mercredi 23 décembre 2015

La beauté de Londres!

Ne retenir que la beauté de Londres? Sans doute la meilleure chose! 
La caserne des pompiers

Faire comme si il n'y avait pas eu: 
- partir un dimanche après midi à 15h
- coucher à l'aller et au retour sur la moquette d'un bateau, enfilée dans un sac de couchage après avoir nagé dans les flaques de pisse des toilettes bouchées, tenter de dormir empêchée par les braillements d'une classe qui n'est pas la notre, ou bercée par le roulis du retour
- finir sa nuit ou la commencer, matin et soir, dans le bus pendant les deux heures d'embouteillage avant d'arriver à Londres
- se taper les marches en troupeaux
- gérer les bêtises,
- encaisser, surtout, sans moufter, le pire qui puisse arriver lors d'un voyage scolaire, gérer ...
- oublier le machisme et la connerie  du chauffeur 
- oublier les vomis de M. à grand renfort de beurks 
- ne pas faire cas (pas du tout) quand les élèves ne remercient que le chauffeur, prendre cette violence en pleine poire et en rire! Raisonner, se dire, que, non non, ce n'est pas volontaire et qu'après tout on est un peu dans leur vie comme sont leurs parents, empêcheurs de tourner en rond. 
Cinquante nuances de gris

Ne retenir que:
- l'accent anglais 
- les pintes, 
- Anna et les récits de sa vie quand elle en avait plusieurs et qu'elle était si belle, adorer ses  " I love you, I love you, you are sooo...." qui font chaud au coeur. 
- le dépaysement des paysages, du haut du car, contempler les alignements blancs des bow-windows
- suivre les cyclistes plus rapides, qui slaloment 
- s'épater de tant de grues, de travaux, de constructions, de réhabilitations, de projets
- goûter à l'ambiance des pubs où tout le monde braille en bras de chemises et talons aiguilles à tout heure du jour avec musique inaudible pour renforcer le niveau sonore 
- marcher et se croire dans une série britannique bien glauque sur un chemin coupe-gorge à peine tracé, être bien là sous le pont qui ne doit pas être le bon, rire
- les quelques conversations avec des jeunes filles en devenir, débrouillardes, volontaires mais déjà tellement marquées par les stéréotypes de genre
- apprécier la serviabilité des Anglais, leur gentillesse, leur amabilité
- déambuler 
- être toujours aussi émue devant les tournesols de Van Gogh à la luminosité si violente!
- assister au départ du premier cosmonaute britannique au musée des sciences dans l'ambiance déchaînée des groupes scolaires venus le soutenir
- venir saluer le squelette du dinosaure car les Anglais sont comme ça, tu entres où tu veux, c'est gratuit et facile. 
- musarder avec le groupe dans Belgravia, réaliser que la richesse ne se partage pas et que pour pique-niquer dans les parcs c'est juste impossible car fermés à clés... 
- prendre un thé chez Harrods et mater la blonde Priscilla, jupe en cuir, pull cachemire et cuissardes à talons aiguilles,   assise au milieu des sacs téléphonant à Robert "ma chérie, fais ce qu'il te plait, mais je t'aime aussi toute nue" ... 
- rigoler avec les copines, droites dans leurs bottes, si professionnelles, en apprécier la compagnie
- s'émerveiller devant les décors de Noël d'Anna, harmonieux (si si ) malgré l'abondance ...
- apprécier les soutiens et la bienveillance des uns et des autres. 
Et se demander pourquoi les profs sacrifient-ils toujours au voyage scolaire alors qu'il est tellement plus facile de s'en passer? 

National gallery

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