samedi 26 avril 2014

Le legs d'Adam, Astrid Rosenfeld.


A Berlin, en 2004, au moment même où sa vie personnelle le plonge dans le désarroi, le jeune Edward Cohen – propriétaire d’une boutique de mode branchée – tombe sur des notes laissées par son grand-oncle Adam. Ce dernier a dix-huit ans en 1938, et lorsque sa famille s’apprête enfin à quitter l’Allemagne pour se réfugier en Angleterre, il rencontre Anna, une jeune fille qui incarne tout ce dont il a toujours rêvé.
Quand cette dernière disparaît, il n’a alors d’autre choix que de partir à sa recherche, en Pologne… Car Adam est un rêveur, élevé par l’excentrique Edda Klingmann qui lui enseigne qu’il ne faut jamais avoir peur de rien. Il va jusqu’à échanger son identité, travailler pour un dignitaire SS, et pénétrer dans le ghetto de Varsovie pour essayer de retrouver Anna.
Plus de soixante ans plus tard, Edward découvre non seulement le récit sidérant de la vie de ce grand-oncle à qui une ressemblance physique très forte le lie, mais aussi la force du passé.

Le legs d'Adam est un roman qu'on ne lâche que lorsqu'il est fini. Bien écrit, bien traduit, il est réellement passionnant et renouvelle la loi du genre concernant la Shoah et les récits romancés qui jusqu'alors ont pu être écrits. Il fait vrai, c'est probablement sa qualité première.
Les portraits des personnages sont criants de vérité ce qui est probablement dû aux talents de cinéaste de l'auteure, directrice de casting. Ces hommes et ces femmes sont fiers, lucides, j'imagine un film, les photographies des scènes décrites, le jaune des roses dont il est question, les cheveux bleus de la grand-mère etc.....
Le livre, sans pathos, restitue à merveille l'ambiance du Berlin contemporain comme de la Pologne des années noires sous la botte nazie, de nombreux faits ou portraits sont historiquement attestés.
Le legs d'Adam est un livre à lire, conseillé par de nombreux libraires mais dont on ne trouve aucune critique "intitutionnelle" sur le net. J'ai dû lire en allemand une interview de l'auteur, puis renoncer et me coltiner le charabia traduit par google afin d'en savoir un peu plus sur les modalités d'écriture d'Astrid Rosenfeld dont la famille pendant la guerre, contrairement à ce que laisse penser son nom de famille, a dû produire un certificat d'aryanité. La famille de mon ami allemand qui s'appelait Kaufmann s'était également trouvée dans la même obligation car le nom signifiant littéralement commerçant donnait à croire qu'ils auraient pu être juifs. 
La jeune écrivaine, - 34 ans- dit à juste titre qu'il n'y a rien d'étonnant à ce qu'elle s'intéresse à cette problématique comme beaucoup de jeunes de sa génération.

2 commentaires:

  1. Bonjour la Bretagne !
    Livre don j'ignore tout (ou plutôt ignorais). C'est noté.
    Bonne journée à vous.

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    1. C'est un bon roman comme je les aimes.

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