche, très riche en coups de coeur. La "basse"  a des paysages à couper le souffle et une histoire si dense! 
Carentan pour le port et ses lumières. Paradoxalement, elle est une des villes à ne pas avoir souffert des bombardements pendant la guerre, -pensez donc une bourgade au milieu des marais-, elle offre quelques beaux bâtiments dans leur jus (souvent d'époque médiévale) et une longue balade le long du chenal, vers Utah beach dans la baie du Cotentin. 

La campagne de la presqu'île est cendreuse, bourrée de pesticides pour que l'on puisse avoir dans nos assiettes des carottes orange, au fuselage parfait, des poireaux au vert profond et des asperges tendres. Ailleurs, les prairies sont le paradis des chevaux, le bocage est truffé de bâtisses énormes, rénovées (ou pas) témoins de la richesse d'autrefois.

Pour la plage, il y en a pour tous les goûts, du simple et sans prétention comme Pirou,  ou Grand-Camp-Maisy inchangée depuis les années 50, -le port (et ses dirigeants) gelant probablement tout projet touristique-, du pittoresque comme Port Bail ou du prout-ma-chère comme Agon-Coutainville, the station du littoral, avec Parisiens inside, pour boire un verre au soleil couchant à la Plancha! 
Bayeux, la cathédrale 

BAYEUX est un vrai coup de coeur! Courez-y vite!
Quand on y arrive de l'ouest, c'est un peu la ville à la campagne, tout près du centre, les vaches paissent tranquillement, pas très loin du cimetière militaire anglais qui aligne ses tombes toutes blanches.
La ville médiévale est intacte, superbe autour de la cathédrale ciselée où pas un pan de mur n'est vierge de sculptures, de feuilles ou de pétales. Un arbre de la liberté énorme plus que centenaire la chatouille de ses feuilles!
Le curieux y va pour la tapisserie. Il n'y avait pas un chat mais la longueur des  barrières de contention du peuple avide de culture laisse à penser qu'en saison, la visite est blindée. On parcourt les 70 m de bande dessinée au pas de charge, l'audio-guide beuglant à l'oreille les aventures de Guillaume le Conquérant! Epatant toutefois! A voir absolument!
J'adore terminer ma virée par les plages du débarquement, Omaha beach et le cimetière américain mais nous n'avons pu que fouler les sables orange du rivage, arrivés trop tard, juste pour le coucher du soleil, rasant l'herbe verte.
Le site de la pointe du Hoc est aménagé. Il est loin le temps où le car nous dépotait avec nos élèves sur la lande truffée de trous d'obus, dans le vent froid. Il suffisait d'un pas de trop pour plonger au pied de la falaise. C'était il y a plus de 20 ans, depuis un parcours balisé nous rappelle l'histoire et le courage des soldats, le cheminement, végétalisé (étagement des herbes aux plumets délicats) depuis le parking, guide vers le littoral, mais les abords de la batterie qui donna tant de difficultés aux fantassins ont conservé l'aspect sauvage et ravagé. D'énormes excavations scarifient le sol.
Pointe du Hoc

Carentan
Agon-Coutainville, la Plancha

La tapisserie de Bayeux 
Un clin d'oeil pour mes copines .... No comment! (le monsieur de l'audio-guide n'en parle pas mais j'ai l'oeil! ) 

vendredi 17 octobre 2014

Semaine du goût!

La semaine du goût a du bon!



Les chefs de notre cantine ont participé, et je dois avouer que ce fut un réussite, j'ai presque regretté de ne pas y avoir mangé tous les jours. Habituellement, le self de mon bahut est probablement le meilleur de France d'après mon expérience (limitée certes). Pas d'infâmes paupiettes de pseudo-veaux, pas de chou-fleur degueu avec des oeufs durs, pas de pâtes imbouffables car trop cuites, bref, du sain bien cuisiné.  Tous les nouveaux sont unanimes, c'est bon mais encore meilleur pendant la semaine du goût!
Mercredi au menu, une souplette au potiron ou un panier de poireaux et sa sauce à l'échalotte, du saumon qui pour une fois n'avait pas l'odeur des égouts de la ville ou du port à marée basse, un assortiment de légumes étranges comme le panais, l'épinard et le topinambour. Pour les ados boutonneux, peu enclins à tester, était proposé du riz à volonté. 

Quant à l'Amiral, j'avoue m'être réconciliée avec le restaurant.  Deux midis que j'y mange en un mois et je suis épatée à chaque fois: le première par trois huîtres sauvages, énormes et chaudes que l'on mange à la fourchette, une solide pièce de boeuf et le soufflé au caramel au beurre salé; hier par du veau au pleurotes et un vin excellent! 
Une semaine du bon goût avec des amis charmants, façon les soirées de l'ambassadeur, le serveur jouant les entremetteurs délicats pour dealer son pinard, son verre de champagne et la bonne ambiance! 

mercredi 15 octobre 2014

Rio-Paris

Aller au théâtre de Cornouaille relève de l'aventure! Rio-Paris, pensez donc!

En petite auto, nous rejoignons notre capitale départementale bien convaincus d'approcher le saint-Graal de la culture, l'offrande faite aux culs-terreux du fin fond de la Bretagne! Le rituel est simple: se garer, boire une bière au comptoir du théâtre ou un verre de blanc, monter les escaliers comme on accède au paradis! Le problème est que la culture, ici, se mérite, il faut accepter de serrer les fesses, de passer de l'une à l'autre afin de soulager le dos, de croiser, décroiser péniblement les jambes, à nos risques périls, tant les ménisques et rotules risquent le traumatisme à vie sur le dossier devant soi, en bois chic mais dur, une moquette d'un rouge profond n'atténuant en rien l'inconfort! La culture se mérite, elle fait mal au cul, qu'on se le dise! 
Quimper offre des spectacles  de qualité mais de ville moyenne. Mélanie de Biaso qui devait se produire en novembre, l'a bien compris et s'est décommandée pour des destinations plus prestigieuses et internationales. Pas classe, hélas!
Toutefois, ne boudons pas notre plaisir, ne crachons pas dans la soupe, je suis sure que vivre en province nous permet d'apprécier la culture à notre porte davantage qu'en région parisienne après une journée de boulot et trois heures de transport! 
En général, début septembre, je prends au hasard une série de spectacles, et parfois, emportée par l'enthousiasme, je sors de ma zone de confort (ouarf), je m'emballe pour des trucs étranges! Quelques semaines plus tard, je m'interroge sur cette folie culturelle d'un instant, l'extrait visible sur le site me laisse dubitative. Un remords et je suis à deux doigts de rester vautrer sur le canapé, avant de me secouer et de trouver au dernier moment une bonne âme enthousiaste pour m'accompagner. La culture, c'est mieux  à deux!
Assumant mes choix, je suis allée voir Ensemble le Balcon se produire dans une salle au trois quart pleine. J'avoue avoir eu du plaisir à écouter de la  musique contemporaine (très) genre crin crin, tout comme une interprétation sortant de l'ordinaire de Shéhérazade de Rimski Korsakov!
Dans un tout autre registre, mardi soir, Agnès Jaoui, Helena Noguerra, Nathalie Dessay entouraient la guitariste Liat Cohen, mêlant leur voix sur des rythmes de bossa nova et les chansons de Heitor Villa-Lobos et Carlos Jobim: voix rauques des deux premières et voix sublime de la cantatrice! La guitare classique a baigné ma jeunesse ; longtemps j'ai écouté ses gammes pendant que je lisais ou travaillais, épatée qu'on puisse enchanter un auditoire tout en étant  si seul. Souvenir, souvenir!
(PS: la guitare de mon temps (ouarf) était aussi le meilleur moyen pour chopper des gonzesses. Miguel, le beau  ténébreux de mon lycée, se produisait dans le hall entouré d'un aréopage de nanas toutes amoureuses!  )

lundi 13 octobre 2014

La route de la Kolyma de Nicolas Werth

J'aime les livres de Nicolas Werth, j'en apprécie le style simple et la rigueur historique. Dans son dernier ouvrage, il sacrifie à la mode de faire de l'histoire tout en rédigeant son journal de bord sur les traces des forçats du goulag. 

Mode certes mais il ne brade pas la rigueur scientifique et n'y étale pas ses états d'âme.  Il reste dans le récit de ce qu'il voit et le procédé me plaît. Il témoigne des lieux et son ouvrage constituera probablement une source.
Cet éminent spécialiste de l'URSS nous comble. Pour qui a lu ses précédents ouvrages dont l'île des cannibales, le récit de la Kolyma de Chalamov ou les livres d'Euguénia Guinzbourg, la route de la Kolyma témoigne de l'effacement des traces. Quelle mémoire aura-t-on de ces millions de prisonniers disparus au goulag? Quelle histoire peut-on en faire si tout disparaît sous la rigueur extrême du climat de la région, de la désespérance des descendants de zeks restés sur place sans pouvoir vivre décemment? La Kolyma aujourd'hui, à 9h de vol de Moscou, en Sibérie orientale, n'est plus rentable, ceux qui y vivent sont souvent sans moyen de la quitter.
Les villes sont abandonnées, les camps multiples, autrefois mobiles disparaissent, ne restent plus que la rouille ; cimetières et fosses communes ne sont pas répertoriés, les témoins meurent. Bientôt il n'y aura plus rien des  victimes du stalinisme. 
Pour comprendre, un site existe, remarquablement renseigné, il présente des témoignages, des photographies et des explications historiques passionnantes: mémoires européennes du goulag (archives sonores) et un autre virtuel, ici.  

samedi 11 octobre 2014

Ainsi soient-ils!

Il y a certains soirs plombés par de grands moments de solitude et de néant sur la télé, mais dieu merci il peut y avoir quelques pépites, notamment sur Arte, comme ainsi soient-ils!. 

Par hasard, lors d'une soirée tranquille, je zapouille et tombe sur un acteur beau comme un dieu, de noir vêtu, une petite croix discrète au col! Dieu n'y est pour rien et pourtant,  il est l'un des personnages de la série Ainsi soient-ils diffusée sur Arte le jeudi soir. Ray Donovan, sur canal, étant une bouse intégrale, ou peu s'en faut, je me laisse piéger par les minois de ces si jolis curés, apprentis prêtres me dit-on dans mon oreillette (ouf ne sont pas encore complètement foutu pour le siècle)! 
Non deu dla, me suis-je dit, si tous les prêtres étaient aussi mignons, nos églises ne seraient probablement pas aussi vides, on se précipiterait à la messe, à mâtines et vêpres. 
Fervent admirateur de la gente masculine et passionné de théologie, je comprends mieux pourquoi mon pote enregistre la série. Elle est un régal pour mater de jolis minois, mis en valeur par un uniforme austère mais si seyant.
Le problème est qu'on n'y croit pas une seule seconde, à la confrérie de séminaristes! 
Je m'attendais, à tout moment, à ce qu'ils se roulent une pelle au coin du couloir, entre deux confessions, que leur soirée d'échanges et de prières  finisse en partouse, qu'ils s'enfuient en courant, voire même, tombent amoureux raides dingues des pécheresses en cloque qui gravitent autour d'eux. 
Trop beaux pour être vrai!
Certes autour de Saint-Nicolas du Chardonnet, j'ai bien croisé quelques beaux mâles en soutane; Rome n'en manque pas non plus, surtout quand ils déboulent au Vatican en voitures décapotables, qu'ils courent de monastère en monastère, dans les rues de la ville, snobant les boutiques de colifichets religieux... mais en France! Est-ce bien crédible? 
Le couvent de bonnes soeurs, lui, est nettement plus représentatif de l'idée que je me fais des congrégations de femmes: vieilles, très vieilles et peu nombreuses. 
Cela étant, la série est très plaisante à regarder, pas autant que Borgia (qui peine à finir et à se renouveler) mais propice à développer l'imagination et à se réconcilier avec les bondieuseries. 
Notamment, je pense à la scène incroyable où le prêtre accouche au débotté une des pécheresses, le jour de Noël (vous me suivez là sur le symbole), lui enlève sa culotte, sans regarder, pendant qu'elle hurle comme une damnée afin d'expulser le lardon. Neuneu, totalement! 
Ce soir de Noël, spécial pour nos protagonistes, est d'ailleurs l'occasion de faire chanter, sans fausse note et de manière inspirée, une classe de collégiens boutonneux qui, quelques heures auparavant, auraient fait accoucher une couvée de singes en plein vol tellement la cacophonie et la mauvaise volonté constituaient leur fond de commerce, de voir un curé danser avec une bonne soeur, (la plus jeune et la moins moche, il va s'en dire) et le prêtre cancéreux, ayant fui les mains douces d'une guérisseuse attachante, de pardonner à sa mère (il aura mis plusieurs décennies si j'ai bien compris) 
Aleluya! 
Finalement c'est peut-être un téléfilm pour les partisans de la manif pour tous, à regarder en famille tous réunis autour du poste? Aucun risque, il a été critiqué par le Figaro puisque la volonté des hommes est surtout mise en avant et non l'amour du Christ, ouarf! Un article de Wikipédia en fait un bilan rapide. 
Va susciter des vocations? 
Il excite l'imagination, point positif!
La série ne manque pas d'interpeller, certains sites en profitent pour faire le point sur les questions fondamentales que l'on peut se poser: comme, est-il humain pour un prêtre de ne pas avoir de relations sexuelles? Quelle est la position de l'Eglise face à l'homosexualité (site non autorisé par les producteurs, oeuvre de jeunes exaltés ayant astucieusement récupéré le nom de domaine)? Ici.  

vendredi 10 octobre 2014

A la modeu...

Elargir le champ des possibles … tout en restant dans le cercle de confiance!

Sortir de ta zone de confort! (Quand ta copine te pousse aux fesses et te propose une nouvelle vie tout à fait hypothétique)
Ces premières formules ont, depuis plusieurs mois,  largement dépassé les vieilles ci-dessous
Donner du sens
Créer du lien …
Qui ont longtemps été balancées à tort et à travers.
Elles s'accompagnent de jolis mots dévoyés
Burnoute, pour burn out, …
Il me semble que la tendance forte aujourd'hui sont les mots PATRIMOINE ET TERRITOIRE,  conjugués à toutes les sauces!
Comme territorialités.
Mais j'aime assez patrimonio, excellent vin corse.
Dans un autre registre, plus jeune: à la cool school, (mais je ne saurais dire ce que le mot école en anglais fait ici) ou faire le tour du bourg en marchant dans la crotte de iench.
Tu t'en bas le steak.
Hipsters ou plus vulgaire ken (Semble-t-il mais je n'en connais pas la définition??)
C'est bien aussi.
En attendant, mes élèves de seconde me mettent en joie, ils sont passionnés et parfois les discussions les font me tutoyer! C'est étrange et peu commun...Par contre, l'écrit ne semble pas être une passion partagée entre eux et moi! Cerise sur le gâteau, l'un d'eux finit toujours le cours par une petite flatterie, "trop bien vos cours madame, trop bien" ... Le propos ne mange pas de pain et fait toujours plaisir!
PS: article un peu foutraque à l'image de la confusion de mes sentiments. 

mardi 7 octobre 2014

Une biche dans le jardin.

Un billet à la con, qui occupe quand je n'ai rien à dire, avec des bêtes dedans…. 

Temps frais, vent de tempête, pluie intermittente n'incitent pas vraiment au jardinage. Il fait un froid de gueux (pour la saison et par contraste)!  Ces conditions météorologiques font pourtant le bonheur des bêtes qui peuvent planquer dans le fouillis des buissons.
Ainsi donc une biche vadrouille dans mon jardin, mine de rien, elle broute ou va boire au bar de la mare! Pas vraiment farouche la bestiole!
Les chevreuils sont foison sur la presqu'île où j'habite, ils voisinent avec les renards. Cependant, il est rare de les voir si près des humains, en général, ils élisent domicile dans les jardins où personne ne vit, occupés l'été en août par quelques héritiers qui n'ont plus rien à cirer de la bicoque bretonne. Ces derniers n'entretiennent plus le jardin laissant la luxuriance végétale se développer pour le plus grand bonheur  de la faune!
Hormis la biche, il semblerait qu'une laie et ses petits fassent également bombance ces temps derniers en fouissant de leur groin ma pelouse, à moins que ça ne soit un loir ou un putois. Hier matin, l'herbe était toute retournée, mottes de terres sèches en l'air, laissant béant d'énormes trous.
Et pour dernière réjouissance, mes vitres étant trop propres (le réveil de Bree Van de Kamp qui est en moi sans doute), un couple de martins-pêcheurs est venu s'exploser contre elles. Comme dit mon copain, "ils sont partis ensemble" si tant est qu'ils aient conscience d'avoir formé un couple. Paix à leur âme (quoique), je les ai délicatement posés sur le rebord de la mare, encore chauds, une heure après les cadavres avaient disparu!
Un chat, celui qui rode et fait peur à mes volatiles préférés ou un autre bouffeur de maccabées les a liquidés?
Il n'y a que les poissons rouges qui, pour le moment, vivent peinardement, mais je crains pour eux, depuis quelques  temps une aigrette prend le temps de se reposer sur le petit pont de fer!
Quant à cette superbe grenouille, elle a disparu avec les premiers froids mais j'ai adoré l'entendre croasser tout l'été! 
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